Etude NutriNet-Santé
Cohorte nationale pour étudier les relations entre la nutrition et la santé
10/09/2018 - Nouvelles publications scientifiques NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a récemment publié une dizaine d'articles dans divers journaux scientifiques : BMJ Open, PLoS One, Int J Cancer, Br J Nutr, Eur J Public Health...

Ces articles portent sur différents thèmes de recherche :

  • Perception des différents logos nutritionnels en face avant des emballages en fonction des facteurs sociodémographiques, alimentaires et du mode de vie dans une population française : étude transversale parmi les participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Contribution des aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire des adultes de l’étude française NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Relations entre les caractéristiques individuelles, sociales et environnementales et les profils de transports actifs chez des femmes françaises Lire le résumé en français
  • Association entre consommation d’aliments bio et syndrome métabolique : résultats transversaux de l’étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Effets individuels et combinés des facteurs nutritionnels sur le risque d’hypertension artérielle incidente : analyse prospective de la cohorte NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Exposition aux contaminants et apports nutritionnels dans une population végétarienne française Lire le résumé en français
  • Association entre régime végétarien déclaré et syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Association entre un profil alimentaire de type « occidental » et le syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Consommation de viande rouge et transformée et risque de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Disparités sociales des pratiques culinaires : une étude DEDIPAC Lire le résumé en français
  • Apports en antioxydants issus de l’alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancers digestifs chez les adultes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Comparaison des caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles entre les végétariens, végétaliens ou véganes et les consommateurs de viande auto-déclarés de l’étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Les motivations de choix alimentaires incluant la durabilité lors des achats sont associées à un profil alimentaire bénéfique pour la santé chez des adultes français Lire le résumé en français
  • Les associations sexe-spécifiques de différents indices anthropométriques avec l’insomnie aigüe ou chronique Lire le résumé en français

​​​​L'équipe NutriNet-Santé vous remercie car ces articles ont pu être publiés grâce aux données que vous nous avez permis de collecter.

Bonne lecture !



Les associations sexe-spécifiques de différents indices anthropométriques avec l’insomnie aiguë ou chronique

Eur J Public Health. 2017 27(6):1026-1031

Andreeva VA, Torres MJ, Druesne-Pecollo N, Léger D, Gonzalez R, Bayon V, Hercberg S, Galan P.

Contexte : Les troubles du sommeil, incluant l’insomnie, sont des facteurs de risque de prise de poids. Toutefois, peu d’études épidémiologiques ont investigué l’association entre des marqueurs anthropométriques et l’insomnie.

Méthodes : Dans cette étude transversale observationnelle, nous avons évalué l’association de 3 indices anthropométriques différents avec l’insomnie aigüe ou chronique. Nous avons utilisé les données des 13389 adultes français (âge moyen = 51,9 ± 13,1 ans ; 70,3 % de femmes) ayant participé au volet clinico-biologique de la cohorte NutriNet-Santé. Le poids, la taille, le tour de taille et le tour de hanches ont été mesurés au cours des examens cliniques (2011-2014). L’indice de masse corporelle (IMC), le tour de taille et le rapport taille hanche (RTH) ont été choisis comme variables indépendantes. L’insomnie aigüe (au cours des 8 derniers jours) et l’insomnie chronique (supérieur ou égal à 3 mois) ont été évaluées en 2014 via un questionnaire auto-déclaratif. Des modèles de régression logistique multivariée ont été appliqués pour déterminer les odds ratios (OR) et les intervalles de confiance à 95 % (IC).

Résultats : Une association inverse a été observée entre le surpoids (25,0 ≤ IMC ˂ 30,0 kg/m²) et l’obésité (IMC ≥ 30,0 kg/m²) et le risque d’insomnie aigüe chez les hommes (surpoids : OR = 0,80, IC à 95 % : 0,70, 0,92 ; obésité : OR = 0,78, IC à 95 % : 0,63, 0,98). Une association positive a été observée entre l’obésité, évaluée par l’IMC ou le RTH, et l’insomnie chronique chez les femmes (IMC : OR = 1,23, IC à 95 % : 1,04, 1,45 ; RTH : OR = 2,24, IC à 95 % : 1,07, 4,72). Aucune association n’a été observée avec le tour de taille dans les 2 sexes.

Conclusions : Ces résultats transversaux ont mis en évidence des associations sexe-spécifiques du surpoids/obésité avec différents types d’insomnie, et méritent d’être confirmés par des études longitudinales utilisant des paramètres d’évaluation du sommeil objectifs.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29069319



Les motivations de choix alimentaires incluant la durabilité lors des achats sont associées à un profil alimentaire bénéfique pour la santé chez des adultes français

Nutr J. 2017 16(1):58

Allès B, Péneau S, Kesse-Guyot E, Baudry J, Hercberg S, Méjean C.

Contexte : La durabilité est devenue d’un intérêt grandissant pour les consommateurs et pourrait influencer leurs apports alimentaires. Seules quelques études ont investigué les relations entre les motivations de choix alimentaires liées à la durabilité et l’alimentation et elles portaient sur des groupes spécifiques d’aliments.

Objectif : Cette étude transversale avait pour objectif d’évaluer les associations entre les motivations de choix alimentaires lors des’achats, incluant en particulier la durabilité, et les profils alimentaires dans un échantillon important d’adultes français.

Design : Les motivations de choix alimentaires ont été collectés chez 31842 adultes de l’étude NutriNet-Santé, en utilisant un questionnaire validé constitué de 63 items rassemblés en 9 scores de dimensions : éthique et environnement, production traditionnelle et locale, goût, prix, limitation d’achat liée à l’environnement (ex : ne pas acheter un aliment par préoccupationenvironnementale), santé, commodité, innovation et absence de contaminants. Les apports alimentaires ont été estimés à partir d’un minimum de trois enregistrements alimentaires de 24 h sur internet. Trois profils alimentaires ont été identifiés via une analyse factorielle utilisant l’analyse en composantes principales. Les associations entre les scores de dimension des motivations des choix alimentaires et les profils alimentaires ont été évaluées par des modèles de régression linéaire en stratifiant sur le sexe.

Résultats : Les individus avaient une probabilité plus élevée d’avoir un régime alimentaire bénéfique pour la santé quand ils avaient de plus grandes limites dans leurs achats liées à des préoccupations environnementales (seulement pour le 3ème tertile versus le 1er tertile βfemmes = 0,18, IC 95 % = 0,15-0,20, βhommes = 0,20, IC 95 % = 0,15-0,25), de plus grandes préoccupations pour l’éthique et environnement (chez les femmes seulement, β = 0,05, IC 95 % = 0,02-0,08), l’absence de contaminants (chez les femmes seulement, β = 0,05, IC 95 % = 0,01-0,07), la production locale (chez les femmes seulement, β = 0,08 IC 95 % = 0,04-0,11), la santé (chez les femmes seulement), l’innovation (chez les hommes seulement), et moins de préoccupations pour le prix des aliments. Les individus avaient une probabilité plus faible d’avoir un régime alimentaire de type traditionnel ou « occidental » quand ils avaient de plus grande motivations en relation avec la durabilité.

Les individus, en particulier les femmes, ayant plus de considérations pour les dimensions de durabilité telles que l’éthique et l’environnement et la production locale, semblaient avoir une alimentation plus bénéfique pour la santé. D’autres études longitudinales sont nécessaires pour mieux comprendre comment les considérations pour la durabilité pourraient influencer la qualité du régime alimentaire à long terme.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28923107



Comparaison des caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles entre les végétariens, végétaliens ou véganes et les consommateurs de viande auto-déclarés de l’étude NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(9):e1023

Allès B, Baudry J, Méjean C, Touvier M, Péneau S, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Contexte : Il existe un intérêt grandissant pour les régimes végétarien et végane dans de nombreux pays occidentaux. De plus en plus de données épidémiologiques suggèrent que de tels régimes pourraient aider à rester en bonne santé. Néanmoins, les caractéristiques alimentaires et sociodémographiques des végétariens et des végétaliens ou véganes ne sont pas bien connues. L’objectif de cette étude transversale était de décrire les caractéristiques sociodémographiques et nutritionnelles des adultes végétariens et végétaliens ou véganes auto-déclarés, en comparaison de celles des consommateurs de viande au sein de l’étude française NutriNet-Santé.

Méthodes : Les participants ont été interrogés pour savoir s’ils suivaient un régime alimentaire spécifique. Ils ont ensuite été classés dans trois groupes auto-déclarés : 90664 consommateurs de viande, 2370 végétariens et 789 végétaliens ou véganes. Les données alimentaires ont été collectées via trois enregistrements alimentaires de 24 h. Des modèles de régression logistique polytomique multivariée ont été exécutés pour évaluer l’association entre les caractéristiques sociodémographiques et le type de régime alimentaire. La prévalence de l’inadéquation des apports en nutriments a été estimée par sexe et âge pour les micronutriments ainsi que par type de régime alimentaire auto-déclaré.

Résultats : Comparés aux consommateurs de viande, les végétariens avaient une probabilité plus élevée d’avoir un niveau d’éducation plus élevé, tandis que les végétaliens ou véganes avaient un niveau d’éducation plus faible. Comparés aux consommateurs de viande, les végétariens avaient une probabilité plus élevée d’être une femme, des individus plus jeunes, et travailleur indépendant ou n’ayant jamais eu un emploi plutôt que cadre. Les végétariens et les végétaliens ou véganes avaient substitué les produits riches en protéines animales par une consommation plus élevée de produits riches en protéines végétales (ex : produits à base de soja ou légumes). Les végétariens avaient le régime alimentaire le plus équilibré en termes de macronutriments et aussi une meilleure adhésion aux recommandations nutritionnelles françaises. Les végétariens montraient une prévalence estimée plus faible d’inadéquation pour les micronutriments tels que les vitamines antioxydantes (ex : pour la vitamine E, 28,9 % pour les femmes végétariennes âgées de moins de 55 ans vs. 41,6 % chez les consommateurs de viande) tandis que les végétaliens ou véganes montraient une prévalence estimée plus élevée d’inadéquation pour certains nutriments, en particulier la vitamine B12 (69,9 % chez les hommes et 83,4 % chez les femmes âgées de moins de 55 ans), comparés aux consommateurs de viande.

Notre étude met en lumière que, globalement, les végétariens et les végétaliens ou véganes devraient atteindre les recommandations nutritionnelles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28926931



Apports en antioxydants issus de l’alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancers digestifs chez les adultes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2017 118(7):541-549

Egnell M, Fassier P, Lécuyer L, Gonzalez R, Zelek L, Vasson MP, Hercberg S, Latino-Martel P, Pilar G, Druesne-Pecollo N, Deschasaux M, Touvier M.

Des études expérimentales suggèrent des effets protecteurs des antioxydants dans la prévention des cancers digestifs. Cependant, les résultats issus des études épidémiologiques sont contrastés et peu d’études ont pris en compte une évaluation quantitative de l’apport via les compléments alimentaires.

L’objectif de cette étude était d’examiner les associations entre les apports en antioxydants (alimentaires, compléments alimentaires, totaux) et le risque de cancers digestifs. Cette étude prospective a inclus 38812 sujets âgés de plus de 45 ans de la cohorte NutriNet-Santé (2009-2016). Les données alimentaires ont été collectées via des enregistrements répétés de 24 h. Un questionnaire spécifique a été utilisé pour évaluer la consommation de compléments alimentaires sur une période de 12 mois. Une table de composition incluant près de 8000 compléments alimentaires a été créée. Les associations entre les apports (codés en continu et en quartiles sexe-spécifiques) de vitamines C et E, β-carotène et sélénium et le risque de cancers digestifs ont été analysées par des modèles de Cox multivariés.

Un total de 167 cancers digestifs (120 colorectaux, 26 du pancréas, 9 de l’œsophage, 7 de l’estomac et 5 du foie) ont été diagnostiqués au cours du suivi. Les apports alimentaires (Risque Relatif (RR)Q4 v. Q1 = 0,56 ; IC 95% : 0,34-0,91, P-trend = 0,01) et totaux (RRQ4 v. Q1 = 0,51 ; IC 95% : 0,30-0,84, P-trend = 0,008) en vitamine C, les apports alimentaires (RRQ4 v. Q1 = 0,56 ; IC 95% : 0,34-0,92, P-trend = 0,005) et totaux (RRQ4 v. Q1 = 0,58 ; IC 95% : 0,36-0,94, P-trend = 0,003) en vitamine E, les apports alimentaires (RRpour un incrément de 10 µg/j = 0,92 ; IC 95% : 0,85-1,00, P = 0,04) et totaux (RRpour un incrément de 10 µg/j = 0,92 ; IC 95% : 0,86-0,99, P = 0,03) en sélénium étaient associés à une diminution du risque de cancers digestifs. Des interactions statistiquement significatives ont été observées entre les apports alimentaires et totaux en sélénium et la consommation d’alcool ainsi qu’entre l’apport total en vitamine E et le statut tabagique.

Cette étude prospective incluant une évaluation quantitative de l’apport en antioxydants issu des compléments alimentaires suggère un possible effet protecteur de plusieurs antioxydants (vitamines C et E et sélénium) vis-à-vis du risque de cancers digestifs ainsi qu’une modulation de certaines de ces associations par la consommation d’alcool et le statut tabagique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28927476



Disparités sociales des pratiques culinaires : une étude DEDIPAC

Nutr J. 2017 16(1):62

Méjean C, Si Hassen W, Gojard S, Ducrot P, Lampuré A, Brug H, Lien N, Nicolaou M, Holdsworth M, Terragni L, Hercberg S, Castetbon K.

Le rôle spécifique des indicateurs socio-économiques majeurs sur les pratiques culinaires pourrait mettre en évidence des profils socio-économiques distincts, permettant de comprendre les mécanismes amenant aux inégalités sociales de santé. Cette étude a investigué s’il existait une association indépendante avec les pratiques culinaires pour chacun des indicateurs socio-économiques (éducation, profession, revenus).

Un ensemble de 62373 adultes participant à l'étude de cohorte NutriNet-Santé basée sur internet ont été inclus dans nos analyses transversales. Les compétences en cuisine, l’utilisation d’aliments bruts et l’équipement de cuisine ont été évalués par des scores compris entre 0 et 10 points ; la fréquence de préparation des repas, le plaisir de cuisiner et la volonté à cuisiner mieux ou plus fréquemment sont des variables catégorielles. Les associations indépendantes entre les facteurs socio-économiques (éducation, revenus et profession) et les comportements de préparation des aliments ont été estimées par analyse de covariance et des modèles de régression logistique stratifiés sur le sexe. Les modèles incluaient simultanément les trois indicateurs socio-économiques, et été ajustés sur l’âge et la composition du foyer et sur le fait que le sujet était ou non le principal cuisinier du foyer.

Les participants avec le plus faible niveau d’éducation, ceux ayant les revenus les plus faibles, les ouvrières et les employées consacraient plus de temps par jour à la préparation des repas que ceux ayant le niveau d’éducation le plus élevé, ceux avec les revenus les plus élevés et les cadres (P ˂ 0,0001). Les individus avec le plus faible niveau d’éducation avaient plus de risque de ne pas cuisiner que ceux avec le niveau d’éducation le plus élevé (femmes : OR = 3,36 (1,69-6,69) ; hommes : OR = 1,83 (1,07-3,16)) tandis que les ouvrières et les employées et les personnes n’ayant jamais travaillé avaient moins de risque de ne pas cuisiner (OR = 0,52 (0,28-0,97) ; OR = 0,30 (0,11-0,77)). Les ouvrières et les employées avaient les plus faibles scores d’utilisation d’aliments bruts et avaient moins risque de vouloir cuisiner plus, comparé aux cadres (P ˂ 0,001 et P ˂ 0,001). Les femmes appartenant au groupe des revenus les plus faibles avait un score plus faible pour l’équipement de cuisine (P ˂ 0,0001) et avaient un risque plus faible d’apprécier de cuisiner des plats quotidiennement (OR = 0,68 (0,45-0,86) que celles avec les revenus les plus élevés.

Les groupes socio-économiques les plus défavorisés, en particulier les femmes, consacraient plus de temps à préparer les repas que les groupes socio-économiques les plus favorisés. Néanmoins, les ouvrières et les employées utilisaient moins d’aliments bruts et frais pour préparer les repas que les cadres. Dans un contexte défavorable en France avec une diminution du temps consacré à la préparation des plats au cours de la dernière décennie, nos résultats ont mis en évidence des disparités socio-économiques dans les pratiques culinaires chez les femmes, tandis que peu de différences ont été observées chez les hommes.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28931416



Consommation de viande rouge et transformée et risque de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Int J Cancer. 2018 142(2):230-237

Diallo A, Deschasaux M, Latino-Martel P, Hercberg S, Galan P, Fassier P, Allès B, Guéraud F, Pierre FH, Touvier M.

Le Centre International de Recherche sur le Cancer (OMS-CIRC) a classé la viande rouge et les viandes transformées respectivement comme probablement cancérogène et cancérogène pour l’Homme. Ces conclusions étaient essentiellement basées sur des études sur le cancer colorectal mais les données scientifiques disponibles sont encore limitées pour les autres localisations de cancer.

Dans cette étude, nous avons investigué les associations prospectives entre les apports en viande rouge et en viandes transformées et le risque de cancer tous sites confondus, de cancer du sein et de cancer de la prostate. Cette étude prospective a inclus 61476 hommes et femmes de la cohorte française NutriNet-Santé (2009-2015) âgés de 35 ans ou plus qui avaient complété au minimum trois enregistrements alimentaires de 24 h au cours de la 1ère année de suivi. Le risque de développer un cancer a été comparé selon les quintiles sexe-spécifiques des apports en viande rouge et viandes transformées par modèles de Cox multivariés.

1609 cas de cancers primaires incidents ont été diagnostiqués au cours du suivi dont 544 cancers du sein et 222 cancers de la prostate. L’apport en viande rouge était associé à une augmentation du risque de cancer tous sites confondus [HRQ5vs.Q1 = 1,31 (1,10-1,55), ptendance = 0,01] et de cancer du sein [HRQ5vs.Q1 = 1,83 (1,33-2,51), ptendance = 0,002]. Cette dernière association a été observée chez les femmes non ménopausées [HRQ5vs.Q1 = 2,04 (1,03-4,06)] et ménopausées [HRQ5vs.Q1 = 1,79 (1,26-2,55)]. Aucune association n’a été observée entre l’apport en viande rouge et le risque de cancer de la prostate. L’apport en viandes transformées était relativement faible dans cette étude (seuil pour le 5ème quintile = 46 g/j chez les hommes et 29 g/j chez les femmes) et n’était pas associé au risque de cancer, tous sites confondus, du sein ou de la prostate.

Cette large étude de cohorte suggère que l’implication de la viande rouge dans la cancérogenèse pourrait concerner plusieurs localisations de cancer (autres que côlon-rectum), en particulier le cancer du sein. Ces résultats sont cohérents avec les données mécanistiques issues des études expérimentales.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28913916



Association entre un profil alimentaire de type « occidental » et le syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(9):e986

Buscail C, Sabate JM, Bouchoucha M, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

Contexte : Il a été montré que l’alimentation joue un rôle majeur dans la pathogénèse du syndrome de l’intestin irritable (SII). Certains profils alimentaires seraient susceptibles de déclencher ou d’aggraver les symptômes de SII. La présente étude transversale avait pour objectif d’évaluer l’association entre différents profils alimentaires et le SII au sein d’une large population française, la cohorte NutriNet-Santé basée sur internet.

Méthodes : La population d’étude incluait les participants de l’étude NutriNet-Santé ayant complété un questionnaire basé sur les critères de Rome III pour évaluer le SII. Une analyse en composantes principales (ACP) basée sur la consommation de 29 groupes d’aliments a été réalisée pour identifier les principaux profils alimentaires (PA). Les associations entre les quintiles de profils alimentaires et SII ont été étudiées à l’aide de modèles derégressions logistiques multivariées.

