Connexion

Associations entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de diabète de type 2 dans la cohorte NutriNet-Santé

Publié le 26/03/2020
JAMA Intern Med. 2019

Srour B, Fezeu LK, Kesse-Guyot E, Allès B, Debras C, Druesne-Pecollo N, Chazelas E, Deschasaux M, Hercberg S, Galan P, Monteiro CA, Julia C, Touvier M.

Les aliments ultra-transformés (UPF) sont répandus dans les régimes alimentaires occidentaux. Leur consommation a été associée dans des études prospectives récentes à des risques accrus de mortalité toutes causes et maladies chroniques comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension et les dyslipidémies ; cependant, aucune étude sur le risque de diabète n’existe.
Objectif : Évaluer les associations entre la consommation de UPF et le risque de diabète de type 2.

Méthodes : 104 707 participants de 18 ans et plus de la cohorte française NutriNet-Santé (2009-2019) ont été inclus. Les données sur les apports alimentaires ont été recueillies à l'aide d’enregistrements alimentaires de 24 h répétés (5,7 par participant en moyenne), conçus pour enregistrer les habitudes des participants. La classification NOVA a été appliquée. Les associations entre la consommation UPF et le risque de T2D ont été évaluées à l'aide de modèles de Cox multivariable (ajustés sur des facteurs de confusion sociodémographiques, anthropométriques, mode de vie, antécédents médicaux et facteurs nutritionnels).

Résultats : 104 707 participants (21 800 [20,8 %] hommes et 82 907 [79,2 %] femmes) ont été inclus. Les risques absolus de diabète chez les consommateurs d’UPF les plus bas et les plus élevés étaient de 113 et 166 pour 100 000 années-personnes, respectivement. La consommation de UPF était associée à un risque plus élevé de diabète (rapport de risque instantané [HR] pour un incrément absolu de 10 dans le pourcentage d'UPF dans l'alimentation=1,15 ; IC à 95 %, 1,06-1,25 ; suivi médian, 6,0 ans ; 582 252 années-personnes ; 821 incidents). Ces résultats sont restés statistiquement significatifs après ajustement sur plusieurs marqueurs de la qualité nutritionnelle du régime alimentaire, pour d'autres comorbidités métaboliques et pour le changement de poids.

Conclusions et pertinence : Dans cette grande étude prospective observationnelle, la consommation d’UPF était associée à une augmentation du risque de diabète. Même si ces résultats doivent être confirmés dans d'autres populations, ils soutiennent les efforts des autorités de santé publique pour recommander de limiter la consommation des UPF.

Pour en savoir plus : AUT & cancer ; & troubles fonctionnels digestifs ; & mortalité ; & symptômes dépressifs

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31841598
 

Copier le lien de l'article :

copié



Publications