Connexion

Biodiversité alimentaire et dimensions autour de la durabilité des régimes alimentaires

Publié le 09/09/2026

Justine Berlivet, Bernard Srour, Benjamin Allès, Philippe Pointereau, Brigitte Langevin, Cédric Agaësse, Denis Lairon, Mathilde Touvier, Jeroen Berden, Bernadette Chimera, Giles Hanley-Cook, Carl Lachat, Inge Huybrechts, Julia Baudry, Emmanuelle Kesse-Guyot

Berlivet J, Srour B, Allès B, Pointereau P, Langevin B, Agaësse C, Lairon D, Touvier M, Berden J, Chimera B, Hanley-Cook G, Lachat C, Huybrechts I, Baudry J, Kesse-Guyot E. Sustainability dimensions of diets with varying levels of food biodiversity in the NutriNet-Santé study. Public Health Nutr. 2026 May 28:1-27. doi: 10.1017/S1368980026102791. Epub ahead of print. PMID: 42206388.

La diversité alimentaire a été associée à des bénéfices pour la santé dans de nombreuses études. Cependant, les liens entre la santé et la diversité des espèces consommées, reflet de la biodiversité alimentaire, ont été peu étudiés. L’objectif de ce travail est d’évaluer les associations entre le nombre d’espèces consommées au niveau individuel et différentes dimensions de la durabilité alimentaire.

Cette étude a été conduite dans un échantillon de 29 173 participants de la cohorte NutriNet-Santé ayant complété un questionnaire de fréquence alimentaire détaillé. Les espèces ont été identifiées d’après une classification européenne standardisée et leurs proportions dans les groupes alimentaires ont été estimées. Des modèles ajustés sur l’âge, le sexe et l’apport énergétique ont été appliqués pour évaluer les associations entre la biodiversité alimentaire et certains indicateurs de pressions environnementales, de qualité nutritionnelle, et de coût monétaire.

Au global, une biodiversité alimentaire élevée était associée à de moindres pressions environnementales, évaluées séparément puis par un indicateur composite (basé sur les émissions de gaz à effet de serre, l’occupation des terres, la demande en énergie) :  pRecipe, Q5 vs Q1: 0.65 (0.66; 0.64) vs 0.71 (0.70; 0.72), ainsi qu’à une meilleure qualité nutritionnelle (adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises) (sPNNS-GS2, Q5 vs Q1: 3.49 (3.41; 3.56) vs 2.41 (2.33; 2.48)). Le coût monétaire était indépendant de la biodiversité alimentaire.

Après ajustement sur la biodiversité alimentaire animale, une plus grande biodiversité alimentaire végétale était associée à de moindres pressions environnementales, une meilleure qualité nutritionnelle, et un coût plus élevé. La biodiversité alimentaire animale, quant à elle, était associée à de plus fortes pressions environnementales, une moindre qualité nutritionnelle, et un coût monétaire plus faible. La part des aliments issue de l’agriculture biologique était positivement associée à la biodiversité alimentaire végétale, et négativement associée à la biodiversité alimentaire animale. Encourager l’augmentation de la biodiversité alimentaire végétale serait une piste d’amélioration de la santé humaine et planétaire.


Copier le lien de l'article :

copié


Publications