Résultats : Au total, 44.350 participants ont été inclus dont 2.423 (5,5 %) présentaient un SII. Trois principaux profils ont été mis en évidence par l’ACP « sain », « occidental » et « traditionnel ». Après ajustement sur les facteurs de confusion, le profil « occidental » était positivement associé au SII (OR Q5 vs. Q1 = 1,38 IC 95 % 1,19-1,61, p trend ˂ 0,0001) et le profil « traditionnel » était positivement associé au SII chez les femmes (OR Q5 vs. Q1 = 1,29 IC 95 % 1,08-1,54, p trend = 0,001).

Dans cette étude, un profil alimentaire de type occidental - fortement corrélé à la consommation d’acides gras, de produits sucrés et de snacks – était associé à une augmentation modérée du risque de SII.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28880222



Association entre régime végétarien déclaré et syndrome de l’intestin irritable dans la cohorte française NutriNet-Santé

PLoS One. 2017 12(8):e0183039

Buscail C, Sabate JM, Bouchoucha M, Torres MJ, Allès B, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

Contexte : Les patients atteints d’un syndrome de l’intestin irritable (SII) sont constamment en recherche de conseils nutritionnels pour atténuer leurs symptômes. Parmi les nouveaux régimes alimentaires émergents, les régimes végétariens (RV) font l’objet d’une grande popularité, en partie en raison des allégations santé qui y sont associées. Une étude récente, menée au sein d’une population rurale indienne, a montré qu’un régime essentiellement végétarien était associé à un SII.

Objectif : Cette étude transversale avait pour objectif d’évaluer l’association entre RV et SII au sein d’une large cohorte française, l’étude NutriNet-Santé.

Méthodes : Le sujets participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé ont complété un questionnaire basé sur les critères de Rome III (N = 41682). Les données anthropométriques, sociodémographiques et relatives au mode de vie, incluant la déclaration d’un RV, ont été collectées antérieurement au remplissage du questionnaire Rome III via des questionnaires auto-administrés. L’association entre RV et SII et ses sous-types a été investiguée par des modèles de régression logistique multivariée.

Résultats : Les sujets inclus étaient principalement des femmes (78,0 %) et l’âge moyen était 49,8 ± 14,3 ans. Parmi ces individus, 2264 (5,4 %) présentaient un SII et 805 (1,9 %) avaient déclaré un RV. Globalement, un RV n’était pas associé à un SII ou à un de ses sous-types. En revanche, un RV stable (c.à.d. déclaré minimum 3 fois dans Nutrinet) était associé au SII (ORa 2,60 IC 95 % [1,37-4,91]), au SII mixte (ORa 2,97 IC 95 % [1,20-7,36]) et au SII avec diarrhée prédominante (ORa 2,77 IC 95 % [1,01-7,59]).

Cette étude suggère qu’un RV pourrait être associé à long terme au SII. Toutefois, des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et investiguer les multiples aspects du régime végétarien potentiellement en lien avec le SII.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28841661



Exposition aux contaminants et apports nutritionnels dans une population végétarienne française

Food Chem Toxicol. 2017 109(Pt 1):218-229

Fleury S, Rivière G, Allès B, Kesse-Guyot E, Méjean C, Hercberg S, Touvier M, Bemrah N.

L’étude NutriNet-Santé a collecté, sur la base du volontariat, les consommations alimentaires d’une partie de la population de végétariens (N = 1766, incluant 188 individus véganes) de 18 à 81 ans (18-77 ans pour les véganes). En tenant compte de la disponibilité des données sur les contaminants générées dans le contexte de l’étude sur l’alimentation total (EAT), les expositions alimentaires de cette population à plusieurs contaminants ont été estimées. Les résultats montrent que les expositions aux polluants organiques persistants (PCBs, PCDD/Fs par exemple) étaient beaucoup plus faibles chez cette sous-population en raison de la non consommation d’aliments d’origine animale. D’autre part, les expositions aux phytoestrogènes, à certaines mycotoxines (toxines T2 et HT2) et à certains éléments trace (Cd, Al, Sn, Ni) étaient plus élevées chez les végétariens comparées à la population non végétarienne. Malgré certaines limites inhérentes à cette approche (l’enquête alimentaire et l’étude EAT n’avaient pas pour objectif d’estimer l’exposition alimentaire [aux contaminants] des populations végétariennes), cette étude a montré que les habitudes alimentaires peuvent fortement influencer l’exposition à certains contaminants.
N.B : Cependant, cette étude n’a pas pris en compte le fait que certains aliments puissent provenir de l’agriculture biologique et donc contenir moins d’aliments (données non disponibles au moment de l’étude). D’autres travaux viendront compléter de façon plus précise les estimations de l’exposition aux contaminants, à partir de l’étude BioNutrinet.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28754472



Effets individuels et combinés des facteurs nutritionnels sur le risque d’hypertension artérielle incidente : analyse prospective de la cohorte NutriNet-Santé

Hypertension. 2017 70(4):712-720

Lelong H, Blacher J, Baudry J, Adriouch S, Galan P, Fezeu L, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

L’alimentation est considérée comme un des déterminants majeurs du développement de l’hypertension artérielle. Les données sur ce sujet sont principalement issues d’études transversales. Notre objectif était d’évaluer l’association prospective entre (1) les facteurs nutritionnels individuels et (2) l’adhérence aux recommandations du PNNS en comparaison avec l’adhérence aux régimes DASH et MD.

Une étude transversale a conduite sur 11302 participants non traités de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Trois scores validés reflétant l’adhérence aux recommandations Dietary Approach to Stop Hypertension (DASH) et le risque d’hypertension incidente dans une large étude de cohorte. Nous avons examiné l’incidence d’hypertension parmi 80426 adultes français participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Des questionnaires auto-déclaratifs sur les données sociodémographiques, du mode de vie et de santé ainsi que 3 enregistrements alimentaires de 24 h ont été complétés à l’inclusion et ensuite tous les ans. Les associations entre quartiles de nutriments et groupes d’aliments et l’adhérence aux recommandations DASH et le risque d’hypertension ont été estimées par des modèles à risques proportionnels de Cox multivariés.

Au cours du suivi d’une moyenne de 3,4 ± 2,1 ans, 2413 cas d’hypertension incidente ont été répertoriés. Les apports alimentaires en sodium (Q4 versus Q1) : hazard ratio (HR) = 1,17 (intervalle de confiance [IC] 95 %, 1,02-1,35), potassium : HR = 0,82 (IC 95 %, 0,72-0,94), protéines animales : HR = 1,26 (IC 95 %, 1,11-1,43), protéines végétales : HR = 0,85 (IC 95 %, 0,75-0,95), fibres : HR = 0,81 (IC 95 %, 0,71-0,43), magnésium : HR = 0,77 (IC 95 %, 0,67-0,89), fruits et légumes : HR = 0,85 (IC 95 %, 0,74-0,97), céréales complètes : HR = 0,84 (IC 95 %, 0,76-0,93), fruits à coque : HR = 0,72 (IC 95 %, 0,63-0,83) et les viandes rouges et transformées : HR = 1,25 (IC 95 %, 1,11-1,42) étaient associés au risque d’hypertension. Par ailleurs, l’adhérence aux recommandations DASH était fortement et inversement associée à l’hypertension incidente : (Q4 versus Q1) : HR = 0,66 (IC 95 %, 0,58-0,75).

Nos résultats confirment l’association entre les apports de plusieurs facteurs nutritionnels et l’hypertension incidente et met en lumière qu’adopter un régime alimentaire globalement bénéfique pour la santé pourrait fortement contribuer à la prévention de l’hypertension.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28760943



Association entre consommation d’aliments bio et syndrome métabolique : résultats transversaux de l’étude NutriNet-Santé

Eur J Nutr. 2017

Baudry J, Lelong H, Adriouch S, Julia C, Allès B, Hercberg S, Touvier M, Lairon D, Galan P, Kesse-Guyot E.

Objectif : Le syndrome métabolique (MetS), une condition multifactorielle, est considéré comme un prédicteur des maladies cardiovasculaires. Bien que l’exposition aux pesticides agricoles ait été suggérée comme un contributeur potentiel aux taux en augmentation d’obésité, de diabètes de type 2 et d’autres marqueurs de désordres métaboliques, aucune étude n’a étudié l’association entre la consommation d’aliments bio (produits sans pesticides synthétiques) et le MetS. Notre objectif était d’étudier l’association transversale entre consommation d’aliments bio et MetS chez des adultes français.

Méthodes : Un total de 8174 participants de l’étude NutriNet-Santé s’étant rendus à la visite clinico-biologique at ayant répondu au questionnaire de fréquence alimentaire bio a été inclus dans cette analyse transversale. Nous avons évalué l’association entre la proportion d’aliments bio dans le régime alimentaire (totale ou par groupes d’aliments) et le MetS en utilisant des modèles de régression de Poisson à variance robuste et en ajustant sur les facteurs de confusion potentiels.

Résultats : Une consommation d’aliments bio plus élevée était négativement associée à la prévalence de MetS : le ratio de prévalence ajusté était 0,69 (IC 95 % 0,61, 0,78) en comparant le 3ème tertile de proportion d’aliments bio dans le régime alimentaire au 1er tertile (p value ˂ 0,0001). Une consommation plus élevée d’aliments bio d’origine végétale était également associée à la une probabilité plus faible de présenter un MetS. De plus, après stratification sur les facteurs du mode de vie (qualité nutritionnelle du régime alimentaire, statut tabagique et activité physique), une association inverse et significative a été observée dans chaque sous-groupe (p values ˂ 0,05), excepté chez les fumeurs.

Ces résultats montrent qu’une consommation plus élevée d’aliments bio était associée à une plus faible probabilité d’avoir un syndrome métabolique. Des études prospectives supplémentaires et des essais randomisés sont nécessaires pour confirmer les relations entre consommation d’aliments bio et désordres métaboliques.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28770334



Relations entre les caractéristiques individuelles, sociales et environnementales et les profils de transports actifs chez des femmes françaises

Biomed Res Int. 2017 2017:9069730

Perchoux C, Enaux C, Oppert JM, Menai M, Charreire H, Salze P, Weber C, Hercberg S, Feuillet T, Hess F, Roda C, Simon C, Nazare JA.

Les objectifs étaient (1) de définir des profils d’activité physique (AP) et de comportements sédentaires (CS) dans des situations de la vie quotidienne (travail, loisirs et transports) chez des femmes françaises actives de la cohorte basée sur Internet NutriNet-Santé et (2) d’identifier des profils de transports actifs et leurs corrélations individuelles, sociales et environnementales.

23432 participants ont complété deux questionnaires pour évaluer l’AP et les CS dans des situations de la vie quotidienne, les représentations individuelles des quartiers résidentiels et les modes de transport. Une analyse basée sur les clusters hiérarchiques a été réalisée et a identifié 6 profils de comportement de déplacement distincts : (i) profession active, loisirs très sédentaires, (ii) profession sédentaire, peu de loisirs, (iii) transports sédentaires, (iv) profession et loisirs sédentaires, (v) transports actifs, et (vi) loisirs actifs. Des régressions logistiques multivariées ont été effectuées pour identifier les corrélations du cluster « transports actifs ».

Les caractéristiques environnementales perçues positivement associées aux « transports actifs » incluaient « la forte disponibilité de destinations autour du domicile », « la présence de pistes cyclables » et « une faible circulation ». Une « image positive de la marche et du cyclisme », le « sentiment individuel d’être physiquement actif », et une « forte utilisation des modes de transport actifs par des proches/amis » étaient positivement associés aux « transports actifs », identifié comme le seul profil concernant les corrélations individuelles et environnementales.

L’identification de profils situations-spécifiques d’AP et de CS vont aider à comprendre les la complexité des comportements de déplacements et à définir des interventions pour promouvoir les transports actifs dans des sous-populations cibles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28717653



Contribution des aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire des adultes de l’étude française NutriNet-Santé

Public Health Nutr. 2018 21(1):27-37

Julia C, Martinez L, Allès B, Touvier M, Hercberg S, Méjean C, Kesse-Guyot E.

Objectif : Des préoccupations ont été soulevées concernant l’effet potentiel sur la santé des aliments ultra-transformés (UPF) dans le régime alimentaire. Notre objectif était d’investiguer la contribution des UPF au régime alimentaire dans une large population française et son association avec les facteurs sociodémographiques et les profils alimentaires.

Design : une analyse transversale des données alimentaires de 74470 participants de la cohorte NutriNet-Santé basée sur internet. Les UPF ont été identifiés dans les enregistrements répétés de 24 h et la proportion (en poids) d’UPF dans l’alimentation totale (UPFp) a été calculée pour chaque participant. Les associations entre les caractéristiques sociodémographiques et UPFp en quartiles ont été évaluées par régression logistique multinomiale multivariée. La consommation de groupes d’aliments et les apports en nutriments dans les quartiles ont été estimés par régression linéaire ajustée sur les facteurs sociodémographiques et l’apport en énergie.

Contexte : France

Résultats : Les UPF contribuaient à 18,4 % des aliments consommées en poids et à 35,9 % de l’apport énergétique total. Une UPFp plus élevée était indépendamment associée au genre masculin, à un âge plus jeune, un niveau d’éducation plus faible, au tabagisme, et au surpoids et à l’obésité (tous P ˂ 0,0001).

Les sujets du quartile avec l’UPFp la plus élevée consommaient moins de fruits et légumes (différence d’UPFp entre quartile 4 et quartile 1, Δ = -180,3 g/j) et des quantités plus élevées de produits sucrés (Δ = 68,5 g/j) et de boissons sucrées (Δ = 98,6 g/j, tous P ˂ 0,0001). Ils avaient des apports énergétiques (Δ = 610 kJ/j (145,7 kcal/j)) et en sucres ajoutés plus élevés (Δ = 17,1 g/j), et des apports plus faibles en fibres (Δ = -4,04 g/j), β-carotène (Δ = -1019,6 µg/j) et calcium (Δ = -87,8 mg/j, tous P ˂ 0,0001).

Conclusions : Les UPF représentent une part importante de l’alimentation des adultes français issus de la population générale et sont associés à des apports nutritionnels plus déséquilibrés.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28703085



Perception de différents logos nutritionnels en face avant des emballages en fonction des facteurs sociodémographiques, alimentaires et du mode de vie dans une population française : étude transversale parmi les participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

BMJ Open. 2017 7(6):e016108

Julia C, Péneau S, Buscail C, Gonzalez R, Touvier M, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Objectif : Quatre formats de logos nutritionnels en face avant des emballages (FOP) ont fait l’objet de débat en France : le Nutriscore (ou logo nutritionnel 5-couleurs développé par une équipe de recherche publique), le SENS (soutenu par les distributeurs), le « Multiple Traffic Lights » (MTL, actuellement utilisé au Royaume-Uni) et une version modifiée des apports de référence (mARs, soutenu par l’industrie). Notre objectif était d’étudier la perception de ces logos en fonction des facteurs sociodémographiques, alimentaires et du mode de vie.

Design : étude transversale, cohorte française basée sur internet.

Résultat principal mesuré : perception des logos en FOP.

Participants : Les participants de la cohorte NutriNet-Santé ont reçu un questionnaire spécifique portant sur leur perception des 4 formats de logos identifiés. Les données sociodémographiques, du mode de vie et alimentaires (3 enregistrements alimentaires de 24 h) ont été collectées via des questionnaires auto-administrés. Des groupements de participant en fonction de la perception des logos ont été identifiés en utilisant une analyse en correspondances multiples suivie d’une procédure de regroupement hiérarchique. Les facteurs sociodémographiques, du mode de vie et alimentaires associés avec les groupements ont été explorés par régression logistique multinomiale multivariée. Toutes les analyses ont été pondérées selon les données de recensement françaises de 2009.

Parmi les 21702 sujets de l’étude, le Nutriscore a reçu le nombre le plus important de réponses favorables concernant les dimensions de perception favorable par les participants, suivi par le MTL et le SENS. Les 5 groupements identifiés étaient caractérisés par une préférence marquée pour le Nutriscore (groupement 1, 43,2 % des participants, brut n=9399), MTL (groupement 2, 27,3 %, brut n=6163), SENS (groupement 3, 17,05 %, brut n=3546), mRIs (groupement 4, 7,31 %, brut n=1632) et aucun des logos présentés (groupement 5, 5,10 %, brut n=965). Le groupement 1 (Nutriscore) était associé à une plus faible adhérence aux recommandations nutritionnelles, tandis que le cluster 2 (MTL) était associé à un âge plus jeune et à un niveau d’éducation plus élevé.

Le Nutriscore apparait avoir un large soutien dans la population et en particulier chez les sujets avec une plus faible adhérence aux recommandations nutritionnelles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28619781



04/09/2018 - Questionnaire Expositions professionnelles

Ce nouveau questionnaire porte sur votre activité professionnelle actuelle et passée.

Il a pour objectif d'évaluer diverses expositions liées à votre environnement de travail et par la suite de pouvoir analyser ses relations avec la santé, l'alimentation etc.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



17/08/2018 - Questionnaire Changement de consommation de produits animaux et végétaux

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'en savoir plus sur d'éventuels changements dans votre consommation de viandes mais aussi de fruits et légumes et de légumineuses.

Plus d'informations sur ce questionnaire et son utilité pour nos recherches sont disponibles dans la vidéo suivante (durée : 85 secondes) :

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



25/07/2018 - Dossier Inserm

Les dents : miroirs de notre santé ?
 

Avoir des dents en bonne santé, c'est essentiel pour une bonne alimentation et un joli sourire. Mais pas seulement ! Car la cavité buccale n'est pas déconnectée du corps.

Et, comme le confirment un nombre croissant de travaux, les mauvaises bactéries buccales pourraient passer dans le sang et aller exacerber de multiples maladies à distance dans le reste de notre organisme...Dont des causes majeures de mortalité.

Heureusement, les chercheurs de l'Inserm entre autres tentent d'améliorer le diagnostic, la prévention et le traitement des troubles bucco-dentaires.
 

Consulter le magazine en ligne



23/07/2018 - Dossier Inserm

Bio-matériaux : la saga de l'Homme réparé

Des dents en bois au temps de l'Egypte ancienne aux céramiques qui renferment des cellules souches pour régénérer les os, en passant par les vaisseaux sanguins et le larynx artificiels, l'être humain a toujours tenté de remplacer des organes déficients.

Qu'en est-il aujourd'hui de la médecine réparatrice ? Quelles sont les dernières innovations ?

Quels sont les futurs biomatériaux ? A quoi vont-ils servir ?

Et quels sont les nouveaux défis que chercheurs, ingénieurs et médecins vont devoir relever, ensemble, pour réaliser les promesses de l'Homme réparé ?

Consulter le magazine en ligne



06/07/2018 - Le Monde

NutriNet-Santé dans la presse : Diabète et obésité : les pesticides pourraient augmenter le risque pour la population

Exposées pendant un an à des doses réalistes d’un cocktail de pesticides, des souris deviennent diabétiques. Des données cohérentes avec des études épidémiologiques menées sur les humains...

Il devient de plus en plus compliqué de contester l’existence d’effets sanitaires des pesticides sur les humains, par voie alimentaire. En témoignent de nouveaux travaux, rendus publics mercredi 27 juin, et publiés dans la revue Environmental Health Perspectives (EHP).

Conduits par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), ceux-ci montrent que des rongeurs mâles chroniquement exposés par leur alimentation à un cocktail de six pesticides courants, à des niveaux réputés sans risque, enregistrent une forte prise de poids, une augmentation du taux de masse grasse et un diabète...

...L’étude de cette cohorte, qui suit les habitudes alimentaires de plus de 50 000 personnes, a montré, en 2013 puis en 2017, que les plus gros consommateurs d’aliments bio ont moins de risque de souffrir d’un surpoids ou d’une obésité et de développer un syndrome métabolique (précurseur du diabète de type 2), par rapport aux non-consommateurs de ces aliments produits sans pesticides de synthèse.

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05/07/2018 - Pureactu.com

NutriNet-Santé dans la presse : Syndrome du côlon irritable : pourquoi il faut éviter les aliments ultra-transformés

Une nouvelle étude, qui vient d’être publiée dans l’American journal of gastroenterology laisse entendre que la consommation de ces aliments ultra-transformés (pains et brioches industriels, barres chocolatées, biscuits apéritifs, préparations alimentaires avec huile hydrogénée, sodas et boissons sucrées aromatisées… ) est à l’origine de troubles digestifs et plus particulièrement du syndrome du côlon irritable.

