Publications
Biodiversité alimentaire et dimensions autour de la durabilité des régimes alimentaires
Justine Berlivet, Bernard Srour, Benjamin Allès, Philippe Pointereau, Brigitte Langevin, Cédric Agaësse, Denis Lairon, Mathilde Touvier, Jeroen Berden, Bernadette Chimera, Giles Hanley-Cook, Carl Lachat, Inge Huybrechts, Julia Baudry, Emmanuelle Kesse-Guyot
Berlivet J, Srour B, Allès B, Pointereau P, Langevin B, Agaësse C, Lairon D, Touvier M, Berden J, Chimera B, Hanley-Cook G, Lachat C, Huybrechts I, Baudry J, Kesse-Guyot E. Sustainability dimensions of diets with varying levels of food biodiversity in the NutriNet-Santé study. Public Health Nutr. 2026 May 28:1-27. doi: 10.1017/S1368980026102791. Epub ahead of print. PMID: 42206388.
La diversité alimentaire a été associée à des bénéfices pour la santé dans de nombreuses études. Cependant, les liens entre la santé et la diversité des espèces consommées, reflet de la biodiversité alimentaire, ont été peu étudiés. L’objectif de ce travail est d’évaluer les associations entre le nombre d’espèces consommées au niveau individuel et différentes dimensions de la durabilité alimentaire.
Cette étude a été conduite dans un échantillon de 29 173 participants de la cohorte NutriNet-Santé ayant complété un questionnaire de fréquence alimentaire détaillé. Les espèces ont été identifiées d’après une classification européenne standardisée et leurs proportions dans les groupes alimentaires ont été estimées. Des modèles ajustés sur l’âge, le sexe et l’apport énergétique ont été appliqués pour évaluer les associations entre la biodiversité alimentaire et certains indicateurs de pressions environnementales, de qualité nutritionnelle, et de coût monétaire.
Au global, une biodiversité alimentaire élevée était associée à de moindres pressions environnementales, évaluées séparément puis par un indicateur composite (basé sur les émissions de gaz à effet de serre, l’occupation des terres, la demande en énergie) : pRecipe, Q5 vs Q1: 0.65 (0.66; 0.64) vs 0.71 (0.70; 0.72), ainsi qu’à une meilleure qualité nutritionnelle (adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises) (sPNNS-GS2, Q5 vs Q1: 3.49 (3.41; 3.56) vs 2.41 (2.33; 2.48)). Le coût monétaire était indépendant de la biodiversité alimentaire.
Après ajustement sur la biodiversité alimentaire animale, une plus grande biodiversité alimentaire végétale était associée à de moindres pressions environnementales, une meilleure qualité nutritionnelle, et un coût plus élevé. La biodiversité alimentaire animale, quant à elle, était associée à de plus fortes pressions environnementales, une moindre qualité nutritionnelle, et un coût monétaire plus faible. La part des aliments issue de l’agriculture biologique était positivement associée à la biodiversité alimentaire végétale, et négativement associée à la biodiversité alimentaire animale. Encourager l’augmentation de la biodiversité alimentaire végétale serait une piste d’amélioration de la santé humaine et planétaire.
Etude des relations entre les consommations alimentaires et la température extérieure dans une étude longitudinale : une perspective de santé publique dans le contexte du réchauffement climatique
Emmanuelle Kesse-Guyot, Justine Berlivet, Emma Meyer, Chantal Julia, Léopold K. Fezeu, Mathilde Touvier, Serge Hercberg, Aline Meirhaeghe, Julia Baudry
Kesse-Guyot E, Berlivet J, Meyer E, Julia C, Fezeu LK, Touvier M, Hercberg S, Meirhaeghe A, Baudry J. The relationship between food intake and outdoor temperature in a longitudinal study: a public health perspective in the context of global warming. Am J Clin Nutr. 2026 Jul 10:101430. doi: 10.1016/j.ajcnut.2026.101430. Epub ahead of print. PMID: 42431597.
Contexte
Le réchauffement climatique ne modifie pas seulement les paysages ou les récoltes : Il affecte également la santé humaine et la nutrition. En particulier, il pourrait aussi influencer ce que nous mettons dans notre assiette. Pourtant, les études sur ce lien entre température et comportements alimentaires restent rares à grande échelle
Objectifs
Nous avons étudié le lien entre la température extérieure et la consommation alimentaire ajustée sur l’apport calorique journalier, selon différents profils (sexe et socioéconomique), dans une étude longitudinale.
Méthodes
Cette étude a inclus 100 851 participants issus de l’étude NutriNet-Santé (2009-2023) et leurs 1 716 046 enregistrements alimentaires sur 24 heures, jumelés aux données de température maximale extérieure quotidienne à leur domicile, provenant de la station Météo-France la plus proche. Les associations ont été analysées à l’aide de modèles linéaires mixtes, avec des interactions testées selon le sexe et six profils socio-économiques (salariés, privilégiés, intermédiaires, jeunes, défavorisés et retraités), issus d’un clustering.
