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Articles scientifiques

Additifs alimentaires et transformation des aliments

Nos régimes alimentaires contiennent des dizaines d’additifs (~350 autorisés en Europe) dont les teneurs maximales autorisées, établies principalement à partir d’études toxicologiques in-vitro/in-vivo, protègent en théorie les consommateurs des effets de chaque substance isolée. Toutefois, leur impact sur la santé à long terme chez l’homme et les potentiels effets ‘cocktails’ (interactions entre les additifs) sont très mal connus à ce jour.

Ce nouveau programme de recherche se situe dans la continuité des travaux menés grâce à la cohorte NutriNet-Santé qui ont suggéré un impact négatif de la consommation d’aliments ultra-transformés sur la santé (Fiolet BMJ 2018, Schnabel Am J Gastroenterol 2018, Schnabel JAMA Int Med 2019, Adjibade BMC Medicine 2019, Srour BMJ 2019).
 
Si la plupart des additifs n’ont vraisemblablement pas d’effet sur la santé (voire pourraient avoir des effets bénéfiques pour certains), des effets délétères ont été suggérés par plusieurs études expérimentales in-vitro et in-vivo. Chez l’homme, aucune étude n’a encore évalué l’exposition individuelle à un large spectre d’additifs et leur association avec la santé à long terme, notamment du fait d’un manque d’outils adaptés pour saisir la forte variabilité de contenu en additifs entre les marques.

Une avancée majeure pourrait donc venir des outils novateurs que nous avons développés dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé : collecte de données précises et répétées sur les aliments et boissons consommés, y compris les noms et marques des produits industriels. En se basant sur cette ressource unique, ce projet précurseur au niveau international propose de combiner des études épidémiologiques et expérimentales in-vitro/in-vivo pour étudier l’exposition individuelle à des cocktails d’additifs, son lien avec le risque de différentes pathologies et les potentiels mécanismes sous-jacents.  

Sa finalité est de fournir des éléments scientifiques sur la sécurité et les risques potentiels liés aux additifs, dans l’optique de guider les décisions de santé publique et de contribuer à la prévention des maladies chroniques telles que les cancers et les maladies cardiovasculaires. 

Pour continuer de faire progresser les connaissances scientifiques sur les risques des additifs sur la santé, NutriNet-Santé a besoin de vous ! Vous aussi, devenez Nutrinaute ! 
 

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Consommation de boissons sucrées et risque de cancer

Retrouvez le communiqué de presse de l'article publié ce jour dans le British Medical Journal (BMJ).

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5 résumés en français

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L’attirance sensorielle, quand le goût impacte notre santé

L’attirance sensorielle, un axe de recherche important ! 

De nombreuses études, dont NutriNet-Santé ont démontré qu’une alimentation trop riche en gras, sel et sucre pouvait favoriser le développement de certaines maladies, comme les maladies cardiométaboliques ou l’obésité.
Face à ces observations, il est apparu essentiel de comprendre ce qui favorisait la consommation de produits gras, salés et sucrés, afin à terme, d’élaborer des actions de prévention plus efficaces.  

Forte de son expertise et de sa cohorte de plus de 160 000 personnes, l’équipe de NutriNet-Santé a déployé un axe de recherche dédié à l’attirance sensorielle. Son objectif : identifier différents déterminants (sexe, caractéristiques sociodémographiques, psychologiques, du mode de vie…) associés à l’attrait pour ces goûts. 



Que disent les études menées au sein de NutriNet-Santé ?
  Dans cette étude, globalement, les scores d’attirance sensorielle pour le salé et le gras sont positivement associés de manière linéaire à l’IMC à la fois chez les hommes et les femmes (P ≤ 0,001) et sont plus élevés chez les personnes obèses comparés aux individus normo-pondéraux. La différence de moyennes de scores entre les catégories d’IMC est plus élevée chez les femmes pour l’attirance pour le gras uniquement.

Concernant l’attirance pour le sucré, les résultats diffèrent entre les hommes et les femmes et les sous facteurs composant l’attirance pour le sucré : l’attirance pour l’ajout de sucre et celle pour les aliments sucrés est positivement associée à l’IMC chez les femmes mais pas chez les hommes ; l’attirance pour les sucres naturels sont inversement associée à l’IMC pour les deux sexes.

Cette étude démontre que les relations entre l’attirance sensorielle et l’IMC diffèrent en fonction du sexe, dans son intensité pour le gras et dans sa nature pour le sucré, contrairement au salé.