Ces derniers ont analysé les données alimentaires de plus de 33 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, qui ont rempli au moins trois dossiers alimentaires sur 24 heures. Les participants étaient principalement des femmes (76,4%) d’une moyenne d’âge de 50,4 ans.

10 % des participants souffrent du côlon irritable.

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02/07/2018 - France Inter

NutriNet-Santé dans la presse : Rangez les vitamines au placard...

Selon l'étude NutriNet-Santé, 15 % des hommes et 28 % des femmes déclarent prendre des compléments alimentaires au moins trois fois par semaine et 60 % des personnes en consomment toute l'anné

Or, ce type d'habitude est loin d'être anodin.

Vous pouvez voir ou écouter l’édito carré "Vous allez nous aider à faire des économies en achetant moins de vitamines et de compléments alimentaires…".

Consulter l'article en ligne



04/05/2018 - Questionnaire Troubles digestifs

Ce nouveau questionnaire a pour objectif de caractériser finement les symptômes digestifs que vous êtes susceptibles de présenter et de les lier aux comportements alimentaires.

Ce questionnaire, similaire à celui que vous avez déjà eu à compléter en 2013, nous permettra d'étudier l'évolution de vos symptômes sur une période de 5 ans.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !





18/04/2018 - Questionnaire Logos nutritionnels et comportement alimentaire

Ce nouveau questionnaire a pour objectif principal d'étudier le lien entre plusieurs logos nutritionnels et la consommation des aliments sélectionnés, en particulier en termes de quantité.

Remarque : l'objectif de ce questionnaire n'est pas d'estimer votre consommation personnelle pour ces produits (que vous ne consommez peut être pas) mais de vous mettre en situation, face à ce produit avec son emballage et éventuellement son étiquetage, et d'imaginer quelle portion vous consommeriez de ce produit avec les informations nutritionnelles dont vous disposez (indépendamment de votre consommation habituelle ou non de ces produits).

Attention, il ne restera disponible qu'1 mois.

Merci de votre participation !





16/03/2018 - Le Figaro.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Cancer : la nourriture industrielle à risque

Une étude portant sur 105.000 personnes pendant huit ans pointe du doigt les aliments "ultra-transformés".

Bonbons, pizza surgelée, sauce ketchup, soda… Depuis les années 1980, les produits de l’industrie agroalimentaire inondent les rayons de nos supermarchés. Une avalanche d’aliments trop salés, trop gras et trop sucrés suspectés aujourd’hui de favoriser le développement des cancers.

Dans le Bristish Medical Journal (BMJ), des chercheurs français suggèrent pour la première fois un lien entre la consommation de ces produits ultra-transformés et l’apparition de tumeurs cancéreuses.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Le concept nutritionnel d'"aliment ultra-transformé"
  • La méthodologie
  • Les résultats...

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciencesRedAction.mediaNessma.tvEgora.frMutualistesThe Guardian, Le MondeTime MagazineLe Figaro et les autres retombées médiatiques nationales et internationales



14/03/2018 - Le Figaro.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Une étude lie plats industriels et cancer

Une étude scientifique menée auprès d'environ 105.000 Français établit un lien entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer.

L'étude, appelée NutriNet-Santé, repose sur des questionnaires remplis sur Internet entre 2009 et 2017 par des participants dont l'âge médian approchait 43 ans. Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultratransformés", qui d'après eux "contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucres et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines".

"À notre connaissance, cette étude prospective a été la première à évaluer l'association entre la consommation de produits alimentaires ultratransformés et l'incidence du cancer, en se fondant sur l'étude d'une vaste cohorte avec une évaluation détaillée et à jour des apports alimentaires", ont écrit les auteurs dans la revue médicale britannique British Medical Journal.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • La conclusion des auteurs de cette étude
  • La liste des aliments à risque...

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13/03/2018 - Time Magazine

NutriNet-Santé dans la presse : Ultra-processed food linked to cancer, study says

Processed snacks, drinks and desserts may be associated with higher risk of cancer, according to a new study.

The research, published Wednesday in The BMJ, focused on ultra-processed foods,which tend to be high in fat, saturated fat, sugar and salt. (Past research has found that Americans get 61% of their calories from highly processed foods.) In the new study, researchers found that, among almost 150,000 French adults, a 10% increase in the proportion of ultra-processed foods in a person’s diet was correlated with a 12% higher risk of cancer. The paper is the first to explore the link between cancer and ultra-processed foods — that is, industrial formulations that typically contain many ingredients, including some not found in the typical kitchen — says study author Mathilde Touvier, an investigator at the Sorbonne Paris Cité Epidemiology and Statistics Research Center.

The research only uncovered patterns in the data, meaning it’s impossible at this point to say that ultra-processed foods cause cancer, Touvier cautions. Nonetheless, the correlation was striking...

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06/03/2018 - Le Monde.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments "ultratransformés" favoriseraient le cancer

Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.

Haro sur les aliments ultratransformés (AUT). D'une ampleur inédite, une étude française publiée jeudi 15 février dans la revue médicale britannique British Medical Journal (BMJ) observe un lien entre la consommation de ce type d'aliments et le risque de cancer. Cette recherche, qui porte sur 104 980 participants, suggère en effet qu'une augmentation de 10 % de la part d'AUT est associée à une hausse de 12 % du risque global de cancer, notamment du sein, l'un des plus fréquents...

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • De quoi s'agit-il ?
  • Comment les chercheurs ont-ils procédé ?
  • Comment expliquer la corrélation ?
  • Une étude d'observation
  • Des repères alimentaires actualisés

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02/03/2018 - The Guardian

NutriNet-Santé dans la presse : Ultra-processed foods may be linked to cancer, says study

Findings suggest increased consumption of ultra-processed foods tied to rise in cancers, but scientists say more research is needed...

A team, led by researchers based at the Sorbonne in Paris, looked at the medical records and eating habits of nearly 105,000 adults who are part of the French NutriNet-Santé cohort study, registering their usual intake of 3,300 different food items.

They found that 10% increase in the amount of ultra-processed foods in the diet was linked to a 12% increase in cancers of some kind...

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01/03/2018 - De nombreuses retombées dans les médias

NutriNet-Santé dans la presse : 

Suite à l'article scientifique publié le 14 février dernier dans le British Medical Journal, les résultats sur consommation d'aliments ultra-tranformés et risque de cancer, issus des données déclarées par près de 105 000 participants à la cohorte NutriNet-Santé, ont fait l'objet de nombreuses retombées médiatiques, nationales et internationales :

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23/02/2018 - Mutualistes.com

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments ultra-transformés favoriseraient le cancer

Dans son étude publiée le 14 février dernier dans le British Medical Journal, des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris XIII ont trouvé un lien entre le risque de cancer et la consommation d'aliments ultra-transformés.

A la suite de la présentation de ces résultats, qui repose sur un panel de près de 105 000 Français pour la cohorte NutriNet-Santé, le débat sur la malbouffe est relancé.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Qu'appelle-t-on aliments ultra-transformés (AUT) ?
  • Des produits de plus en plus consommés

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciencesRedAction.mediaNessma.tvEgora.fr



22/02/2018 - Egora.fr

NutriNet-Santé dans la presse : La consommation d'aliments ultra-transformés augmente le risque de cancer

Les aliments ultra-transformés (par exemple, les sachets de pain industriel ou de biscuits ou les confiseries, les desserts industriels, les boissons sucrées et les sodas, les boulettes de viande, les nuggets et les autres produits à base de viande reconstitués, transformés avec addition de conservateurs autres que le sel comme les nitrites, ainis que les soupes et pâtes prêtes à l'emploi, les plats préparés) sont définis en opposition aux autres groupes d'aliments non transformés ou transformés de manière minimale (produits frais, congelés, pasteurisés ou fermentés...) et aux aliments peu transformés (conserves de légumes, fruits secs, viandes ou charcuteries conservées uniquement par salage, fromages, pain frais...).

Les aliments ultra-transformés sont souvent caractérisés par une qualité nutritionnelle inférieure et la présence d'additifs alimentaires et de substances issues de l'emballage en contact avec les aliments et de composés formés au cours de la production et du stockage.

Si quelques études ont analysé les liens entre les aliments ultra-transformés et la dyslipidémie qui semble plus fréquente ainsi que les risques supérieurs de surpoids, d'obésité et d'hypertension, on ne dispose pas de données sur les liens entre alimentation ultra-transformée et le cancer...

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A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciencesRedAction.mediaNessma.tv



19/02/2018 - Nessma.tv

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments "ultra-transformés" favoriseraient les risques de cancer

Selon une étude récente, la consommation de nourriture contenant des additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur.

Une étude française publiée, jeudi 15 février, dans la revue médicale britannique Bristish Medical Journal (BMJ) a identifié un lien entre la consommation de ce type d'aliments et le risque de cancer. Cette recherche, qui porte sur 104 980 participants, suggère en effet qu'une augmentation de 10 % de la part d'AUT est associée à une hausse de 12 % du risque global de cancer, notamment du sein.

Ces dernières années, les produits ultra-transformés ont envahi nos rayons. Ils représentent entre 25 % et 50 % de notre alimentation totale, jusqu'à plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les aliments de la catégorie ultra-transformée et leurs propriétés
  • Les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique et de l'INCa

Consulter l'article en ligne

A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciencesRedAction.media



19/02/2018 - RedAction.media

NutriNet-Santé dans la presse : Alimentation industrielle et cancer

Les aliments préparés de manière industrielle tiennent une part non négligeable de nos cuisines, y compris en Turquie. Cependant une récente étude souligne que le risque de cancer augmenterait de 6 à 18 % en cas de consommation de ces plats industriels.

Cette étude, appelée NutriNet-Santé, menée en France auprès de 105 000 citoyens reposait sur des questionnaires remplis sur internet entre 2009 et 2017 par des partciipants dont l'âge médian approchait 43 ans.

Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultratransformés", qui d'après eux contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucre et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les aliments ultratransformés
  • Le statut tabagique et l'activité physique des participants

Consulter l'article en ligne

A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et AvenirFutura-sciences

 



19/02/2018 - Futura-sciences.com

NutriNet-Santé dans la presse : Les aliments ultra-transformés augmentent le risque de cancer

100.000 volontaires de la cohorte NutriNet-Santé ont répondu à des questionnaires alimentaires.

Le suivi sur huit années montre qu'en augmentant de 10 % la part des aliments ultra-transformés dans son régime, on accroît aussi d'au moins 10 % son risque de cancer.

Au cours des dernières décennies, les aliments ultra-transformés ont gagné de la place dans nos assiettes...Des enquêtes menées en Europe, en Amérique du Nord et au Brésil suggèrent que les produits ultra-transformés représentent entre 25 et 50 % de nos apports énergétiques.

Des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris-XIII ont mené une étude sur les participants de la cohorte NutriNet-Santé. Les 104.980 participants, tous adultes, ont répondu à des questionnaires alimentaires qui ont permis de connaître leur consommation en aliments ultra-transformés...

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Cancer du sein : les acides gras trans fortement suspectés
  • Additifs, emballages et produits cancérogènes au menu...

Consulter l'article en ligne

A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-franceSciences et Avenir



16/02/2018 - Sciences et Avenir.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Consommation d'aliments industriels et risques de cancer seraient liés

La consommation de nourriture industrielle "ultratransformée" est corrélée à une augmentation du risque de cancer, en particulier du cancer du sein, d'après une étude française conduite auprès d'environ 105.000 Français et publiée jeudi 15 février 2018.

Un lien avéré mais dont la relation de cause à effet reste à démontrer.

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les aliments ultratransformés
  • + 10 % de consommation d'aliments ultratransformés = + 12 % de risque de développer un cancer
  • Ne pas confondre corrélation et conséquence...

Consulter l'article en ligne

A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, les articles de VOA AfriqueOuest-france



16/02/2018 - Ouest-france.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Consommer des plats industriels aurait une incidence sur les risques de cancer

Une étude auprès d'environ 105 000 Français, publiée jeudi 15 février, établit un lien entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer.

L'enquête, appelée NutriNet-Santé, repose sur des questionnaires remplis sur internet entre 2009 et 2017 par des participants dont l'âge médian approchait 43 ans.

Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultratransformés", qui d'après eux "contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucre et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines".

Consultez dans cet article en ligne des informations concernant :

  • Les effets des aliments ultratransformés
  • Les produits industriels sucrés et gras en cause
  • Un lien de causalité à démontrer
  • La consommation mondiale accrue de plats industriels

Consulter l'article en ligne

A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm, l'article de VOA Afrique



16/02/2018 - VOA Afrique.com

NutriNet-Santé dans la presse : Une étude lie plats industriels et risque de cancer

L'enquête, appelée NutriNet-Santé, conclut que "la consommation d'aliments ultra-transformés a été associée avec un risque global plus élevé de cancer".

Une étude scientifique réalisée en France auprès de 105.000 personnes, publiée jeudi, établit un lien entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer.

L'enquête, appelée NutriNet-Santé, repose sur des questionnaires remplis sur internet entre 2009 et 2017 par des participants dont l'âge médian approchait 43 ans.

Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultra-transformés", qui d'après eux "contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucre et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines"...

Consulter l'article en ligne

A voir aussi : Le communiqué de presse Inserm



15/02/2018 - Inserm

NutriNet-Santé dans la presse : Consommation d'aliments ultra-transformés et risque de cancer

Une nouvelle étude associant des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris 13 (Centre de recherche épidémiologie et statistique Sorbonne Paris Cité, équipe EREN) suggère une association entre la consommation d'aliments ultra-transformés et le sur-risque de développer un cancer.

Au total, 104 980 participants de la cohorte française NutriNet-Santé ont été inclus. Au cours du suivi (8 ans), 2 228 cas de cancers ont été diagnostiqués et validés.

Une augmentation de 10 % de la proportion d'aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire s'est révélée être associée à une augmentation de plus de 10 % des risques de développer un cancer au global et un cancer du sein en particulier.

Parmi les différentes hypothèses qui pourraient expliquer ces résultats, la moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés ne serait pas la seule impliquée, suggérant des mécanismes mettant en jeu d'autres composés (additifs, substances formées lors des process industriels, matériaux au contact des aliments etc.). 

Ces résultats doivent donc être considérés comme une première piste d'investigation dans ce domaine et doivent être confirmés dans d'autres populations d'étude. Notamment, le lien de cause à effet reste à démontrer

Cette étude est publiée le 15 février 2018 dans le British Medical Journal.

Consulter l'article en ligne



08/02/2018 - Questionnaire Compléments alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre consommation de compléments alimentaires.

Ce questionnaire, similaire à celui que vous avez déjà eu à compléter, nous permettra d'actualiser vos données de consommation de compléments alimentaires et donc de suivre l'évolution de cette consommation au cours du temps.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



02/02/2018 - Vidéo du Dr Philippine Fassier

Visionnez la vidéo du Dr Philippine Fassier concernant les opinions des survivants du cancer sur l'alimentation :

 



Les disparités du niveau d'éducation du quartier et le transport actif chez les femmes : l'effet de la distance entre le domicile et le travail (étude ACTI-Cités)

BMC Public Health. 2017 17(1):569

Perchoux C, Nazare JA, Benmarhnia T, Salze P, Feuillet T, Hercberg S, Hess F, Menai M, Weber C, Charreire H, Enaux C, Oppert JM, Simon C.

Contexte : Il a été montré que le transport actif est associé favorablement à différents indicateurs de santé. Les recherches antérieures ont mis en valeur l’influence du niveau d’éducation à l’échelle du quartier sur le transport actif. Cependant, on en sait moins sur les effets de la distance de transport sur les disparités sociales observées dans le transport actif domicile-travail. Dans ce contexe, les femmes ont très peu été étudiées. L’objectif de ce papier est d’évaluer la relation entre le niveau d’éducation du quartier et le transport actif pour aller au travail, et d’évaluer dans quelle mesure la distance modifie la relation chez les femmes adultes.

Méthodes : Cette étude transversale est basée sur un sous-échantillon de la web-cohorte Nutrinet-Santé (n=1169). Des régressions binomiales, log-binomiales et binomiales négatives ont été utilisées pour estimer les associations entre le niveau d’éducation du quartier et (i) la probabilité de déclarer une quelconque pratique de transport actif pour aller au travail et (ii) la part des temps de déplacement réalisée à l’aide de modes actifs. L’effet potentiel de la modification de la distance domicile-travail sur les associations mentionnées a été évalué sur les échelles additives et multiplicatives.

Résultats : Le niveau d’éducation du quartier est positivement associé à la probabiltié de déclarer du transport actif pour aller au travail (risque relatif = 1.774; p < 0.05) et à la part de modes actifs (risque relatif = 1.426; p < 0.05). L’impact du niveau d’éducation du quartier est plus grand pour les longues distances domicile-travail.

Conclusions : Nos résultats suggèrent que chez les femmes, les disparités du niveau d’éducation du quartier dans le transport actif domicile-travail tend à augmenter avec la distance. De nouvelles recherches sont nécessaires pour fournir un “guide géographique” de promotion de la santé visant à réduire les disparités dans le transport actif au sein de différents groupes socio-économiques.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28606118



23/01/2018 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans BMC Public Health...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal BMC Public Health sur la relation entre le niveau d'éducation du quartier et le transport actif pour aller au travail et d'évaluer dans quelle mesure la distance modifie cette relation chez les femmes adultes.  Lire le résumé en français



11/01/2018 - Questionnaire Exposition environnementale

L'objectif de ce questionnaire est d'évaluer votre exposition à certains polluants environnementaux. 

Si l'alimentation est un facteur clé de votre santé, l'environnement (activité professionnelle, habitat...) joue également un rôle essentiel que nous souhaitons maintenant prendre en compte.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



11/01/2018 - Dossier Inserm

Sexe et genre : mieux soigner les femmes et les hommes

Il n'y a pas si longtemps, les barboteuses des bébés filles étaient systématiquement roses, celles des garçons, bleues. Eh bien ce stéréotype reste d'actualité. Par exemple, les maladies cardiovasculaires sont auréolées de bleu, l'ostéoporose est quasi 100 % rose !

Bilan : diagnostic, prise en charge, traitements sont conçus pour une moitié de l'humanité, sans tenir compte de l'autre. Or, femmes et hommes sont différents tant au niveau biologique que dans leurs représentations sociales et culturelles, leurs modes de vie ; ces deux aspects, respectivement "sexe" et "genre", interagissent en permanence. Rien de surprenant donc à ce que les maladies s'expriment différemment et qu'il faille tenir compte de cette variabilité pour soigner l'ensemble de la population.

Une évidence qui peine pourtant à trouver un écho chez les chercheurs et les médecins. C'est pourquoi, dans le cadre de ses Journées recherche et santé (JRS), l'Inserm organise un colloque international sur le thème "Sexe et genre dans les recherches en santé : une articulation innovante", le 23 novembre à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris. L'objectif : mieux soigner les femmes et les hommes.

Consulter le magazine en ligne



03/11/2017 - Nouvelles publications scientifiques NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a récemment publié une dizaine d'articles dans divers journaux scientifiques : Br J Nutr, Nutrients, Int J cardiol, Int J Cancer... 