Résultats
Dans tous les sous-groupes, une température extérieure plus élevée était associée à une consommation accrue de fruits, de légumes, de charcuterie, de produits sucrés, d’eau, de boissons alcoolisées et de boissons sucrées, tandis que la consommation de viande rouge, de légumineuses et de produits laitiers diminuait.
De 25°C à 35°C, l’augmentation de la consommation d’alcool avec la température était plus marquée chez les hommes (150 g/j (IC 95 % 147, 153) à 166 g/j (IC 95 % 162, 171), +11 %) que chez les femmes (101 g/j (IC 95 % 98, 103) à 107 g/j (IC 95 % 104, 109), +6 %).
Selon les profils socio-économiques, les changements suivaient des tendances similaires, mais certaines étaient plus marquées, notamment pour les boissons alcoolisées chez les salariés (114 g/j à 130 g/j, +14 %) et les boissons sucrées chez les jeunes (56 g/j à 72 g/j, +29 %). La consommation de fruits augmentait plus modestement chez les jeunes (227 g/j à 248 g/j, +9 %) que chez les salariés (194 g/j à 227 g/j, +17 %).
Ces variations, bien que variables en magnitude, n’étaient pas accompagnées de modifications substantielles de l’apport énergétique ou des scores de qualité globale du régime alimentaire.
Conclusions
Le message central de l'étude est celui d'un paradoxe nutritionnel de l'adaptation à la chaleur : les fortes chaleurs déclenchent à la fois des ajustements bénéfiques (moins de viande rouge, plus de fruits et légumes) et des ajustements délétères (plus d'alcool, plus de boissons sucrées), et ce second groupe de changements touche de façon disproportionnée les catégories déjà les plus vulnérables : jeunes, employés et défavorisés.
Ces résultats soulignent l’importance de messages de prévention ciblés lorsque la température dépasse 25°C, notamment concernant les boissons alcoolisées et sucrées, et offrent un aperçu des tendances potentielles de consommation alimentaire à long terme (au-delà des variations saisonnières) dans le contexte du réchauffement climatique.
Horaire des repas et risque de syndrome métabolique dans la biobanque prospective française NutriNet-Santé
Elena Obeid, Xuân Le Folcalvez, Anna Palomar-Cros, Sandrine Péneau, Alice Bellicha, Mélanie Deschasaux-Tanguy, Benjamin Allès, Chantal Julia, Emmanuelle Kesse-Guyot, Paola Yvroud-Hoyos, Serge Hercberg, Jean-Michel Oppert, Alexandra Montagner, Hervé Guillou, Mathilde Touvier, Valentina A. Andreeva, Khaled Ezzedine, Bernard Srour
Obeid E, Folcalvez XL, Palomar-Cros A, Péneau S, Bellicha A, Deschasaux-Tanguy M, Allès B, Julia C, Kesse-Guyot E, Yvroud-Hoyos P, Hercberg S, Oppert JM, Montagner A, Guillou H, Touvier M, Andreeva VA, Ezzedine K, Srour B. Timing of food intake, chrononutritional behavior patterns, and risk of metabolic syndrome in the French NutriNet-Santé cohort. Sci Rep. 2026 May 11. doi: 10.1038/s41598-026-51459-1. Epub ahead of print. PMID: 42115288.
CONTEXTE
De plus en plus de preuves issues d'études précliniques suggèrent que l’heure des repas influence la santé métabolique. Cependant, les données chez l'humain restent peu concluantes. Cette étude vise à évaluer, au sein d'une large cohorte, les associations entre l’heure et la fréquence des prises alimentaires, la répartition énergétique et les habitudes chrononutritionnelles d’une part, et le risque de syndrome métabolique, d’autre part.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Nous avons utilisé des données alimentaires, biologiques, cliniques et de mode de vie, provenant de 16 436 adultes (72 % de femmes, 51 ans ± 13,7) issus de la cohorte NutriNet-Santé, qui ont participé à une consultation clinique (2011-2014). Les associations entre l’heure de la première et de la dernière prise alimentaire, le nombre de prises alimentaires, la durée du jeûne nocturne, le jetlag alimentaire et le pourcentage de l’apport énergétique après 17 h (à partir d’enregistrements répétés sur 24 h) et le risque de syndrome métabolique ont été évaluées à l’aide de modèles de régression de Poisson, ajustés pour tenir compte des principaux facteurs de confusion. Les profils chrononutritionnels ont été identifiés par ACP. Toutes les analyses ont été stratifiées selon le sexe.