A noter : l’attirance pour le sucré et le gras pourrait être associée à une surconsommation pour ce type d’aliments, en particulier chez les femmes.
  Les participants appartenant à des catégories socio-professionnelles défavorisées, ceux ayant une forte désinhibition alimentaire et les individus obèses sont plus susceptibles d’être fortement attirés par les sensations de gras-sucré et de gras-salé comparés aux individus appartenant à des catégories socioprofessionnelles favorisées, ceux n’étant pas désinhibés d’un point de vue alimentaire et les sujets normo-pondéraux, respectivement.

En revanche, les sujets âgés et les individus fortement restreints sont moins enclins à être fortement attirés par le gras-sucré et le gras-salé. Par ailleurs, les femmes qui suivent un régime sont plus susceptibles d’être fortement attirées par les sensations de gras-salé et de gras-sucré, alors que celles qui ont suivi un régime dans le passé sont moins enclines à être attirées par le gras-salé. D’autres associations plus spécifiques ont été trouvées selon la sensation considérée. En effet, les fumeurs et les forts consommateurs d’alcool sont plus susceptibles d’être fortement attirés par la sensation de gras-salé que les non-fumeurs et les non-consommateurs d’alcool. Concernant le gras-sucré, les sujets ayant une forte émotionalité alimentaire sont plus susceptibles d’être fortement attirés.

Ces nouvelles données permettent de mettre en évidence des « profils à risque » et d’identifier des potentiels facteurs de confusion dans la relation entre attirance pour le gras et consommation, car il a déjà été mis en évidence que ces caractéristiques sont également associées à la consommation.



Limiter la consommation de gras, sucre et sel par la prévention

Ces résultats de recherche participent à l’élaboration d’une base de données solide, sur laquelle l’agence Santé Publique France s’appuie pour développer des campagnes de prévention adaptées aux problématiques de santé publique actuelles. 

Pour continuer d’améliorer les connaissances scientifiques sur les conséquences d’une alimentation trop grasse, sucrée ou salée sur notre santé et continuer d’identifier ce qui nous pousse à aller vers ce type d’alimentation, les chercheurs ont besoin de vous. 

Faites avancer la recherche, rejoignez l’étude NutriNet-Santé

 

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Alimentation et dépression


Qu’est-ce que la dépression

La dépression se caractérise par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, un sentiment de culpabilité ou une faible estime de soi, des troubles du sommeil ou un appétit perturbé, une sensation de fatigue et un manque de concentration (définition de l’OMS – 2012). Elle est engendrée par une perturbation des neurotransmetteurs.
Maladie multifactorielle, elle semble être liée à deux formes de facteurs : 
•    des facteurs la favorisant : génétiques et traumatismes affectifs
•    des facteurs environnementaux psychosociaux, démographiques, physiques, cliniques, génétiques et liés au mode de vie (comme la nutrition)
De plus en plus courante, la dépression touche actuellement plus de 300 millions de personnes dans le monde et près de 7% des français sont concernés par des troubles dépressifs, des troubles qui peuvent entacher leur quotidien et celui de leurs proches. 


La dépression, dans NutriNet, on s’y intéresse ! 

Réelle problématique de santé publique, la sphère scientifique s’est intéressée ces dernières années aux liens entre l’alimentation et les symptômes dépressifs, mais de nombreuses questions restent en suspens. C’est pourquoi, forte de sa cohorte de 160 000 participants, les chercheurs de l’étude NutriNet-Santé ont investi ce champ de recherche. 
Son objectif : identifier les facteurs de risque et protecteurs liés à la nutrition pour améliorer la prévention de la dépression par le biais de l’alimentation ! 

Déjà un résultat : Une récente étude menée sur la e-cohorte NutriNet-Sante a permis d’observer une association inverse entre l’adéquation à une alimentation méditerranéenne ou aux recommandations nutritionnelles officielles et le risque de symptômes dépressifs incidents ; soit, que la promotion des modes de vie « sains » et en particulier une alimentation saine, serait importante dans une stratégie de prévention des symptômes dépressifs. 
Retrouvez le résumé de l’étude sur : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/article/view/217 

Pour continuer leurs recherches sur les liens entre la nutrition et la santé mentale, les chercheurs ont besoin de chacun d’entre nous. Vous aussi, faites avancer la recherche, devenez Nutrinautes sur : https://etude-nutrinet-sante.fr/
 
*Une grande partie de ces travaux ont été réalisés dans le cadre de la thèse de Moufidath Adjibade

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