Ces articles portent sur différents thèmes de recherche :

  • Association prospective entre la fréquence de consommation d'aliments bio et la variation de poids corporel, le risque de surpoids ou d'obésité : résutats de l'étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Association entre impulsivité et statut pondéral en population générale Lire le résumé en français
  • Association entre un indice de qualité nutritionnelle fondé sur le profilage nutritionnel des aliments de la Food Standards Agency et le risque de maladies cardiovasculaires chez les adultes français Lire le résumé en français
  • Modifications des apports alimentaires et en alcool entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l'étude de cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Associations entre les déterminants des choix des plats lors de la préparation des repas et la qualité du régime alimentaire chez les adultes français : résultats de l'étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Habitudes de consommation de boissons dans la population européenne : associations avec les apports totaux en eau et en énergie Lire le résumé en français
  • Apports en vitamines B issus de l'alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancer du sein chez les femmes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Les facteurs sociodémographiques et économiques sont associés à une prise de poids entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l'étude de cohorte prospective NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Adéquation aux recommandations nutritionnelles et de mode de vie chez 13285 patients atteints d'une maladie cardiométabolique de l'étude NutriNet-Santé Lire le résumé en français
  • Associations entre passage à la retraite et modifications des apports alimentaires chez des adultes français (étude de cohorte NutriNet-Santé) Lire le résumé en français
  • Les choix d'aliments défavorables à la santé sont-ils associés avec une augmentation du risque de cancer du sein ? Etude de cohorte prospective utilisant l'application du profil nutritionnel de la British Food Standards Agency Lire le résumé en français

L'équipe NutriNet-Santé vous remercie car ces articles ont pu être publiés en grande partie grâce aux données que vous nous avez permis de collecter.

Bonne lecture !



Les choix d’aliments défavorables à la santé sont-ils associés avec une augmentation du risque de cancer du sein ? Etude de cohorte prospective utilisant l’application du profil nutritionnel de la British Food Standards Agency

BMJ Open. 2017 7(6):e013718

Deschasaux M, Julia C, Kesse-Guyot E, Lécuyer L, Adriouch S, Méjean C, Ducrot P, Péneau S, Latino-Martel P, Fezeu LK, Fassier P, Hercberg S, Touvier M.

Les autorités françaises envisagent la mise en place d’un logo nutritionnel simplifié en face avant des emballages des produits alimentaires pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus favorables à la santé. L’un des candidats les plus documentés (logo nutritionnel 5-couleur/Nutri-score) est basé sur le système de profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency (FSA-NPS), un score calculé pour chaque aliment/boisson utilisant la quantité d’énergie, glucides, acides gras saturés, sodium, fibres, protéines et fruits et légumes. Pour évaluer sa pertinence en santé publique, des études ont été conduites sur l’association entre la qualité nutritionnelle du régime alimentaire, mesurée à un niveau individuel par une moyenne pondérée sur l’énergie de tous les scores FSA-NPS des aliments consommés habituellement (index alimentaire FSA-NPS (FSA-NPS DI)), et le risque de maladies chroniques. L’objectif de cette étude était d’investiguer l’association entre FSA-NPS DI et le risque de cancer du sein.
 
Design : étude prospective, cohorte NutriNet-Santé, France.
 
Participants : 46864 femmes âgées de plus de 35 ans ayant complété au minimum 3 enregistrements alimentaires de 24 h pendant les 2 premières années de suivi.
 
Outcome : Les associations entre FSA-NPS DI et le risque de cancer du sein (555 cas incidents de cancer du sein diagnostiqués entre 2009 et 2015) ont été analysées par modèles de Cox à risques proportionnels multivariés.
 
Un FSA-NPS DI plus élevé (plus faible qualité nutritionnelle du régime alimentaire) était associé à une augmentation du risque de cancer du sein (HRpour 1 point d’incrément = 1,06 (1,02-1,11), p = 0,005 ; HRQ5vs.Q1 = 1,52 (1,11-2,08), p-tendance = 0,002). Des tendances similaires ont été observées chez les femmes en pré-ménopause et en post-ménopause (HRpour 1 point d’incrément = 1,09 (1,01-1,18) et 1,05 (1,00-1,11), respectivement). Cette étude étant basée sur une cohorte observationnelle avec des données alimentaires auto-déclarées, des biais de confusion résiduels ne peuvent être totalement exclus. Enfin, cette approche holistique ne permet pas d’évaluer quel facteur alimentaire en particulier influence le risque de cancer du sein.
 
Ces résultats suggèrent que les choix d’aliments défavorables à la santé, caractérisés par le FSA-NPS, pourraient être associés à une augmentation de risque de cancer du sein, et sont en faveur de la pertinence en santé publique d’utiliser cette application de profil nutritionnel dans le cadre de mesures de santé publique.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28600360


Associations entre passage à la retraite et modifications des apports alimentaires chez des adultes français (étude de cohorte NutriNet-Santé)

Int J Behav Nutr Phys Act. 2017 14(1):71

Si Hassen W, Castetbon K, Lelièvre E, Lampuré A, Hercberg S, Méjean C.

Quelques études se sont intéressées à l’influence de la retraite sur les comportements alimentaires. L’objectif de notre étude était d’examiner les associations entre le passage à la retraite et les modifications des apports alimentaires chez des adultes français, en particulier en fonction de la retraite du conjoint et des revenus à l’inclusion.
 
Cette étude prospective a été menée sur 577 participants français de la cohorte NutriNet-Santé qui ont été retraités sur une période de suivi de 5 ans (2009-2014 ou 2010-2015). A l’inclusion et chaque année, les apports alimentaires ont été estimés avec des enregistrements de 24 h. Les mesures répétées des apports alimentaires ont été analysées avec des modèles mixtes ajustés sur l’énergie, l’effet aléatoire du temps et de la période (avant ou après la retraite) afin d’évaluer les modifications post-retraite pour chaque sexe.
 
Après la retraite, les apports en acides gras saturés et en sel augmentaient pour les deux sexes. Chez les femmes, des changements spécifiques ont été observés : diminution du score d’adéquation aux recommandations et des apports en fruits, protéines et vitamines ; augmentation des apports en produits sucrés-salés. Chez les hommes avec les plus faibles revenus à l’inclusion, des changements spécifiques en apports étaient associés à la retraite tels qu’une diminution des apports en produits laitiers et une augmentation des apports en lipides.
 
Le passage à la retraite était associé avec des apports alimentaires moins favorables à la santé. Ces résultats pourraient aider à définir des interventions au cours de cette période de vie vulnérable.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28558720


Adéquation aux recommandations nutritionnelles et de mode de vie chez 13285 patients atteints d’une maladie cardiométabolique de l’étude NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(6):e546

Adriouch S, Lelong H, Kesse-Guyot E, Baudry J, Lampuré A, Galan P, Hercberg S, Touvier M, Fezeu LK.

Une alimentation favorable à la santé joue un rôle dans la prévention des complications des maladies cardiométaboliques. L’objectif de cette étude était d’estimer les apports alimentaires et l’adéquation aux recommandations nutritionnelles et de mode de vie chez des adultes français diagnostiqués avec une hypertension, un diabète, une dyslipidémie ou une maladie cardiovasculaire comparés aux individus témoins, exempts de toute maladie cardiométabolique.
 
Les données de 26570 sujets âgés de 35 à 70 ans (13285 patients et 13285 témoins appariés sur le sexe et l’âge) de la cohorte française NutriNet-Santé ont été collectées. Les apports alimentaires ont été estimés à partir d’au moins 3 enregistrements alimentaires de 24 h. Les apports moyens en aliments et nutriments ont été comparés à ceux des sujets en bonne santé via des modèles de régressions linéaire et logistique multivariables.
 
Comparés aux témoins, les adultes ayant déclaré une maladie cardiométabolique avaient des consommations plus faibles en produits sucrés, plus élevés en poissons et fruits de mer et une meilleure adéquation aux recommandations pour les produits laitiers. Dans l’ensemble, ils déclaraient, cependant, comparés aux témoins, des comportements alimentaires et de mode de vie moins favorables à la santé. En effet, ils étaient physiquement moins actifs et avaient des comportements similaires concernant la consommation de tabac et d’alcool. Ils avaient également des consommations plus faibles en fruits, plus élevées en viandes, viandes transformées et matières grasses ajoutées. Les sujets diabétiques tendaient à avoir de meilleures adéquations à la plupart des recommandations nutritionnelles (légumes, légumineuses et produits céréaliers complets), comparés aux témoins.
 
Notre étude met en évidence que certains aspects nutritionnels doivent encore être améliorés chez les individus atteints d’une maladie cardiométabolique. Des consommations plus élevées en fruits et légumes, produits céréaliers complets, des consommations plus faibles en viandes, matières grasses ajoutées et sel et des comportements de mode de vie plus favorables à la santé (activité physique, arrête tabagique et consommation limitée d’alcool) devraient être encouragés afin d’améliorer la santé cardiométabolique après diagnostic et prévenir les complications cardiovasculaires liées à leur maladie. De nouvelles stratégies de prévention et d’accompagnement sont donc nécessaires pour aider les patients à adopter et maintenir des pratiques alimentaires et de modes de vie sains.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28587108


Les facteurs sociodémographiques et économiques sont associés à une prise de poids entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Oncotarget. 2017 8(33):54640-54653

Fassier P, Zelek L, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Partula V, Hercberg S, Galan P, Cohen P, Hoarau H, Latino-Martel P, Srour B, Gonzalez R, Deschasaux M, Touvier M.

Alors que de nombreux patients atteints de cancer sont affectés par une perte de poids, d’autres ont tendance à prendre du poids, ce qui pourrait influencer le pronostic et le risque de récurrence et de seconds cancers. L’objectif de cette étude prospective était d’investiguer la variation de poids entre avant et après le diagnostic de cancer ainsi que les facteurs sociodémographiques, économiques, du mode de vie et cliniques associés à une prise de poids modérée à sévère.
 
1051 cas incidents de cancers primaires ont été diagnostiqués au sein de la cohorte NutriNet-Santé entre 2009 et 2015. Le poids a été collecté prospectivement tous les 6 mois depuis l’inclusion (en moyenne 2 ans avant le diagnostic). Les poids moyens avant et après diagnostic ont été comparés par t-test de Student. Les facteurs associés à une prise de poids modérée à sévère (≥ 5 % du poids initial) ont été investigués par régressions logistiques ajustées sur l’âge et le sexe.
 
Une perte de poids a été observée chez les hommes (-3,54 ± 4,39 kg chez ceux ayant perdu du poids, p = 0,0002) et chez les patients atteints d’un cancer colorectal (-3,94 ± 4,40 kg, p = 0,001). Une prise de poids a été observée chez les patients atteints d’un cancer du sein et de la peau (2,83 ± 3,21 kg, p = 0,04 et 2,96 ± 2,75 kg, p = 0,04, respectivement). Les femmes (OR = 1,75 [1,06-2,87], p = 0,03), les patients plus jeunes (OR = 2,44 [1,51-3,70], p < 0,0001), ceux avec des revenus plus faibles (OR = 1,30 [1,01-1,72], p-trend = 0,007), un niveau d’étude plus faible (OR = 1,32 [1,03-2,70], p-trend = 0,03), un excès de poids avant diagnostic (OR = 1,64 [1,12-2,42], p = 0,01), un niveau d’activité physique plus faible (OR = 1,28 [1,01-1,64], p = 0,04) et ceux ayant arrêté de fumer (OR = 4,31 [1,99-9,35], p = 0,005) avait un risque plus élevé de prendre du poids. Chez les patientes atteintes de cancer du sein, une ménopause induite était associée à une prise de poids (OR = 4,12 [1,76-9,67]), mais aucune association n’a été observée avec les caractéristiques de la tumeur et les traitements.
 
Cette grande cohorte prospective met en évidence des résultats originaux sur les variations de poids entre avant et après le diagnostic de cancer, soulignant des trajectoires de poids différentes. Les facteurs sociodémographiques et économiques semblent influencer le risque de prise de poids, illustrant les inégalités sociales dans le domaine de la santé.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28903371


Association prospective entre la fréquence de consommation d’aliments bio et la variation de poids corporal, le risque de surpoids ou d’obésité : résultats de l’étude NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2017 117(2):325-334

Kesse-Guyot E, Baudry J, Assmann KE, Galan P, Hercberg S, Lairon D.

Un indice de masse corporelle moins élevé a été observé chez les consommateurs de produits bio, mais cette association n’a jamais été évaluée dans une étude avec un schéma prospectif. Notre objectif était d’étudier prospectivement l’association entre la fréquence de consommation d’aliments bio et la variation de poids. Nous avons analysé les données de 62224 participants de la cohorte NutriNet-Santé (78 % de femmes, âge moyen = 45 ans). Des données concernant la fréquence de consommation d’aliments bio, les apports alimentaires et les mesures anthropométriques répétées ont été collectées. Pour seize produits, les participants ont déclaré leur fréquence de consommation d’aliments bio (jamais, occasionnellement, la plupart du temps). Un score bio (OS) avec un maximum de trente-deux points a été calculé pour chaque individu.

Les associations entre le score OS (modélisé en quartiles (Q)) et la variation de poids au cours du suivi (en moyenne 3,1 ans) et le risque de surpoids et d’obésité ont été estimées par ANCOVA et régression logistique multivariée.

Une augmentation moins élevée de l’IMC a été observée à travers les quartiles d’OS (différence moyenne Q4 vs Q1 = - 0,16 (IC 95 % - 0,32, - 0,01). Une augmentation de l’OS était également associée à un plus faible risque de surpoids et d’obésité (parmi les participants non en surpoids et non obèses à l’inclusion). Une réduction de risque de surpoids et d’obésité était observée chez les plus grands consommateurs de bio : les odd-ratios Q4 vs. Q1 étaient respectivement 0,77 (IC 95 % 0,68, 086) et 0,69 (IC 95 % 0,58, 0,82). Concernant le risque d’obésité, l’association était plus forte chez les participants avec une adhérence aux recommandations nutritionnelles plus élevée.

Cette étude suggère un rôle protecteur fort de la fréquence de consommation d’aliments bio à l’égard du risque de surpoids et d’obésité qui dépend de la qualité globale du régime alimentaire. Si ces résultats sont confirmés, ils pourraient contribuer à affiner les recommandations nutritionnelles en tenant compte des modes de production agricoles.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28166859



Association entre impulsivité et le statut pondéral en population générale

Nutrients. 2017 9(3):e217

Bénard M, Camilleri GM, Etilé F, Méjean C, Bellisle F, Reach G, Hercberg S, Péneau S.

L’impulsivité est un trait de personnalité définit comme une prédisposition à des réactions rapides et non-planifiées sans considération de leurs conséquences négatives potentielles. L’impulsivité pourrait avoir un impact sur le comportement alimentaire et le statut pondéral mais les précédentes études ont été réalisées sur des petits échantillons et/ou des populations spécifiques, sans prendre en compte les facteurs de confusion potentiels de cette relation.
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre l’impulsivité et le statut pondéral dans un grand échantillon d’adultes issus de la population générale, et l’influence du sexe sur cette relation.
Un total de 11929 hommes et 39114 femmes participant à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale.
 
Le questionnaire Barratt Impulsiveness Scale (BIS-11) a été utilisé pour estimer l’impulsivité. La taille et le poids étaient auto-déclarés. L’association entre l’impulsivité et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique ajustés sur des facteurs sociodémographiques et de mode de vie.
 
Les individus avec des niveaux d’impulsivité élevés (score BIS-11 total > 71) avaient une probabilité plus élevée d’être obèse (Odds ratio (OR) = 1,80, intervalle de confiance (IC) 95 % : 1,39-2,33 chez les hommes ; OR = 1,30, IC 95 % : 1,15-1,48 chez les femmes) comparés aux individus dans la catégorie moyenne d’impulsivité. Les plus fortes associations entre impulsivité et obésité ont été observées chez les hommes, où les participants les plus impulsifs avaient une probabilité plus élevée d’être obèse de classe III (IMC > 40 kg/m²) (OR = 3,57, IC 95 % : 1,86-6,85).
 
Cette analyse sur un grand échantillon montre une association positive entre impulsivité et statut pondéral, ainsi que l’importance de prendre en compte les facteurs psychologiques dans la prévention de l’obésité.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28257032


Association entre un indice de qualité nutritionnelle fondé sur le profilage nutritionnel des aliments de la Food Standards Agency et le risque de maladies cardiovasculaires chez des adultes français

Int J Cardiol. 2017 234:22-27

Adriouch S, Julia C, Kesse-Guyot E, Ducrot P, Péneau S, Méjean C, Assmann KE, Deschasaux M, Hercberg S, Touvier M, Fezeu LK.

En France, la mise en place en face avant des emballages du logo nutritionnel 5-couleurs (5-CNL) est actuellement à l’étude en tant qu’outil stratégique permettant aux consommateurs de faire des choix d’aliments plus favorables à la santé. Ce logo est fondé sur le système de profilage nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency (FSA-NPS), reflétant la qualité nutritionnelle globale des aliments. Au niveau individuel, une moyenne pondérée sur l’énergie de tous les scores FSA-NPS des aliments couramment consommés a été élaborée (FSA-NPS DI). Notre objectif était d’étudier l’association prospective entre le FSA-NPS DI et le risque de maladies cardiovasculaires (MCV).
 
Un total de 75801 participants de la cohorte NutriNet-Santé, ayant complété un minimum de 3 enregistrements alimentaires de 24 h au cours des deux premières années de suivi, entre 2009 et 2016, a été inclus dans nos analyses. Des modèles de Cox à risques proportionnels mutlivariables ont été utilisés pour caractériser les associations entre le score FSA-NPS DI et l’incidence des MCV.
 
509 évènements cardiovasculaires majeurs ont été diagnostiqués (262 maladies cardiaques coronariennes et 247 AVC) au cours du suivi. Un score FSA-NPS DI plus élevé, caractérisant un régime alimentaire de moindre qualité, était associé à une augmentation du risque de MCV (HRpour 1 point d’incrément = 1,08 (1,03-1,13) ; HRQ4vs.Q1 = 1,40 (1,06-1,84), PQ4-Q1 = 0,01). Cette association tendait à être plus forte chez les sujets en surpoids (HRpour 1 point d’incrément = 1,12 (1,04-1,19) ; Pinteraction = 0,003).
 
Ces résultats suggèrent qu’un régime alimentaire de plus faible qualité nutritionnelle, tel que reflété par un score FSA-NPS DI plus élevé, pourrait être associé à une augmentation significative du risque de maladie cardiovasculaire, en particulier dans les sous-populations à risque (individus en surpoids) accru de survenue de MCV. Ils supportent la pertinence en santé publique de développer un logo nutritionnel en face avant des emballages basés sur ce score.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28258849


Modifications des apports alimentaires et en alcool entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Int J Cancer. 2017 141(3):457-470

Fassier P, Zelek L, Lécuyer L, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Galan P, Cohen P, Hoarau H, Latino-Martel P, Kesse-Guyot E, Baudry J, Hercberg S, Deschasaux M, Touvier M.

L’alimentation et la consommation d’alcool après le diagnostic pourraient être associées au pronostic de cancer, au risque de récidive et à la mortalité. L’objectif objectif était d’étudier les variations des apports en aliments, nutriments et alcool entre avant et après le diagnostic de cancer ainsi que leurs déterminants dans la cohorte prospective NutriNet-Santé.
 
Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé ayant eu un cancer incident diagnostiqué entre 2009 et 2016 ont été inclus (n = 696). Les apports alimentaires, en nutriments et en alcool ont été collectés prospectivement à partir des enregistrements alimentaires de 24 h répétés et non consécutifs depuis l’inclusion (en moyenne 2 ans avant le diagnostic). Le nombre moyen d’enregistrements alimentaires par sujet était de 5,9 avant et de 8,1 après diagnostic. Toutes les données alimentaires avant et après diagnostic ont été comparées par des modèles mixtes. Les facteurs associés aux modifications alimentaires majeures observées ont été investigués par des régressions logistiques multivariées.
 
Nous avons observé une diminution des apports en légumes (diminution moyenne des apports chez les patients ayant diminué leur apport = - 102,4 ± 79,8 g/j), produits laitiers (- 93,9 ± 82,8 g/j), viandes/abats (- 35,5 ± 27,8 g/j), produits à base de soja laitiers (- 85,8 ± 104,1 g/j), boissons sucrées (- 77,9 ± 95,4 g/j) et boissons alcoolisées laitiers (- 92,9 ± 119,9 g/j) et une augmentation des apports en bouillon (42,1 ± 34,9 g/j) et matières grasses/sauces (18,0 ± 13,4 g/j). Nous avons observé une diminution des apports énergétiques (- 377,2 ± 243,5 kcal/j) et des apports en alcool (- 7,6 ± 9,4 g/j), protéines (- 17,4 ± 12,5 g/j) et plusieurs vitamines (p < 0,05) et micronutriments (p < 0,05). A l’inverse, les apports en lipides (19,4 ± 14,6 g/j), acides gras saturés (9,3 ± 7,0 g/j), acides gras mono-insaturés (8,3 ± 6,3 g/j) et vitamine E (3,9 ± 3,3 g/j) ont augmenté après diagnostic.
 