RÉSULTATS
Lors de la consultation clinique (après 2,1 ans), 1 936 cas (11,8 %) de syndrome métabolique ont été identifiés. Dans les modèles multi-ajustés, chez les femmes, une première prise alimentaire plus tardive était associée à un risque plus élevé de syndrome métabolique (RR = 1,09 (1,02-1,16), P = 0,007). Un jeûne nocturne prolongé était associé à un risque accru de syndrome métabolique, uniquement lorsque la première prise alimentaire avait lieu après 8 h (RR = 1,11 (1,04 – 1,20), P = 0,002). Chez les hommes, un apport énergétique plus important après 17 h (RR = 1,12 (1,04 – 1,20), P = 0,004) et une plus forte adhésion à un profil chrononutritionnel caractérisé par des premières prises alimentaires riches en énergie (RR = 0,89 (0,84–0,95), P < 0,001) ont été associés au risque de syndrome métabolique. Aucune association n’a été observée entre le nombre de prises alimentaires ou le jetlag alimentaire et le risque de syndrome métabolique.
CONCLUSION
Cette étude met en évidence des associations spécifiques au sexe entre l’horaire et la répartition des prises alimentaires et le risque de syndrome métabolique. Ces résultats suggèrent que, au-delà de la qualité de l'alimentation, l’horaire des prises alimentaires pourrait constituer une stratégie complémentaire pour améliorer la santé métabolique et prévenir le syndrome métabolique. D'autres études longitudinales sont nécessaires.
Additifs Conservateurs et Incidence d’hypertension et maladies cardiovasculaires dans la cohorte prospective NutriNet-Santé
Anaïs Hasenböhler, Guillaume Javaux, Marie Payen de la Garanderie, Fabien Szabo de Edelenyi, Paola Yvroud-Hoyos, Cédric Agaësse, Alexandre De Sa, Inge Huybrechts, Fabrice Pierre, Xavier Coumoul, Léopold K. Fezeu, Pilar Galan, Jacques Blacher, Chantal Julia, Benjamin Allès, Serge Hercberg, Benoît Chassaing, Mélanie Deschasaux-Tanguy, Bernard Srour, Mathilde Touvier
Hasenböhler A, Javaux G, Payen de la Garanderie M, Szabo de Edelenyi F, Yvroud-Hoyos P, Agaësse C, De Sa A, Huybrechts I, Pierre F, Coumoul X, Fezeu LK, Galan P, Blacher J, Julia C, Allès B, Hercberg S, Chassaing B, Deschasaux-Tanguy M, Srour B, Touvier M. Preservative food additives, hypertension, and cardiovascular diseases: the NutriNet-Santé study. Eur Heart J. 2026 May 20:ehag308. doi: 10.1093/eurheartj/ehag308. Epub ahead of print. PMID: 42161430.
CONTEXTE ET OBJECTIFS
Des études expérimentales suggèrent que certains additifs alimentaires conservateurs pourraient impacter la santé cardiovasculaire, mais les données chez l'humain sont insuffisantes. Les associations entre l'exposition à ces composés et l'incidence d'hypertension et de maladies cardiovasculaires (MCV) ont été étudiées dans la cohorte NutriNet-Santé (n = 112 395 ; 78,7 % de femmes, âge moyen = 42,8 ans [écart-type = 14,7] ; France, 2009-2024, durée médiane du suivi = 7,9 ans).
MÉTHODES
Les apports alimentaires ont été évalués à l'aide d’enregistrements alimentaires de 24 heures répétés, incluant le recueil des marques des produits industriels consommés. L'exposition aux additifs alimentaires a été évaluée grâce à de multiples bases de données de composition et à des analyses de laboratoire ad hoc dans les matrices alimentaires. Les associations entre l'exposition aux conservateurs alimentaires cumulée au cours du suivi et la survenue des pathologies étudiées ont été caractérisées à l'aide de modèles de Cox ajustés sur les facteurs de risque connus ou suspectés.
RÉSULTATS
La somme des conservateurs comprenait 58 substances consommées par au moins un participant. La consommation totale de conservateurs non antioxydants était positivement associée à une incidence plus élevée d'hypertension (HRplus grands vs plus faibles consommateurs : 1,29 [1,20-1,39], 5 544 cas incidents) et de maladies cardiovasculaires (HR : 1,16 [1,04-1,29], 2 450 cas incidents). La consommation totale de conservateurs antioxydants était associée à une incidence plus élevée d'hypertension (HR : 1,22 [1,13-1,31]). Parmi les 17 conservateurs alimentaires individuels consommés par au moins 10 % de la population étudiée, huit étaient associés à une incidence plus élevée d'hypertension et un à une incidence plus élevée de maladies cardiovasculaires, après correction pour les tests multiples.