Cette grande étude prospective suggère que le diagnostic de cancer est une période clef pour des changements de l’alimentation. Elle met en évidence certains comportements favorables à la santé telle que la diminution de la consommation d’alcool et de boissons sucrées, mais aussi des tendances moins favorables telles que la diminution de la consommation de légumes et des apports en de nombreuses vitamines et minéraux. Ces résultats apportent des connaissances pour identifier et cibler des recommandations à proposer pour une meilleure prise en charge nutritionnelle des patients après leur cancer.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28335085


Associations entre les déterminants des choix des plats lors de la préparation des repas et la qualité du régime alimentaire chez des adultes français : résultats de l’étude NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2017 117(6):851-861

Ducrot P, Méjean C, Fassier P, Allès B, Hercberg S, Péneau S.

Un certain nombre de déterminants tels que les contraintes ou le plaisir ont été suggérés comme facteurs influençant le choix des plats lors de la préparation des repas dans le foyer. Cependant, aucune étude n’a évalué si l’importance conférée à ces déterminants influence la qualité du régime alimentaire.
 
Cette étude avait pour objectif d’évaluer la différence de qualité du régime alimentaire en fonction de l’importance accordée par les individus à plusieurs déterminants de choix des plats. L’importance de 27 critères impliqués dans les choix des plats les jours de semaine a été évaluée chez 48010 adultes français de l’étude NutriNet-Santé. Des analyses de covariance et des régressions logistique, ajustés sur les facteurs sociodémographiques et les modes de vie, ont été utilisés pour évaluer l’association entre l’importance accordée aux déterminants des choix des plats (oui vs. non) et les apports en énergie et groupe d’aliments ainsi que l’adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises (score PNNS modifié ; mPNNS-GS)).
 
Une meilleure adéquation aux recommandations nutritionnelles a été observée chez les individus accordant de l’importance au fait d’avoir une alimentation favorable à la santé (score mPNNS-GS 7,87 (SD 0,09) vs. 7,39 (SD 0,09)) et chez ceux attachant de l’importance à un régime spécifique (score mPNNS-GS 7,73 (SD 0,09) vs. 7,53 (SD 0,09)), comparés à ceux accordant peu/pas d’importance (tous P < 0,0001). Ces individus présentaient également des apports plus élevés en fruits et légumes, mais des consommations plus faibles de viande, lait et fromage, produits sucrés et plats préparés comparés à leurs pairs (tous P < 0,0001). Pour les autres déterminants que sont la contrainte, le plaisir et l’organisation, de faibles différences ont été observées. La différence majeure de qualité du régime alimentaire était associée à l’importance accordée à une alimentation favorable à la santé.
 
Bien que nos résultats ne permettent pas de conclure à une relation causale, ils suggèrent que les stratégies ayant pour objectif de permettre aux individus de prendre en compte la qualité du régime alimentaire pendant la préparation des repas dans le foyer pourraient constituer un levier pour promouvoir une alimentation favorable à la santé.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28393743


Habitudes de consommation de boissons dans la population européenne : associations avec les apports totaux en eau et en énergie

Nutrients. 2017 9(4):e383

Nissensohn M, Sanchez-Villegas A, Galan P, Turrini A, Arnault N, Mistura L, Ortiz-Andrellucchi A, Edelenyi FS, D'Addezio L, Serra-Majem L.

Les apports en eau et en boissons ont fait l’objet de peu d’attentions dans les études épidémiologiques. L’objectif de cette étude était de comparer la consommation journalière moyenne d’aliments et de boissons chez des adultes issus d’échantillons sélectifs de la population de l’union européenne (UE) afin de comprendre la contribution de ces derniers à l’apport total en eau (ATE), évaluer si la population adulte UE consommait des quantités totales en eau en adéquation avec les recommandations actuelles et pour illustrer les apports réels en eau en Europe.
 
3 enquêtes alimentaires nationales et européennes ont été sélectionnées : l’Espagne a utilisé la base de données « Anthropometry, Intake, and Energy Balance Study » (ANIBES), l’Italie a a analysé les données « Italian National Food Consumption Survey (INRAN-SCAI 2005-06) et les données françaises provenaient de la base de données NutriNet-Santé. La consommation moyenne journalière a été utilisée pour les comparaisons inter-individus. L’ATE ont été comparés avec les valeurs référence « European Food Safety Authority » (EFSA) des hommes et femmes adultes.
 
En moyenne, l’ATE était de 1,7 L (ES 22,9) chez les hommes et de 1,6 L (ES 19,4) chez les femmes en Espagne ; de 1,7 L (ES 16,9) chez les hommes et de 1,7 L (ES 14,1) chez les femmes en Italie et de 2,3 L (ES 4,7) chez les hommes et de 2,1 L (ES 2,4) chez les femmes en France. A l’exception des femmes en France, ni les hommes ni les femmes ne consommaient des quantités d’eau suffisantes selon les valeurs de références de l’EFSA.
Cette étude montre le besoin d’élaborer des politiques de santé et de nutrition appropriées visant à augmenter l’apport total en eau dans la population européenne. L’estimation des apports en boissons nécessite dans le futur l’utilisation de nouveaux outils et techniques et l’application des nouvelles technologies disponibles.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28406441


Apports en vitamines B issus de l’alimentation et des compléments alimentaires et risque de cancer du sein chez les femmes de plus de 45 ans : résultats de la cohorte prospective NutriNet-Santé

Nutrients. 2017 9(5):e488

Egnell M, Fassier P, Lécuyer L, Zelek L, Vasson MP, Hercberg S, Latino-Martel P, Galan P, Deschasaux M, Touvier M.

Les études expérimentales suggèrent un effet protecteur des vitamines B sur le risque de cancer du sein, potentiellement modulé par les apports en alcool. Cependant, les études épidémiologiques disponibles sont limitées, en particulier concernant les vitamines B non foliques. De plus, peu d’études ont pris en compte une évaluation quantitative de l’apport via les compléments alimentaires.
 
L’objectif de cette étude était d’examiner les associations entre les apports en vitamines B (alimentaires, compléments alimentaires, totaux) et le risque de cancer du sein. 27 853 femmes âgées de plus de 45 ans participant à la cohorte NutriNet-Santé (2009-2016) ont été incluses, avec un temps de suivi médian de 4,2 ans. Les données alimentaires ont été collectées via des enregistrements alimentaires de 24 h. Un questionnaire spécifique a été utilisé pour évaluer la consommation de compléments alimentaires sur une période de 12 mois. Une table de composition incluant 8000 compléments alimentaires a été développée. Les associations ont été analysées par des modèles de Cox multivariés et 462 cas de cancer du sein incidents ont été diagnostiqués.
 
Les apports en pyridoxine via l'alimentation (HRQ4vs.Q1 = 0,74 (0,55-0,99), P-trend = 0,05), les compléments alimentaires (HRQ4vs.Q1 = 0,61 (0,38-0,98), P-trend = 0,05) et au total (HRQ4vs.Q1 = 0,67 (0,50-0,91), P-trend = 0,01) étaient inversement associés au risque de cancer du sein. L’apport total en thiamine était inversement associé, à la limite de la significativité, au risque de cancer du sein (HRpar unité d’incrément = 0,78 (0,61-1,00), P = 0,05). Des interactions statistiquement significatives entre la consommation d’alcool et l’apport en vitamines B (thiamine, riboflavine, niacine, acide pantothénique, pyridoxine, folate et cobalamine) via les compléments alimentaires ont été observées, ces dernières étant associées à une diminution du risque de cancer du sein chez les faibles ou non buveurs mais pas chez les forts consommateurs d'alcool.
 
Cette grande étude prospective, incluant une évaluation quantitative de l’apport issu des compléments alimentaires, suggère un possible effet protecteur de la pyridoxine et de la thiamine vis-à-vis du risque de cancer du sein chez les femmes de plus de 45 ans.
 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28505069


04/12/2017 - Topsante.com

NutriNet-Santé dans la presse : La viande rouge : facteur de risque de multiples cancers

La consommation en excès de viande rouge serait un facteur de risque de cancer colorectal, mais aussi des cancers en général...

Le risque de développer un cancer du sein augmente avec la consommation de viande rouge, et cette association existe aussi sur le risque de cancers, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale International Journal of Cancer.

Consulter l'article en ligne



22/11/2017 - Inserm.fr

NutriNet-Santé dans la presse : L'impact de la consommation de viande rouge ne serait pas limité au risque de cancer colorectal

Si l'on sait aujourd'hui que la consommation de viande rouge et de charcuterie est associée à un risque accru de cancer colorectal, qu'en est-il des autres localisations de cancer ?

Une nouvelle étude, réalisée grâce aux données des volontaires participant à la cohorte NutriNet-Santé, met en lumière un effet potentiellement plus global de cette consommation.

Viande rouge et charcuterie impliqués dans d'autres types de cancer ?

Consulter l'article en ligne



03/11/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Int J Behav Nutr Phys Act...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Int J Behav Nutr Phys Act sur planification des repas, diversité des aliments, qualité du régime alimentaire et statut pondéral. Lire le résumé en français

 



La planification des repas est associée à la diversité des aliments, la qualité du régime alimentaire et au statut pondéral dans un large échantillon d’adultes français

Int J Behav Nutr Phys Act. 2017 14(1):12

Ducrot P, Méjean C, Aroumougame V, Ibanez G, Allès B, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

La planification des repas pourrait être un outil pour pallier au manque de temps et donc encourager à la préparation des repas à domicile, potentiellement associée à une meilleure qualité du régime alimentaire. Cependant, jusqu’à présent, la planification des repas fait l’objet de peu de littérature scientifique. L’objectif de cette étude transversale était d’examiner les associations entre la planification des repas et la qualité du régime alimentaire, incluant l’adéquation aux recommandations nutritionnelles, la diversité alimentaire ainsi que le statut pondéral.

Le fait de planifier ses repas, ou autrement dit de décider à l’avance ce qui va être préparé et consommé pour les jours à venir, a été évaluée chez 40554 participants de la cohorte NutriNet-Santé, basée sur internet. La qualité de l’alimentation a été comparée sur la base des apports en énergie, nutriments, groupes d’aliments et l’adéquation aux recommandations nutritionnelles délivrées par le PNNS, (mPNNS-GS), estimées par des rappels de 24 h répétés. Un score de diversité des aliments a été calculé en utilisant le questionnaire de fréquences alimentaires. Le poids et la taille étaient auto-déclarés. Les associations entre la planification des repas et les apports alimentaires ont été estimée par analyses de covariance, tandis que les associations avec les quartiles des scores mPNNS-GS et de diversité et les catégories du statut pondéral (surpoids, obésité) ont été évaluées par des modèles de régression logistique.

Un total de 57 % des participants ont déclaré planifier des repas au moins occasionnellement. Les planificateurs de repas étaient plus susceptibles d’avoir un score mPNNS-GS plus élevé (OR quartile 4 vs. 1 = 1,13, IC 95 % : [1,07-1,20]), un score de diversité plus élevé (OR quartile 4 vs. 1 = 1,25, IC 95 % : [1,18-1,32]). Chez les femmes, la planification des repas était associée à un plus faible risque d’être en surpoids (OR = 0,92 [0,87-0,98]) ou obèse (OR = 0,79 [0,73-0,86]). Chez les hommes, l’association était significative seulement pour l’obésité (OR = 0,81 [0,69-0,94]).

La planification des repas était associée avec un régime alimentaire plus favorable à la santé et un prévalence plus faible d’obésité. Bien qu’aucune causalité ne puisse être déduite de ces associations, ces résultats suggèrent que la planification des repas pourrait être pertinente dans le cadre de la prévention de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28153017



25/10/2017 - e=m6 Spécial Nutrition

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier répond à cette interrogation :



24/10/2017 - e=m6 Spécial Nutrition

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier répond à cette interrogation :



06/10/2017 - Les Echos.fr

Santé : vive le bio !

Manger bio réduirait notablement le syndrome métabolique...

Les raisons ? Deux pistes à explorer, selon les chercheurs...

Consulter l'article en ligne



05/10/2017 - Reponse conso.fr

Oui, manger du bio c'est bon pour la santé !

L'étude NutriNet-Santé révèle que la consommation d'aliments bio réduirait les risques de syndrome métabolique.

Seule condition : en consommer en grande quantité.

Consulter l'article en ligne



02/10/2017 - Questionnaire Exposition au soleil

L'objectif de ce questionnaire est d'évaluer votre exposition au soleil. 

En complément des données alimentaires que vous nous avez transmises, vos réponses nous permettront d'estimer votre statut en vitamine D (qui résulte à la fois de vos apports alimentaires et de la synthèse endogène par votre peau à partir des rayons solaires).

Il restera disponible 4 mois.

Merci de votre participation !



02/10/2017 - BFMTV

Pour diminuer le risque de syndrome métabolique, consommez du bio...

Dans les cadre de l'étude NutriNet-Santé, qui vise à mieux comprendre les comportements alimentaires et les relations entre la nutrition et la santé, des chercheurs ont mis en avant un lien entre l'alimentation issue de l'agriculture biologique et une diminution du risque de syndrome métabolique.

Plus ce type d'alimentation est adoptée, plus les effets bénéfiques sont importants.

Consulter l'article en ligne



13/09/2017 - Allô docteurs, le magazine de la santé

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier et le Dr Bruno Raynard répondent, sur le plateau de l'émission, aux différents interrogations sur l'alimentation chez les patients atteints de cancer :

En particulier, sont abordées les questions suivantes :

  • Pourquoi perd-on l'appétit quand on est sous chimio ?
  • J'adorais la viande, et maintenant que je suis sous chimio, elle a un goût métallique. Pourquoi ? Que faire ?
  • Chimio et alcool font-ils bon ménage ?
  • Faut-il favoriser les légumes et les fruits pendant la chimio ?
  • Que pensez-vous du cannabis thérapeutique ?
  • Comment lutter contre les nausées quand on est sous chimio ?
  • Que pensez-vous du jeûne avant une séance de chimio ?
  • Comment ne pas perdre trop de poids quand on n'a plus goût à rien pendant le traitement ?
  • Les cellules cancéreuses aiment-elles le sucre ?
  • Manger bio a-t-il un réel intérêt quand on a un cancer ?
  • J'ai des champignons dans le tube digestif. Y a-t-il des aliments à éviter ou au contraire à privilégier ?
  • Après mon cancer, j'avais très faim, j'ai pris 20 kilos. Est-ce normal ?
  • Quelles sont les vertues du jus de groseilles à maquereaux ?
  • Les fibres alimentaires ont-elles un effet protecteur contre le cancer et si oui, à partir de quelle quantité quotidienne ?


05/09/2017 - Questionnaire Produits bio

L'objectif de ce questionnaire est d'évaluer vos habitudes de consommation en matière d'aliments issus de l'Agriculture Biologique. 

Même si vous ne consommez pas d'aliments bio, vos réponses à ce questionnaire nous intéressent pour connaître votre avis sur ce type de produits.

Il est rapide à remplir et restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



04/09/2017 - Dossier Inserm

Antibio-résistance : la guerre est déclarée !

Depuis la découverte de la pénicilline, le premier antiobiotique, en 1928 par Alexander Fleming, les bactéries n'ont eu de cesse de résister. Or, antibiotiques et bactéries résistantes sont partout : à l'hôpital, mais aussi dans le monde animal, et même dans l'eau des nappes phréatiques. Autant de milieux où les bactéries renforcent leur arsenal.

D'où la nécessité de lutter contre cette antibiorésistance galopante selon le concept One world, One health, littéralement "un monde, une santé".

En France, c'est dans cet esprit qu'en novembre 2016 une feuille de route interministérielle a été publiée afin de diminuer la consommation d'antibiotiques de 25 % d'ici 2018 et de réduire les conséquences sanitaires et économiques de l'antibiorésistance. Une feuille de route à laquelle est associée le deuxième plan Ecoantibio cantré sur la santé animale. Des défis ambitieux pour un enjeu colossal : éviter qu'une simple plaie devienne une maladie grave.

Consultez le magazine en ligne



18/07/2017 - Dossier Inserm

Fertilité : nos générations futures en danger ?

Les consultations de couples confrontés à l'infertilité augmentent de plus en plus en France et dans les pays industrialisés, à l'instar du nombre de naissances rendues possibles grâce aux techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP).

Notre fertilité serait-elle en berne ? Et pour quelles raisons ?

En dehors des causes génétiques ou infectieuses, le changement de notre mode de vie, le recul de l'âge de la procréation, les cancers, l'obésité, la consommation de tabac, d'alcool et autres drogues, ou encore la pollution sont régulièrement incriminés...

Consultez le magazine en ligne



10/07/2017 - Sciencesetavenir.fr

NutriNet-Santé dans la presse : Le grignotage, un comportement à éviter

La prise de barres chocolatées, gâteaux, boissons sucrées...en dehors des repas comporte des risques pour la santé tels qu'obésité ou maladies cardio-vasculaires...

Retrouvez le nombre de calories supplémentaires absorbées en moyenne par les grignoteurs et les snacks les plus recherchés par les femmes dans l'étude NutriNet-Santé.

Consulter l'article en ligne



03/07/2017 - Ledauphine.com

NutriNet-Santé dans la presse : Les Français passent trop de temps assis

La sédentarité est dangereuse pour la santé physique et mentale. Et pourtant...

Retrouvez le temps passé assis des Français selon les données NutriNet-Santé.

 Consulter l'article en ligne



Variation de poids corporel sur 5 ans et le temps de sommeil total : étude des associations en fonction du sexe et de l’obésité

Int J Behav Med. 2017 24(4):493-500

Andreeva VA, Torres MJ, Léger D, Bayon V, Gonzalez P, de Edelenyi FS, Hercberg S, Galan P.

Nous avons estimé l’association entre une variation de poids ≥ 5 kg sur 5 ans et le temps de sommeil total (TST) en fonction du sexe et du surpoids/obésité.

Dans cette étude transversale, nous avons étudié 41610 adultes de la cohorte NutriNet-Santé. Un questionnaire sur le sommeil et sur le poids corporel a été passé en 2014. Les associations ont été étudiées grâce aux modèles de régression logistique multivariée.

Globalement, les femmes déclarant une perte de poids  5 kg avaient une probabilité plus élevée d’avoir un TST court ( 6 h) vis-à-vis les femmes déclarant un poids stable (OR = 1,15 ; IC à 95 % : 1,05-1,25). Les hommes et les femmes declarant une prise de poids majeure ( 5 kg) avaient une probabilité plus élevée d’avoir un TST court vis-à-vis ceux déclarant un poids stable (hommes : OR = 1,20 ; IC à 95 % : 1,05-1,37 ; femmes : OR = 1,24 ; IC à 95 % : 1,15-1,33). Les hommes déclarant une prise de poids majeure avaient moins de risque d’avoir un TST long vis-à-vis les hommes avec un poids stable (OR = 0,83 ; IC à 95 % : 0,70-0,97). Le surpoids et l’obésité ne modulaient pas ces associations.

Cette étude apporte de nouvelles connaissances dans les domaines de la santé publique et de la nutrition en mettant en évidence une association différente selon le sexe entre la variation de poids et le TST court ou long. Ces associations nécessitent des études supplémentaires dans un contexte longitudinal avec des mesures répétées et objectives, en tenant compte des changements des comportements de santé au cours du temps.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28127709



27/06/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Int J Behav Med...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Int J Behav Med sur la variation de poids corporel sur 5 ans et le temps de sommeil total chez 41610 Nutrinautes. Lire le résumé en français



16/06/2017 - Dossier Inserm

Sommeil : la santé vient en dormant

Nous consacrons un tiers de notre vie à dormir. Le sommeil apparaît indispensable à une bonne récupération physique. On sait aussi depuis peu qu'il est nécessaire à l'apprentissage. 