CONCLUSIONS
Dans cette vaste cohorte prospective, de multiples associations ont été observées entre l'exposition aux conservateurs alimentaires, largement utilisés par l'industrie agroalimentaire, et une incidence accrue d'hypertension ou de maladies cardiovasculaires. Des études expérimentales sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents. Si ces nouvelles données sont confirmées, elles appellent à une réévaluation de la réglementation encadrant l'utilisation de ces additifs afin d'améliorer la protection des consommateurs.
Additifs alimentaires colorants et incidence de diabète de type 2 dans la cohorte NutriNet-Santé
Sanam Shah, Anaïs Hasenböhler, Guillaume Javaux, Marie Payen de la Garanderie, Fabien Szabo de Edelenyi, Paola Yvroud, Cédric Agaësse, Alexandre De Sa, Inge Huybrechts, Fabrice Pierre, Marc Audebert, Xavier Coumoul, Chantal Julia, Emmanuelle Kesse-Guyot, Benjamin Allès, Valérie Deschamps, Serge Hercberg, Benoit Chassaing, Emmanuel Cosson, Sopio Tatulashvili, Mélanie Deschasaux-Tanguy, Bernard Srour*, and Mathilde Touvier*
*co-derniers auteurs
Shah S, Hasenböhler A, Javaux G, Payen de la Garanderie M, Szabo de Edelenyi F, Yvroud P, Agaësse C, De Sa A, Huybrechts I, Pierre F, Audebert M, Coumoul X, Julia C, Kesse-Guyot E, Allès B, Deschamps V, Hercberg S, Chassaing B, Cosson E, Tatulashvili S, Deschasaux-Tanguy M, Srour B, Touvier M. Food Coloring Additives and Incidence of Type 2 Diabetes in the NutriNet-Santé Prospective Cohort. Diabetes Care. 2026 Jun 1;49(6):1067-1077. doi: 10.2337/dc25-2727. PMID: 42157365; PMCID: PMC13191426.
OBJECTIF
Étudier les associations entre l'exposition aux additifs colorants alimentaires et l'incidence de diabète de type 2.
CONCEPTION DE LA RECHERCHE ET MÉTHODES
L'étude a porté sur 108 723 participants (79,2 % de femmes, âge moyen 42,5 ans [écart-type 14,6]) de la cohorte française NutriNet-Santé (2009–2023). Les apports alimentaires ont été évalués à l'aide d'enregistrements alimentaires de 24 heures répétés, incluant les marques de produits industriels. L'exposition cumulée et dépendante du temps aux additifs alimentaires a été évaluée grâce à de multiples bases de données de composition et à des analyses de laboratoire ad hoc sur des matrices alimentaires. Les associations entre les expositions aux additifs colorants alimentaires (tertiles sexe-spécifiques lorsque la proportion de participants exposés était supérieure aux deux tiers, ou catégories non-exposés/modérément exposés/plus fortement exposés selon la médiane sexe-spécifique dans le cas contraire) et l'incidence de diabète de type 2 ont été évaluées à l'aide de modèles de Cox à risques proportionnels ajustés sur les facteurs de risque connus ou potentiels.
RÉSULTATS
Au total, 1 131 cas incidents de diabète de type 2 ont été diagnostiqués (durée médiane de suivi : 8,05 ans). Après correction pour les tests multiples (FDR), les apports en colorants suivants étaient associés à une incidence plus élevée de diabète de type 2 : colorants alimentaires totaux (rapport de risque [HR]plus forts consommateurs vs non/faibles consommateurs : 1,38 [IC 95 % 1,17–1,63], p = 0,0002), caramels totaux (1,43 [1,21–1,67], p = 0,0002), caramel ordinaire (1,46 [1,26–1,70], p = 0,0002), caramel au sulfite d'ammonium (1,30 [1,07–1,59], p = 0,007), colorants carotènes totaux (1,27 [1,08–1,48], p = 0,007), colorants caroténoïdes (1,39 [1,19–1,62], p = 0,0002), colorant bêta-carotène (1,44 [1,23–1,68], p = 0,0002), paprika-capsanthine-capsorubine (1,26 [1,08–1,46], p = 0,004), lutéine (1,20 [1,02–1,40], p = 0,0002), curcumine (1,49 [1,29–1,73], p = 0,0002), cochenille-acide carminique-carmins (1,27 [1,10–1,48], p = 0,003), et anthocyanes (1,40 [1,17–1,68], p = 0,0002).
CONCLUSIONS
Plusieurs associations positives ont été observées entre l'exposition à des colorants alimentaires naturels ou synthétiques et l'incidence de diabète de type 2. Des études complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et, si ces résultats sont confirmés, ils appellent à une réévaluation des additifs colorants alimentaires afin de mieux protéger la santé des consommateurs.
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