Mais que ce passe-t-il dans notre cerveau après l'endormissement ?

A l'occasion de la 17ème Journée nationale du sommeil, organisée le 17 mars 2017 par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), le magazine Science & Santé fait le point sur les dernières découvertes qui lèvent peu à peu le voile sur le rôle des différentes phases du sommeil, qu'il soit léger, profond ou paradoxal. L'occasion également de décrypter les répercussions, à moyen et long terme, d'une altération du sommeil sur la santé.

Consulter le magazine en ligne



Les motivations intervenant dans les choix alimentaires lors d’achats chez des groupes de consommateurs bio et conventionnels : focus sur les préoccupations liées à la durabilité (l’étude de cohorte NutriNet-Santé)

Nutrients. 2017 9(2):e88

Baudry J, Péneau S, Allès B, Touvier M, Hercberg S, Galan P, Amiot MJ, Lairon D, Méjean C, Kesse-Guyot E.

L’objectif de cette étude était d’examiner les motivations des choix d’aliments associées à différents profils alimentaires bio ou conventionnels parmi 22366 participants de l’étude NutriNet-Santé.

Les apports alimentaires ont été collectés via un questionnaire de fréquence de consommation. Les motivations des choix d’aliments ont été évaluées via un questionnaire validé de 63 items permettant de calculer un score pour les 9 dimensions suivantes : « absence de contaminants », « limitations environnementales », « éthique et environnement », « goût », « innovation », « production locale et traditionnelle », « prix », « santé » et « praticité ». Cinq groupes de consommateurs ont été identifiés : « les petits mangeurs standards d’aliments conventionnels », « les gros mangeurs conventionnels d’aliments défavorables à la santé », « les petits mangeurs standards d’aliments bio », « les mangeurs écolos d’aliments bio » et « les mangeurs modérés d’aliments bio hédonistes ». Les associations entre les scores des dimensions des motivations des choix d’aliments et les clusters de consommateurs ont été estimées à l’aide de modèles d’analyse de covariance (ANCOVA) ajustés sur les facteurs sociodémographiques.

Les « mangeurs écolos d’aliments bio » avaient le score moyen le plus élevé pour les dimensions « santé », tandis que les « gros mangeurs d’aliments conventionnels défavorables à la santé » ont obtenu le plus faible score pour la dimension « absence de contaminants ». Les « petits mangeurs standards d’aliments bio », « les mangeurs écolos d’aliments bio » et « les mangeurs modérés d’aliments bio hédonistes » avaient des scores comparables pour la dimension « goût ». Les « gros mangeurs conventionnels d’aliments défavorables à la santé » avaient le score le plus élevé pour la dimension « prix » tandis que les « mangeurs écolos d’aliments bio » obtenaient les plus faibles scores pour les dimensions « innovation » et « praticité ».

Ces résultats apportent de nouvelles connaissances sur les motivations des choix d’aliments de différents profils de consommateurs dont des profils comme les mangeurs « écolos » et « hédonistes ».

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28125035



15/06/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Nutrients...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les les motivations intervenant dans les choix alimentaires lors d'achats chez les consommateurs bio et conventionnels, avec un focus sur les préoccupations liées à la durabilité chez 22366 Nutrinautes. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire, Typologie de mangeurs basée sur la consommation d'aliments conventionnels ou bioApports alimentaires et qualité nutritionnelle en fonction du niveau de consommation d'aliments bio 



29/05/2017 - Capital

Les produits bio sont-ils vraiment meilleurs pour la santé ?

Une majorité de Français achète des aliments bio par peur des pesticides. Un choix souvent justifié par les analyses...même si nos tests réservent parfois quelques surprises !

Consulter l'article en ligne 

 



18/05/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Public Health Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Public Health Nutr sur les associations entre les indicateurs socio-économiques et les consommations d'aliments d'origine animale chez 92036 Nutrinautes. Lire le résumé en français



Les indicateurs socio-économiques sont indépendamment associés aux consommations d’aliments d’origine animale chez les adultes français

Public Health Nutr. 2016 19(17):3146-57

Méjean C, Si Hassen W, Lecossais C, Allès B, Péneau S, Hercberg S, Castetbon K.

La réduction de la consommation d’aliments d'origine animale étant un défi actuel de santé publique, une meilleure compréhension des relations spécifiques de l'éducation, de la profession et du revenu avec leur consommation est utile. Nous avons donc étudié les associations indépendantes de chaque indicateur avec les consommations de différents aliments d’origine animale et leur effet modificateur.

Dans cette étude transversale, les consommations d’aliments d’origine animale ont été estimées chez 92036 adultes inclus dans l'étude NutriNet-Santé par 3 enregistrements alimentaires de 24 h. Les associations entre les facteurs socio-économiques et les consommations d’aliments d’origine animale et les interactions entre les indicateurs socio-économiques ont été évaluées par des analyses de covariance ajustées sur l’âge et l’apport énergétique. Les analyses ont été réalisées séparément chez les hommes et les femmes du fait d’interactions significatives observées.

Les personnes avec un faible niveau d’éducation avaient des consommations plus élevés en viande rouge (+ 9-12 g/j), charcuterie (+ 6-9 g/j) et volaille (chez les hommes, + 7 g/j) comparés à ceux de niveau d’éducation plus élevé. Le pourcentage de consommateurs de poisson était plus faible dans les catégories de revenus les plus faibles comparées à celles plus élevées. Les ouvriers avaient des consommations de crèmes desserts plus élevés (chez les hommes, + 14 g/j) que les cadres. Quelques interactions significatives ont été observées. Les analyses stratifiées sur le niveau d’éducation montrent que les sujets ayant les revenus les plus élevés consomment plus de yaourts que ceux ayant de plus faibles revenus, seulement chez les personnes de faible niveau d’éducation.

Les disparités socio-économiques des consommations d’aliments d’origine animale varient en fonction de l’indicateur socio-économique, suggérant une influence spécifique de chaque indicateur sur l’apport en aliments d’origine animale. En particulier, un niveau d’éducation faible est associé à des consommations plus élevés en viande rouge, charcuterie et crèmes desserts, et avait un effet modificateur sur l’association entre les revenus et les consommations d’aliments d’origine animale.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27373677



15/05/2017 - Questionnaire Attitudes alimentaires

Ce nouveau questionnaire est disponible dans votre espace membre.

L'objectif de ce questionnaire est d'étudier les attitudes susceptibles de conditionner différents comportements alimentaires, et en particulier, à évaluer les raisons qui poussent à manger et qui motivent ou orientent les choix alimentaires.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Que sait ou croit savoir la population à propos de la vitamine D ?

Nutrients. 2016 8(11):e718

Deschasaux M, Souberbielle JC, Partula V, Lécuyer L, Gonzalez R, Srour B, Guinot C, Malvy D, Latino-Martel P, Druesne-Pecollo N, Galan P, Hercberg S, Kesse-Guyot E, Fassier P, Ezzedine K, Touvier M.

La population a été exposée à de nombreuses informations sur la vitamine D, suggérant que la vitamine D pourrait jouer un rôle sur la santé, suscitant donc un intérêt pour l’insuffisance en vitamine D. Que sait réellement la population à ce sujet ?

Dans une étude transversale, nous avons investigué les connaissances et les opinions liées à la vitamine D chez 59 273 adultes français (cohorte NutriNet-Santé) via un questionnaire spécifique portant sur différents aspects de la vitamine D, comme par exemple les sources d’information, les sources de vitamine D, les effets santé de la vitamine D et l’opinion vis-à-vis du statut en vitamine D. Les réponses à ce questionnaire ont été pondérées en fonction de la distribution sociodémographique française et comparées en termes de caractéristiques individuelles (ex : sexe, âge, niveau d’éducation, revenu) en utilisant des tests χ².

Les médecins et les médias ont été identifiés comme les informateurs principaux. Les participants n’ont pas toujours cité précisément les sources de vitamine D (ex : 72 % seulement pour l’exposition au soleil, poisson gras : 61 %) ou les effets santé établis (ex : santé des os : 62-78 %). En revanche, ils ont mentionné des sources incorrectes (ex : poulet) et des effets santé pour lesquels il n’y a actuellement pas de consensus (ex : cancer, maladies cardiovasculaires ou cognitives). Globalement, un meilleur niveau de connaissance était observé chez les femmes, les participants plus éduqués, ceux avec un meilleur niveau de revenu, et lorsque le médecin était cité comme source d’information. Une forte incohérence a également été observée entre le statut réel en vitamine D des participants (concentration plasmatique en 25-hydroxyvitamine D) et leur opinion à ce sujet : par exemple, 16 % seulement de ceux présentant une insuffisance en vitamine D (statut en vitamine D < 20 ng/ml) pensaient avoir un statut en vitamine D trop bas et seuls 30 % de ceux qui pensaient avoir un statut en vitamine D trop bas présentaient effectivement une insuffisance en vitamine D. Cette étude, la 1ère en Europe sur un large échantillon, montre le besoin de supports de communication simples et actualisés sur les sources et les effets santé de la vitamine D pour la population générale et les professionnels de santé.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27845705



11/05/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Nutrients...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les connaissances et les opinions liées à la vitamine D à partir des données recueillies chez 59273 Nutrinautes. Lire le résumé en français



03/05/2017 - Allô docteurs, le magazine de la santé

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Mathilde Touvier et le Dr Jacques Fricker répondent, sur le plateau de l'émission, aux différents interrogations sur les compléments alimentaires :

En particulier, sont abordées les questions suivantes :

  • On sort bientôt de l'hiver, est-ce toujours utile de faire une cure de magnésium ?
  • Prendre des vitamines le soir peut-il empêcher de dormir ?
  • Depuis une fausse couche, je suis très fatiguée, on m'a prescrit du fer ; est-il nécessaire de faire une cure de vitamines en même temps ?
  • L'acide folique est-il encore nécessaire pendant une grossesse ? A quoi sert-il ?
  • Je suis végétarienne. J'ai entendu dire que je pouvais avoir des carences en vitamine B12. Faut-il que je me supplémente ?
  • Quels sont les bienfaits de la spiruline ? A-t-elle des contre-indications ?
  • Est-il préférable de consommer des oranges entières ou pressées, voire les deux ?
  • Les vitamines vendues en pharmacie sont-elles d'aussi bonne qualité que les vitamines présentes dans les fruits et les légumes ?
  • Je prends tous les matins une ampoule de ginseng, gelée royale et acerola dans un verre de jus d'orange. Cela peut-il expliquer une prise de poids ?
  • Quelle est la quantité de vitamines à prendre par jour un enfant ?
  • Comment savoir si on manque de vitamine D ?
  • Quand on s'expose au soleil, est-il vrai que le visage seul, ne permet pas d'absorber suffisamment de vitamine D et qu'il faut aussi exposer ses bras ?


28/04/2017 - Le Parisien Magazine

Ces bénévoles au service des chercheurs

Loin des labos, de plus en plus de bénévoles aident les chercheurs en leur fournissant de précieuses données qu'ils recueillent au quotidien. Rencontre avec trois d'entre eux.
Retrouvez le témoignage d'un Nutrinaute...

Consulter l'article en ligne



27/04/2017 - Questionnaire Compléments alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre consommation de compléments alimentaires.

Ce questionnaire, similaire à celui que vous avez déjà eu à compléter, nous permettra d'actualiser vos données de consommation de compléments alimentaires et donc de suivre l'évolution de cette consommation au cours du temps.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Comparaison des apports alimentaires dans la cohorte web NutriNet-Santé avec les données représentatives françaises de l'étude ENNS : la question de la généralisabilité dans l'e-epidemiology

Am J Epidemiol. 2016 184(9):660-9

Andreeva VA, Deschamps V, Salanave B, Castetbon K, Verdot C, Kesse-Guyot E, Hercberg S

Nous avons comparé les apports alimentaires entre la cohorte Web NutriNet-Santé et une enquête représentative au niveau national (Etude Nationale Nutrition Santé, ENNS). Nous avons étudié 49 443 volontaires français âgés de 18 à 74 ans recrutés en 2009-2010. L’étude ENNS (2006-2007), avec un échantillon national représentatif de 2 754 adultes français âgés de 18 à 74 ans, a servi de référence. Les données récoltées grâce aux rappels alimentaires de 24 h ont été pondérées et comparées entre les deux études via des tests t de Student. Nous avons observé des apports alimentaires très similaires en ce qui concerne les glucides, les lipides totaux, les protéines et l'énergie totale. Cependant, la consommation de fruits et légumes, de fibres, de vitamines B6, B9, C, D, E, de fer et de magnésium était plus élevée tandis que la consommation d'alcool et de boissons non alcoolisées était plus faible dans la cohorte Web que dans l’étude ENNS. Des différences par sexe ont été observées en ce qui concerne les vitamines A et B12, le zinc et le potassium. De vraies différences entre les apports alimentaires ainsi que le biais lié au bénévolat peuvent chacun contribuer à expliquer ces résultats.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27744386



Les dimensions de l’alimentation intuitive sont associées de façon différentielle aux apports alimentaires dans la population générale de l’étude NutriNet-Santé

J Nutr. 2017 147(1):61-69

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

L’alimentation intuitive est caractérisée par le fait de manger en réponse aux signaux de faim ou de satiété plutôt qu’aux signaux émotionnels, sans s’interdire d’aliments spécifiques. Les données suggèrent une association inverse entre l’alimentation intuitive et le poids, mais très peu de données sont disponibles sur l’association entre l’alimentation intuitive et les apports alimentaires.

L’objectif était d’étudier la relation entre l’alimentation intuitive et la consommation alimentaire dans un grand échantillon d’adultes issus de la population générale.

Un total de 9581 hommes et 31955 femmes âgés de plus de 18 ans participant à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. L’alimentation intuitive  a été estimée en utilisant une version française validée de l’« Intuitive Eating Scale-2 » (modélisée en quartiles). Les apports alimentaires ont été estimés à partir d’au moins 6 enregistrements alimentaires de 24 h auto-déclarés (2009-2015). Les associations entre les différents dimensions de l’alimentation intuitive (Manger pour des raisons physiques plutôt qu’émotionnelles « Raisons physiques », Dépendance aux signaux de faim ou de satiété « Signaux » ; Permission inconditionnelle de manger « Permission ») et les apports alimentaires ont été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale.

Chez les femmes, des scores aux sous dimensions « Raisons physiques » et « Signaux » plus élevés étaient associés à un apport énergétique plus faible (P < 0,0001). Un score de « Raisons physiques » plus élevé était associé à des apports plus faibles en aliments sucrés et gras chez les femmes (143 g/j dans le quartile 1 comparé à 124 g/j dans le quartile 4) et chez les hommes (153 comparé à 138 g/j), et à des apports plus faibles en produits laitiers et viande, poisson, et œufs chez les femmes (P < 0,0001). Un score de « Signaux » plus élevé était associé à des apports plus faibles en produits laitiers, viande, poisson, et œufs chez les hommes et femmes, et à un apport plus élevé en céréales complètes chez les femmes (P < 0,0001). A l’inverse, des scores de  »Permission » plus élevés étaient associés à un apport énergétique plus élevé et à des apports alimentaires moins favorables à la santé incluant des apports plus faibles en fruits, légumes, et céréales complètes (P < 0,0001).

Les dimensions de l’alimentation intuitive « Raisons physiques » et « Signaux » étaient associées à des apports alimentaires globalement plus favorables à la santé tandis que la dimension « Permissioné était associée à des apports moins favorables à la santé. Ces résultats suggèrent l’intérêt de développer des stratégies nutritionnelles de santé publique qui encouragent le fait de manger en réponse aux signaux de faim et de satiété.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27798333



20/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans J Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal J Nutr sur les dimensions de l'alimentation intuitive, associées de façon différentielle aux apports alimentaires à partir des données de plus de 41000 participants de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français

A voir aussi : Alimentation intuitive et statut pondéral



12/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

 

Un article scientifique dans JMIR Public Health Surveill...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal JMIR Public Health Surveill sur les enseignements tirés de la recherche de validation méthodologique en E-épidémiologie à partir des résultats de 150000 Nutinautes. Lire le résumé en français



Les enseignements tirés de la recherche de validation méthodologique en E-épidémiologie

JMIR Public Health Surveill. 2016 2(2):e160

Kesse-Guyot E, Assmann K, Andreeva V, Castetbon K, Méjean C, Touvier M, Salanave B, Deschamps V, Péneau S, Fezeu L, Julia C, Allès B, Galan P, Hercberg S.

Les méthodes traditionnelles de recherche épidémiologique présentent une charge important sur le plan logistique, humain et financier. Le développement d’outils numériques innovants présente un  potentiel pour surmonter ces difficultés. Néanmoins, les études basées sur internet restent peu fréquentes en partie à cause des problèmes de validité et de généralisation des résultats.

L’objectif de ce travail est de résumer les résultats des études méthodologiques menées dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française basée sur internet.

Sur la base des résultats issus de la cohorte sur internet NutriNet-Santé (qui compte plus de 150000 participants inclus), ont été synthétisés dans ce travail les travaux méthodologiques sur la représentativité de l’échantillon, les stratégies de recrutement favorables et la qualité des données.

Globalement, les résultats sont en faveur de l’utilité de telles études basées sur internet pour surmonter certaines limites méthodologiques dans la recherche épidémiologique, en particulier concernant la qualité des données (ex : la concordance pour la classification de l’indice de masse corporelle [IMC] était de 93 %), la réduction du biais de désirabilité social, l’accès à une large variabilité de profils de participants, incluant des sous-groupes souvent difficiles à recruter tels que les jeunes (12,30 % [15, 118/122, 912] moins de 25 ans) et les personnes âgées (6,60 % [8112/122, 912] de plus de 65 ans), les personnes sans emploi ou au foyer (12,60 % [15, 487/122, 912] et ceux faiblement éduqués (38,50 % [47, 312/122, 912]). Cependant, un biais de sélection demeure car 78,00 % [95, 871/122, 912] des participants étaient des femmes et 61,50 % [75, 590/122, 912] avaient un niveau d’études postsecondaire. Ceci est inhérent au recrutement sur la base du volontariat dans une cohorte..

Considérant l’expansion de l’accès à internet dans toutes les strates sociales, le recrutement de participants avec différents profils socio-économiques et différent niveaux d’expositions à des facteurs de risque pour la santé semble très faisable. Des recherches sur l’identification de biais spécifiques aux cohortes sur internet et la collecte de données exhaustives et valides sont nécessaires. Ce résumé des résultats méthodologiques issus de la cohorte NutriNet-Santé peut contribuer à aider les chercheurs à développer de futures études épidémiologiques sur internet.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27756715



Apports alimentaires et qualité nutritionnelle du régime alimentaire associés à différents niveaux de consommation d’aliments bio chez des adultes français : résultats d’une étude transversale de la cohorte NutriNet-Santé

Public Health Nutr. 2016 20(4):638-648

Baudry J, Allès B, Péneau S, Touvier M, Méjean C, Hercberg S, Galan P, Lairon D, Kesse-Guyot E.

L’objectif de cette étude était de déterminer les profils alimentaires d’individus de la cohorte NutriNet-Santé associés à différents niveaux de consommation d’aliments bio à partir de données auto-déclarées sur les consommations d’aliments bio.

Les apports alimentaires ont été collectés via un FFQ (questionnaire de fréquence de consommation) bio. Un total de 28245 participants a été classé dans 5 groupes (quintiles redressés, Q) suivant la proportion d’aliments bio dans leur régime alimentaire. Pour déterminer la qualité du régime alimentaire, 2 scores ont été calculés représentant l’adhérence aux recommandations nutritionnelles du PNNS (mPNNS-GS) et la probabilité d’un apport satisfaisant en nutriments (PANDiet). Les associations entre les niveaux de consommation d’aliments bio et les caractéristiques alimentaires ont été estimées avec de modèles ANCOVA ajustés sur le sexe, l’âge et l’apport énergétique.

Les consommations d’aliments d’origine végétale augmentaient avec la contribution d’aliments bio au régime alimentaire tandis qu’une tendance inverse a été observée pour les produits laitiers, biscuits et sodas (P-de tendance < 0,0001). Les scores de qualité du régime alimentaire augmentaient de Q1 (mPNNS-GS : 7,89 (et 0,02) ; PANDiet : 63,04 (et 0,11)) à Q5 (mPNNS-GS : 8,78 (et 0,02) ; PANDiet : 69,37 (et 0,10)). Globalement, les grands consommateurs d’aliments bio présentaient une meilleure qualité nutritionnelle du régime alimentaire. Néanmoins, les individus ayant des consommations intermédiaires d’aliments bio présentaient une meilleure adhérence aux recommandations nutritionnelles concernant les produits d’origine animale.

Cette étude contribue à une meilleure compréhension de la consommation d’aliments bio en tant qu’élément d’un meilleur régime alimentaire plus favorable à la santé et les profils alimentaires des différentes catégories de consommateurs d’aliments bio. Ces résultats mettent donc en évidence de fortes associations entre le comportement alimentaire et la consommation d’aliments bio et plaident pour la réalisation de futures études étiologiques entre consommation d’aliments bio et santé.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27731291



06/04/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Public Health Nutr...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Public Health Nutr sur les apports alimentaires et la qualité nutritionnelle du régime alimentaire associés à différents niveaux de consommation d'aliments bio chez 28245 Nutinautes. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire, Typologie de mangeurs basée sur la consommation d'aliments conventionnels ou bio 



04/04/2017 - Questionnaire Conduites alimentaires

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'étudier certaines conduites alimentaires spécifiques assez fréquemment rencontrées et la perception du poids.

Il est très court (5 questions à remplir par "oui" ou "non").

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



Caractéristiques des habitudes de consommation de boissons dans un grand échantillon d’adultes français : associations avec les apports totaux en eau et en énergie

Nutrients. 2016 8(10):e627

Szabo de Edelenyi F, Druesne-Pecollo N, Arnault N, Gonzalez R, Buscail C, Galan P.

Une hydratation satisfaisante est un facteur clef pour un fonctionnement correct des processus cognitifs et physiques. En France, les recommandations de santé publique concernant les apports totaux en eau sont d’avoir des apports en fluides suffisant, avec une attention particulière à l’hydratation des seniors, spécialement en périodes de canicules. L’objectif de cette étude était de calculer la quantité totale d’eau provenant des aliments et des boissons et d’analyser les caractéristiques de consommation chez les participants d’une grande cohorte nationale française.

L’apport total en eau, ainsi que la contribution des aliments et boissons à cet apport, a été estimé chez 94939 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé (78 % de femmes, âge moyen 42,9 (erreur standard : ES 0,04)) à partir de 3 enregistrements alimentaires de 24 h à l’inclusion. Les différences statistiques des apports en eau dans les différents groupes d’âge, saisons et jour de la semaine ont été estimées.

L’apport total en eau moyen était de 2,3 L (ES 4,7×10-3) chez les hommes et de 2,1 L (ES 2.4×10-3) chez les femmes. La majorité des individus respectait la recommandation de l’EFSA (European Food Safety Authority), en particulier les femmes. L’apport énergétique total moyen était de 1884 kcal/jour (ES 1,5) (2250 kcal/jour (ES 3,6) chez les hommes et 1783 kcal/jour (ES 1,5) chez les femmes). La contribution des boissons à l’apport énergétique total était de 8,3 %. L’eau était la boisson la plus consommée, suivie par les boissons chaudes. Le score de variété, défini par le nombre de catégories différentes de boissons consommées lors des 3 enregistrements de 24 h parmi les 8, était positivement corrélé avec l’apport total en eau (r = 0,4) et avec l’apport énergétique total (r = 0,2) suggérant que la variété de boissons consommées est un indicateur des consommations d’aliments et de boissons plus élevées. Des différences de consommation de boissons et d’apport en eau ont été observées avec l’âge et la saisonnalité.

Cette étude donne une vue d’ensemble des caractéristiques des apports en eau dans une grande population d’adultes français. L’apport total en eau était globalement en adéquation avec les recommandations de santé publique.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27727164



30/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Nutrients...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les habitudes de consommation de boissons, ses caractéristiques et les associations avec les apports totaux en eau et en énergie chez 94939 sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français 



Variations de l’activité physique et des comportements sédentaires entre avant et après le diagnostic de cancer : résultats de l’étude de cohorte prospective NutriNet-Santé

Medicine. 2016 95(40):e4629

Fassier P, Zelek L, Partula V, Srour B, Bachmann P, Touillaud M, Druesne-Pecollo N, Galan P, Cohen P, Hoarau H, Latino-Martel P, Menai M, Oppert JM, Hercberg S, Deschasaux M, Touvier M.

L’activité physique (AP) et la réduction des comportements sédentaires pourraient être associées à un meilleur pronostic et à un plus faible risque de récurrence chez les patients atteints de cancer. Notre objectif était de quantifier les variations d’AP et du temps passé à des activités sédentaires entre avant et après le diagnostic à partir des données prospectives d’adultes français. Les facteurs sociodémographiques et du mode de vie associés à ces variations ont également été étudiés.

Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé ayant eu un cancer incident diagnostiqué entre 2009 et 2015 ont été inclus (n=942). L’activité physique et les comportements sédentaires ont été collectés prospectivement avec le questionnaire IPAQ version courte sur 7 jours tous les ans depuis l’inclusion (en moyenne 2 ans avant le diagnostic). Toutes les dates de collecte des données sur l’APet les activités sédentaires avant et après diagnostic ont été comparées par modèle mixte. Les facteurs associés à une diminution de l’AP ou à une augmentation du temps passé assis ont été investigués par régressions logistiques.

L’AP totale et intense diminuait après diagnostic (P = 0,006, -32,8 ± 36,8 MET-heure/semaine en moyenne chez ceux qui avaient diminué leur AP totale, et P = 0,005, -21,1 ± 36,8 MET-heure/semaine pour l’AP intense, respectivement), en particulier pour les cancers de la prostate (-39,5 ± 36,3 MET-heure/semaine) et de la peau (-35,9 ± 38 MET-heure/semaine, chez les hommes (-40,8 ± 46,3 MET-heure/semaine) et les sujets professionnellement inactifs (-34,2 ± 37,1 MET-heure/semaine) (P < 0,05). Les patients avec une AP plus élevée avant diagnostic avaient un risque plus élevé de diminuer leur AP (Odds ratio [OR] : 4,67 [3,21-6,81], P < 0,001). Les patients en surpoids avaient un risque plus élevé de diminuer leur AP modérée (OR : 1,45 [1,11-1,89], P = 0,006) et la marche (OR : 1,30 [1,10-1,70], P = 0,04). Le temps passé assis (P = 0,02, +2,44 ± 2,43 heure/jour en moyenne chez ceux qui avaient augmenté leur temps passé assis), en particulier chez les femmes (+2,48 ± 2,48 heure/jour), les patients plus âgés (+2,48 ± 2,57 heure/jour) et les sujets professionnellement inactifs (+2,41 ± 2,40 heure/jour) (P < 0,05). Les sujets les moins sédentaires avant diagnostic avaient un risque plus élevé d’augmenter leur temps passé assis (OR : 3,29 [2,45-4,42], P < 0,0001).

Les résultats issus de cette étude prospective suggèrent que le diagnostic de cancer est une période clef pour changer l’AP et les comportements sédentaires. Ils donnent des éléments utiles pour cibler des sous-groupes de patients qui sont exposés à un risque plus élevé de diminuer leur AP et d’augmenter leurs comportements sédentaires après leur diagnostic de cancer.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27749527



09/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

Un article scientifique dans Medicine...

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Medicine sur les variations de l'activité physique et des comportements sédentaires entre avant et après le diagnostic de cancer chez les sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



Prévalence de la déficience en vitamine D dans la polyarthrite rhumatoïde et associations avec l’activité de la maladie et les facteurs de risque cardiovasculaires : données de l’étude COMEDRA

Clin Exp Rheumatol. 2016 34(6):984-990

Cecchetti S, Tatar Z, Galan P, Pereira B, Lambert C, Mouterde G, Sutton A, Soubrier M, Dougados M.

L’association entre vitamine D et l’activité de la polyarthrite rhumatoïde (RA) est controversée. RA est un facteur de risque cardiovasculaire. Un taux faible en vitamine D pourrait augmenter la pression artérielle (PA) et diminuer le cholestérol-HDL. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de la déficience en vitamine D chez les patients atteints de RA comparée aux sujets contrôles et également d’étudier les associations entre vitamine D et l’activité RA et entre vitamine D et les facteurs de risque cardiovasculaires.

Les patients de l’étude COMEDRA avec une RA non active (critères ACR de 1987) ont été appariés à des sujets de la cohorte NUTRINET-SANTE (âge, sexe, latitude, saison de prélèvement des échantillons). La déficience en vitamine D a été définie comme < 10 ng/mL et l’insuffisance entre 10 et 29,9 ng/mL.

894 patients avec RA ont été inclus dont 861 appariés à  des sujets témoins. La prévalence de l’insuffisance et de la déficience en vitamine D était plus faible chez les patients avec RA que chez les sujets contrôles : 480 (55,8 %) vs. 508 (59 %) et 31 (3,6 %) vs. 45 (5,23 %) respectivement, p=0,04. Une corrélation inverse a été observée entre les taux de vitamine D et l’activité RA estimée par DAS28-CRP (p =  0,01), SDAI (p < 0,001) et CDAI (p = 0,001), mais pas par DAS28-CRP après ajustement sur l’âge, le sexe, la saison d’inclusion, l’indice de masse corporelle (IMC), la supplémentation en vitamine D, la durée de la maladie, les statuts RF ou anti-CCP et les traitements RA. Les taux en vitamine D étaient inversement corrélés à l’IMC (p < 0,001), mais pas à la PA, au cholestérol total, cholestérol-LDL, cholestérol-HDL et glycémie.

Cette étude montre que la vitamine D est inversement corrélée à l’activité RA et à l’IMC mais pas aux autres facteurs de risque cardiovasculaires.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27749232



02/03/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a co-publié un nouvel article dans le journal Clin Exp Rheumatol sur la prévalence de la déficience en vitamine D et ses associations avec l'activité de la polyarthrite rhumatoïde et les facteurs de risque cardiovasculaires chez des patients de l'étude COMEDRA appariés à des volontaires de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



24/02/2017 - Dossier Inserm

Maladies auto-immunes : dompter le système immunitaire

Les maladies auto-immunes sont dues à des dysfonctionnements du système immunitaire, conduisant ce dernier à s'attaquer à tort à des composants de l'organisme. Face à ces maladies, l'enjeu pour les médecins et les chercheurs est d'arriver à contrôler le système immunitaire tout en conservant sa fonction normale.

Pour nous protéger efficacement contre les agressions extérieures, le système immunitaire doit faire la différence entre les intrus qu'il doit éliminer, et les composants de l'organisme qu'il doit ignorer. Cependant, il lui arrive de manquer de discernement. Il retourne alors ses armes anti-intrusion contre l'organisme, provoquant des maladies auto-immunes. Certaines lésions qui en découlent n'apparaissent que dans un seul organe ou tissu, comme dans le diabète de type 1 ou la myasthénie. D'autres affectent l'ensemble de l'organisme. C'est le cas du lupus érythémateux systémique.

Pour traiter ces pathologies, il s'agit d'identifier précisément les dysfonctionnements qui sont à leur origine, afin de les contrecarrer. Or l'affaire est complexe. D'une part, les attaques sont multiples. D'autre part, il faut parvenir à calmer le système immunitaire sans qu'il baisse la garde vis-à-vis des agents pathogènes...

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Les déterminants sociodémographiques des profils alimentaires dans un large échantillon de personnes âgées françaises

Nutrients. 2016 8(8):e484

Andreeva VA, Allès B, Feron G, Gonzalez R, Sulmont-Rossé C, Galan P, Hercberg S, Méjean C.

Cette analyse transversale fournit des informations actualisées sur les profils alimentaires (DP) et sur leurs déterminants sociodémographiques chez des personnes âgées.

6686 participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé, âgés de plus de 65 ans, ont été étudiés. Le régime alimentaire a été estimé à partir de 3 enregistrements de 24 h. Les déterminants selon le sexe ont été identifiés par régressions linéaires. En utilisant 22 groupes d’aliments prédéfinis, 3 DP ont été extraits.

Le DP « bon pour la santé » (fruits, légumes, céréales, fruits à coque, poisson) était positivement associé avec le niveau d’éducation, le fait de vivre seul(e) et d’être ancien fumeur ; il était négativement associé avec le surpoids, le tabagisme (chez les hommes), un âge de plus de 75 ans, l’hypertension et l’obésité (chez les femmes). Le DP « occidental » (viande, produits apéritifs, fromage, alcool) était positivement associé avec l’indice de masse corporelle (chez les hommes) et le tabagisme (actuel ou ancien) ; il était négativement associé à un âge de plus de 75 ans (chez les femmes) et le fait de vivre seul(e). Le DP « traditionnel » (pain, pommes de terre, lait, légumes, beurre, potage) était positivement associé avec l’âge et négativement associé avec le tabagisme (actuel ou ancien), le niveau d’éducation (chez les hommes) et le fait de résider dans une zone urbaine/semi-urbaine.

Ces résultats montrent une diversité des typologies alimentaires chez les personnes âgées et mettent en évidence des différences selon le sexe. De futures études pourraient élargir et comparer ces résultats au niveau international.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27509523



23/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les déterminants sociodémographiques des profils alimentaires dans un échantillon de 6686 participants âgés de plus de 65 ans de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



16/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Am J Hypertens sur la relation entre pression artérielle et adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises dans un échantillon de 11302 participants de l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français 

A voir aussi : Alimentation et pression artérielle



Relation entre pression artérielle et adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises

Am J Hypertens. 2016 29(8):948-58

Lelong H, Blacher J, Menai M, Galan P, Fezeu L, Hercberg S, Kesse-Guyot E

Adopter un régime alimentaire favorable à la santé tel que le régime DASH (Dietary Approach to Stop Hypertension) ou le régime méditerranéen (MD) représente un facteur majeur du mode de vie pour le contrôle de la pression artérielle (PA) en population générale. Des politiques nutritionnelles, telles que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) en France ont été mises en place dans de nombreux pays avec pour objectif la prévention des maladies chroniques. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la PA et l’adéquation aux recommandations du PNNS en comparaison avec l’adhérence aux régimes DASH et MD.

Une étude transversale a conduite sur 11302 participants non traités de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Trois scores validés reflétant l’adéquation aux recommandations PNNS, aux régimes DASH et MD ont été calculés à partir d’enregistrements répétés de 24 h. Trois mesures de la PA ont été effectuées en suivant un protocole standardisé. Les associations entre les scores alimentaires et la PA ont été estimées par régressions linéaires multiples.

Chez les femmes, indépendamment de l’âge, du statut socio-économique, de l’indice de masse corporelle, de la consommation de tabac et d’alcool et de l’activité physique, l’adéquation aux recommandations du PNNS était inversement associée à la PA systolique (β = -0,63, P < 0,0001). Cette association inverse était d’une amplitude similaire pour l’adhérence aux régimes DASH (β = -0,66, P < 0,0001) ou MD (β = -0,63, P = 0,0002). Aucune association significative n’a été observée chez les hommes.

L’adéquation aux recommandations nutritionnelles françaises était inversement associée à la PA avec une amplitude similaire à celle observée pour l’adhérence à des régimes alimentaires bien connus pour la prévention et le traitement de l’hypertension.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26908464



09/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Br J Nutr sur les différentes typologies de mangeurs identifiées sur la base de leur consommation d'aliments conventionnels ou bio dans l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français

A voir aussi : BDLes caractéristiques des consommateurs de bioLa contribution des produits bio dans le régime alimentaire



Typologie de mangeurs basée sur la consommation d’aliments conventionnels ou bio : résultats de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2016 116(4):700-9

Baudry J, Touvier M, Allès B, Péneau S, Méjean C, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Kesse-Guyot E.

Des informations limitées sont disponibles sur des populations à grande échelle concernant les profils sociodémographiques et en nutriments ainsi que le comportement alimentaire des consommateurs en tenant compte des aliments conventionnels et bio. Les objectifs de cette étude étaient d’établir une typologie de consommateurs selon leurs habitudes alimentaires, basée à la fois sur leur profil alimentaire et le mode de production des aliments consommés (conventionnel ou bio), et de déterminer leurs caractéristiques sociodémographiques, comportementales et alimentaires.

Les données ont été collectées auprès de 28245 participants à l’étude NutriNet-Santé. Les données alimentaires ont été obtenues via un FFQ bio semi-quantitatif comportant 264 items. Pour identifier les clusters de consommateurs, une analyse en composantes principales a été appliquée sur seize groupes d’aliments conventionnels et seize bio, suivi par une procédure de clustering. Cinq clusters de consommateurs ont été identifiés : (1) un cluster caractérisé par un faible apport énergétique, une faible consommation d’aliments bio et une forte prévalence d’apports inadéquats en nutriments ; (2) un cluster de gros mangeurs d’aliments conventionnels avec des apports élevés en acides gras saturéset cholestérol ; (3) un cluster présentant des individus avec une consommation élevée d’aliments bio et une qualité nutritionnelle du régime alimentaire relativement adéquate ; (4) un groupe de forts consommateurs d’aliments bio dont 14 % de végétariens ou végétaliens caractérisés par une qualité nutritionnelle élevée du régime alimentaire et une faible prévalence d’apports inadéquats pour la plupart des vitamines excepté la B12 ; et (5) un groupe de consommateurs modérés d’aliments bio avec un apport particulièrement élevé en protéines et en alcool et une faible qualité nutritionnelle du régime.

Ces résultats sont importants pour les futures études étiologiques investiguant l’impact potentiel de la consommation d’aliments bio.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27311793



08/02/2017 - Interview du Dr Sandrine Péneau

Visionnez la vidéo dans laquelle le Dr Sandrine Péneau présente son travail, ses projets sur les déterminants psychologiques du comportement alimentaire, quelques résultats et perspectives :

 



Associations entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le statut pondéral dans l’étude NutriNet-Santé

Nutrients. 2016 8(7):e413

Ducrot P, Fassier P, Méjean C, Allès B, Hercberg S, Péneau S.

Bien que le fait de cuisiner à domicile a été associé à un indice de masse corporelle plus faible dans quelques études, aucune donnée n’est disponible sur l’association entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le surpoids.

Cette étude avait pour objectif d’évaluer cette association chez 50003 participants de la cohorte NutriNet-Santé. Les dimensions sous-jacentes à 27 critères influençant potentiellement les choix des plats ont été déterminées par analyse factorielle exploratoire. L’association entre les déterminants des choix des plats et le surpoids (incluant l’obésité) a été estimée par des modèles de régression logistique ajustés sur les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie.

Cinq dimensions des motivations des choix des plats sont apparues : alimentation saine (ex : « équilibre nutritionnel du plat »), contraintes (ex : « mes compétences culinaires »), plaisir (ex : « originalité du plat »), régimes spécifiques (ex : « mon statut santé ») et organisation (ex : « ce que j’ai prévu de manger »).  Une association négative a été observée entre le facteur alimentation saine et le surpoids (OR=0,65 (IC 95 % : 0,62-0,67)), tandis qu’une association positive a été observée entre les facteurs concernant le plaisir (OR=1,14 (IC 95 % : 1,10-1,19)) et les régimes spécifiques (OR=1,19 (IC 95 % : 1,17-1,22)) et le surpoids. Aucune association n’a été observée pour les contraintes et l’organisation.

Les associations significatives entre les déterminants des choix des plats et le surpoids soulignent l’intérêt de cibler ces déterminants afin de promouvoir des choix d’aliments et de plats plus favorables à la santé lors de la préparation des repas à domicile.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27399764



03/02/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Nutrients sur les associations entre les déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile et le statut pondéral dans l'étude NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



27/01/2017 - Bande dessinée BioNutriNet



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27/01/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal Int J Behav Nutr Phys Act sur les associations entre l'attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et le risque d'obésité au sein de la cohorte prospective NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



Associations entre l’attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et le risque d’obésité chez des adultes français : une étude de cohorte prospective

Int J Behav Nutr Phys Act. 2016 13:74

Lampuré A, Castetbon K, Deglaire A, Schlich P, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Les préférences sensorielles individuelles apparaissent comme un déterminant majeur des consommations alimentaires et pourraient en conséquence influencer le statut pondéral. Des études transversales ont montré une association positive entre l’attirance pour le gras et le statut pondéral et des résultats contradictoires concernant l’attirance pour le salé et le sucré. De plus, la contribution des consommations alimentaires pour expliquer cette association n’a jamais été investiguée. Nous avons étudié l’association prospective entre l’attirance sensorielle pour le gras, le sucré et le salé et l’apparition de l’obésité sur 5 ans chez des adultes ainsi que l’effet médiateur des consommations alimentaires sur cette relation.

Nous avons prospectivement examiné le risque d’obésité auprès de 24776 adultes français participant à l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Les scores d’attirance et les données alimentaires ont été estimés à l’inclusion via un questionnaire sur internet et des enregistrements de 24 h respectivement. Les données anthropométriques auto-déclarées ont été collectées via un questionnaire sur internet chaque année pendant 5 ans. Les associations entre les quartiles d’attirance pour le gras, le sucré et le salé et le risque d’obésité, et l’effet médiateur du régime alimentaire ont été évalués avec des modèles de Cox à risques proportionnels mutlivariables stratifiés sur le sexe et ajustés sur les facteurs sociodémographiques et du mode de vie.

Chez les hommes et les femmes, l’attirance sensorielle pour le gras était positivement associée à un risque plus élevé d’obésité (hazard ratios pour le quartile 4 comparé au quartile 1, hommes : HR (Q4 vs. Q1)=2,39 (IC 95 % 1,39-4,11) P-trend=0,0005, femmes : HR (Q4 vs. Q1)=2,02 (IC 95 % 1,51-2,71) P-trend<0,0001). De plus, les consommations alimentaires contribuaient à expliquer respectivement 32 % et 52 % de l’effet de l’attirance sensorielle pour le gras sur le risque d’obésité, chez les hommes et les femmes. L’attirance sensorielle pour le sucré était associée à un plus faible risque d’obésité (hommes : HR (Q4 vs. Q1)=0,51 (0,31-0,83) P-trend=0,01, femmes : HR (Q4 vs. Q1)=0,72 (0,54-0,96) P-trend=0,035). En revanche, aucune association significative n’a été mise en évidence entre l’attirance pour le salé et le risque d’obésité.

Contrairement à l’attirance pour le sucré et le salé, une attirance élevée pour le gras apparait comme un facteur de risque majeur d’obésité, expliqué en grande partie par les consommations alimentaires. Nos résultats soulignent la nécessité de davantage considérer l’attirance sensorielle dans la prévention de l’obésité. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27378200



Le logo nutritionnel 5-C apparait comme un outil efficace pour réussir à substituer certains aliments afin d’améliorer le régime alimentaire dans les différents profils nutritionnels

PLoS One. 2016 11(6):e0157545

Julia C, Méjean C, Péneau S, Buscail C, Alles B, Fézeu L, Touvier M, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Les logos nutritionnels en face avant des emballages sont considérés comme des outils utiles pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus favorables à la santé, et donc à améliorer leur régime alimentaire. L’objectif de cette étude était d’évaluer les profils nutritionnels dans une population française adulte utilisant le logo 5-C et de déterminer son effet potentiel sur l’amélioration du régime alimentaire via la substitution des aliments de moins bonne qualité nutritionnelle.

Les sujets de la cohorte NutriNet-Santé qui avaient complété trois enquêtes alimentaires ont été inclus dans cette étude transversale. Des groupes de sujets (clusters) d’individus ont été identifiés en utilisant le pourcentage d’énergie provenant des aliments de chaque couleur du logo 5-C comme variables de discrimination. Trois scenarios de substitution d’aliments pour une alternative plus favorable à la santé utilisant le 5-C ont été testés. Les consommations et apports alimentaires et les données sociodémographiques et du mode de vie ont été comparés dans les différents clusters par test ANOVA ou Chi-square.

Nous avons identifié trois groupes de sujets, ayant des profils alimentaires différents : « favorable à la santé » (N=28095, 29,3 % de l’échantillon total) avec une consommation élevée de fruits, légumes, produits céréaliers complèts et poisson ; « occidental » (N=33386, 34,8 %) avec une consommation élevée de boissons sucrées, céréales du petit déjeuner, fromage, aliments gras et sucrés ; « traditionnel » ( N=34461, 35,1 %) avec une consommation élevée de pommes de terre, pain, viande et desserts lactés. Globalement, les stratégies de substitution ont conduit à une augmentation du nombre de sujets atteignant les apports recommandés en énergie, macro et micronutriments. Les augmentations étaient particulièrement fortes dans le profil « occidental » pour les apports en lipides et acides gras saturés : de 16,2 % atteignant les apports recommandés en lipides (13,5 % pour les acides gras saturés) à 60,6 % et 85,7 % respectivement.

L’utilisation du logo 5-C comme indicateur des choix alimentaires permet de caractériser des profils alimentaires et apparait comme un outil efficace pour aider à améliorer la qualité nutritionnelle du régime alimentaire par le biais de substitutions d’aliments.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27322033



17/01/2017 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal PLoS One sur l'efficacité du logo nutritionnel 5-C pour substituer certains aliments et améliorer le régime alimentaire dans les différents profils nutritionnels au sein de la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



11/01/2017 - Questionnaire Perception, personnalité et comportements (Partie 2)

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'évaluer votre perception de certains aspects de vos comportements et de votre personnalité afin d'étudier les associations entre ces caractéristiques et votre alimentation.

Il s'agit de la deuxième partie du questionnaire Perception, personnalité et comportements.  

Il comprend des questions sur la qualité de votre alimentation, sur vos conditions de vie et sur votre personnalité. En complément de la première partie, il permettra aux chercheurs de compléter notre compréhension de certains aspects déterminant les comportements et choix alimentaires susceptibles de jouer un rôle sur la santé.

Vous pouvez tout à fait compléter cette partie même si vous n’avez pas complété la première partie.

Il restera disponible 6 mois.

Merci de votre participation !



11/01/2017 - Questionnaire Peau et alimentation

Ce nouveau questionnaire a pour objectif d'étudier les associations entre alimentation et certaines maladies de la peau inflammatoires ou auto-immunes (ex : acné, psoriasis, eczéma...).

De plus en plus d'études suggèrent qu'il existerait un lien entre certaines maladies de peau (psoriasis, eczéma, acné…) et l'alimentation. Les modifications de l’alimentation dans les pays Occidentaux (régimes souvent plus riches en aliments transformés, en graisses, en sucres, pauvre en micronutriments…) pourraient en partie expliquer l’augmentation du nombre de maladies allergiques et inflammatoires observée dans la population.

Ce questionnaire porte sur certaines maladies de peau dont le point commun est qu’il s’agit de maladies inflammatoires ou auto-immunes c’est-à-dire secondaires à des dérèglements du système de défense de l’organisme (ou immunité). Vos réponses permettront aux chercheurs d'étudier en détail les liens entre ces maladies de peau et les consommations alimentaires.

Il restera disponible 6 mois.

Merci par avance de votre participation !



01/01/2017 - Très bonne année 2017 à tous !

Bonne année 2017

 

Toute l'équipe NutriNet-Santé vous présente ses meilleurs voeux pour la nouvelle année.

Nous profitons de cette occasion pour vous annoncer le basculement définitif de l'étude NutriNet-Santé sur ce nouveau site.

Nous remercions tous les Nutrinautes qui se sont reconnectés et qui nous ont apporté une aide préciseuse en nous signalant les problèmes rencontrés sur cette nouvelle application.

Un grand merci à vous pour votre participation, votre soutien et votre aide.

L'année 2017 sera synonyme d'évolution pour l'étude et nous espérons de tout coeur que ce sera avec vous !

L'équipe NutriNet-Santé



Utilisation d’Internet pour la recherche d’informations en nutrition-santé : résultats sur une large population d’adultes français (cohorte NutriNet-Santé)

Br J Nutr. 2016 115(11):2039-46

Fassier P, Chhim AS, Andreeva VA, Hercberg S, Latino-Martel P, Pouchieu C, Touvier M.

Internet est aujourd’hui devenu une source majeure d’informations dans le domaine de la santé et de la nutrition. Peu de connaissances ont été publiées sur le type de sites Internet consultés (sites institutionnels/officiels vs non-institutionnels). En outre, les connaissances sont également limitées sur la propension des internautes à discuter avec un professionnel de santé des informations trouvées sur le net. L’objectif était d’étudier l’utilisation d’Internet liée à la santé et à la nutrition dans une large population d’adultes français.

Les données ont été collectées en 2013 par auto-questionnaire auprès de 42 113 sujets participant à l’étude NutriNet-santé (âge moyen=21,2 ans, 76 % de femmes). Les comparaisons ont été effectuées par des régressions logistiques multivariées non-conditionnelles.

85,1 % des sujets ont déclaré avoir utilisé Internet pour obtenir des informations sur la santé et la nutrition et 23 % pour lire ou poster des messages sur des forums santé/nutrition. Seulement 16 % des participants discutaient des informations obtenues en ligne avec un professionnel de santé. Cette proportion était d’autant plus faible chez les sujets ayant un niveau d’étude plus bas et des compétences informatiques moindres (p<0.0001). Parmi les 8 038 sites Internet cités par les participants comme source d’information privilégiée dans lesdomaines santé et/ou nutrition, les sites institutionnels ne représentaient que 12,9 % des sites. Seulement 1 site institutionnel (Mangerbouger.fr) était présent dans le top 10 des sites nutrition/santé les plus cités. Les sujets plus âgés (p<0,0001), ayant un plus faible niveau d’étude (p<0,0001), des compétences informatiques moindres (p=0,0001) et de moins bonnes connaissances des recommandations nutritionnelles officielles (p=0,0002) avaient plus tendance à consulter des sites de type non-institutionnel.

Cette étude montre que les sites institutionnels/officiels sont globalement peu fréquentés et que la proportion des personnes discutant des informations obtenues sur Internet avec un professionnel de santé est faible. Ces tendances sont d’autant plus marquées chez les personnes les plus vulnérables (e.g. plus faible niveau d’étude) vis-à-vis de la qualité et de la fiabilité des informations délivrées sur le net. Ces résultats confirment la nécessité de remettre au centre du dispositif des sites institutionnels attractifs délivrant une information fiable et validée dans le domaine de la santé et de la nutrition.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27081008



Impact des différents logos nutritionnels en face avant des emballages sur les intentions d’achats du consommateur : un essai contrôlé randomisé

Am J Prev Med. 2016 50(5):627-36

Ducrot P, Julia C, Méjean C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Fezeu L, Hercberg S, Péneau S.

Malgré les éléments suggérant l’utilité des logos nutritionnels en face avant des emballages pour aider les consommateurs à évaluer la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, les travaux de recherche sur le choix des aliments sont peu nombreux. L’objectif de cette étude était de comparer l’impact relatif de différents logos nutritionnels en face avant des emballages sur les intentions d’achats des consommateurs.

Un essai randomisé contrôlé à 5 bras a été conduit en utilisant un supermarché virtuelavec des participants de l’étude française NutriNet-Santé. Le critère d’éligibilité était l’implication dans l’achat de denrées alimentaires. Le but de l’intervention était de simuler une situation d’achats avec des logos nutritionnels apposés à des produits alimentaires (décembre 2014 à mars 2015). Les participants ont été aléatoirement assignés à un des 5 conditions d’exposition via une plateforme informatique : « Guideline Daily A mounts » (GDA), Multiple Traffic Lights (MTL), logo 5-couleurs (5-C), « Green Tick » (Tick) ou contrôle (sans logo en face avant des emballages). L’objectif principal était l’évaluation de la qualité nutritionnelle générale du contenu du panier d’achats estimée à partir du profil nutritionnel des aliments de la « British Food standards Agency ». Les objectifs secondaires étaient le contenu en énergie et en nutriment du panier d’achats.

Un total de 11981 participants a été inclus dans les analyses (avril 2015). Le logo 5-C était associé à la meilleure qualité nutritionnelle du panier avec les scores « Food standards Agency » (FSA) les plus bas (score FSA = 8,72 ± 2,75) suivi par le MTL (8,97 ±2,68)  et le « Green Tick » (8,99 ±2,71) comparé au contrôle (9,34 ±2,57) (p < 0,0001). Le logo 5-C était le seul logo à être associé à un panier avec une faible teneur en lipides, acides gras saturés et sel (p < 0,05). L’impact des différents logos était équivalent dans tous les sous-groupes sociodémographiques considérés.

Le logo 5-C basé sur une échelle avec un code couleur graduel pour indiquer la qualité nutritionnelle est particulièrement efficace pour promouvoir des choix alimentaires favorables à la santé dans tous les sous-groupes de population.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26699246



L’alimentation intuitive est inversement associée au statut pondéral dans une population générale issue de l’étude NutriNet-Santé

Obesity. 2016 24(5):1154-61

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Péneau S.

L’objectif était d’étudier la relation entre l’alimentation intuitive (AI) et le statut pondéral dans un large échantillon d’adultes. L’AI correspond au fait de manger en réponse aux signaux de faim ou de satiété plutôt qu’aux signaux émotionnels, et ce sans s’interdire certains aliments.

Un total de 11774 hommes et 40389 femmes âgés de plus de 18 ans participants à la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. La taille et le poids auto-déclarés ont été collectés ainsi que le niveau d’AI en utilisant une version française validée de « Intuitive Eating Scale-2 ». L’association entre l’AI et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale.

Les scores d’AI était négativement associés auxsurpoids ou à l’obésité à la fois chez les hommes et chez les femmes. Les associations les plus fortes ont été observées chez les femmes pour le surpoids [quartile 4 vs. 1 AI : OR, IC 95 % : (0,19, 0,17-0,20)] et l’obésité (0,09, 0,08-0,10). Les associations chez les hommes étaient les suivantes : pour le surpoids (0,43, 0,38-0,48) et l’obésité (0,14, 0,11-0,18).

Nos données ont montré une association inverse entre l’’AI et le surpoids et l’obésité. Bien qu’aucune causalité ne puisse être déduite de ces associations, ces données suggèrent que la prise en compte de l’AI pourrait être pertinente dans le cadre de la prévention et la prise en charge de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26991542



Développement d’un outil de mesure des performances cognitives auto-administré par internet

J Med Internet Res. 2016 18(4):e68

Assmann KE, Bailet M, Lecoffre A, Galan P, Hercberg S, Amieva H, Kesse-Guyot E.

La démence est un problème de santé publique. La mesure répétée des performances cognitives dans grandes études épidémiologiques est nécessaire pour contribuer à élaborer des mesures de prévention précoce. La collecte de données par des outils en ligne auto-administrés pourrait réduire considérablement la logistique et le coût financier de ce type d’investigation.

Un outil de mesure a été développé et testé puis comparé à un mode de passation traditionnel par un neuropsychologue.

La batterie de tests inclut des mesures de la vitesse psychomotrice, de l'attention, des fonctions exécutives, de la mémoire épisodique, de la mémoire de travail et de la mémoire associative. Les deux versions de la batterie cognitive ont été complétées par 189 volontaires (Cross-over équilibré).

La concordance entre les deux versions variait selon la tâche avec des corrélations de Spearman allant de 0,42 et 0,73. Environ la totalité des participants a déclaré que la durée de la batterie auto-administré était acceptable (99,5 %), que les tâches étaient ludiques (87,6 %), que les instructions étaient suffisamment détaillées (90,8 %) et compréhensibles (88,7 %). La version auto-administrée de la batterie de tests cognitifs NutriCog a fourni des informations similaires à celle de la version supervisée.

Ainsi, l'intégration des évaluations cognitives répétées dans de grandes cohortes via la mise en œuvre d’outils auto-administrés semble faisable et présente des avantages.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27049114



Pratique de techniques de relaxation et statut pondéral dans un large échantillon d’adultes

Am J Prev Med. 2016 50(4):e101-9

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

Dans les pays industrialisés caractérisés par une forte prévalence d’obésité et de stress chronique, les techniques de relaxation telles que le yoga ou la méditation pourraient faciliter le contrôle du poids. Cependant, quasiment aucune donnée n’est disponible pour déterminer si la pratique de techniques de relaxation est réellement associée au statut pondéral. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral dans un large échantillon d’adultes.

Un total de 61704 individus âgés de plus de 18 ans participants à l’étude NutriNet-Santé (2009-2014) a été inclus dans cette analyse transversale conduite en 2014. Les données sur la pratique de techniques de relaxation ont été collectées, ainsi que la taille et le poids auto-déclarés. L’association entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral a été évaluée avec des modèles de régression logistique multinomiale et linéaire multiples ajustés sur les facteurs sociodémographiques, alimentaires et de mode de vie.

Après ajustement sur les facteurs sociodémographiques et de mode de vie, les individus pratiquant des techniques de relaxation de façon régulière (au moins une fois par semaine depuis au moins un an) étaient moins en surpoids (OR=0,68, IC 95 %=0,63-0,74) ou obèses (OR=0,55, IC 95 %=0,50-0,61) par rapport aux personnes ne pratiquant pas ces techniques. De plus, les individus pratiquant de façon régulière avaient un indice de masse corporelle inférieur à celui des non utilisateurs (-3,19, IC 95 %=-3,71, -2,68).

Ces données apportent de nouveaux arguments concernant une relation inverse entre la pratique de techniques de relaxation et le statut pondéral. Si des relations causales étaient démontrées dans de futures études prospectives, cette pratique pourrait être promue dans le cadre de la prévention et de la prise en charge de l’obésité.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26657183



Les indicateurs socio-économiques sont associés aux apports nutritionnels de façon indépendante chez les adultes français : une étude DEDIPAC

Nutrients. 2016 8(3). pii: E158

Si Hassen W, Castetbon K, Cardon P, Enaux C, Nicolaou M, Lien N, Terragni L, Holdsworth M, Stronks K, Hercberg S, Méjean C.

Une position socioéconomique (PSE) moins favorisée est associée à des comportements alimentaires plus défavorables à la santé. Certaines études montrent que les 3 principaux indicateurs de PSE (niveau d’éducation, catégorie socio-professionnelle (CSP) et revenu) n’ont pas des niveaux équivalents d’association avec les consommations alimentaires, associations qui pourraient se cumuler. Peu d’études utilisent les 3 indicateurs simultanément, en particulier pour l’étude des apports en nutriments. L’objectif était d’examiner les associations indépendantes de chaque indicateur de PSE avec les apports en nutriments. L’effet modificateur du niveau d’éducation et de la CSP sur les associations entre apports en nutriments et revenus a été investigué.

Cette analyse transversale a été menée auprès de 91 900 adultes français inclus dans l’étude Nutrinet-Santé entre 2009 et 2013. Les apports en nutriments ont été estimés à partir de 3 enregistrements alimentaires de 24 h. Les indicateurs socioéconomiques ont été collectés par un questionnaire à l’inclusion. Des modèles de régression linéaire ajustés sur l’âge et l’apport énergétique total ont été utilisés pour analyser les associations entre les indicateurs de PSE et les apports en nutriments. Lorsque l’interaction entre 2 indicateurs de PSE était significative, des analyses stratifiées ont été réalisées.

Les hommes et les femmes de niveau d’éducation le plus élevé avaient des apports plus élevés en fibres, β-carotène et vitamine C (6-9 %) et moins élevés en protéines (-6 %) que ceux du niveau éducatif le plus bas. Les sujets ayant les plus hauts revenus consommaient moins de glucides complexes (-6 %) et avaient des apports en magnésium (6 %), vitamine B9 (5 %) et vitamine C (12-14 %) plus élevés que ceux aux plus faibles revenus. Enfin, les femmes cadres avaient des apports plus élevés en vitamine D (12 %), magnésium et β-carotène (7 %) que les ouvrières. Des interactions significatives entre niveau d’éducation et revenus ont été observées : parmi les hommes et les femmes d’éducation faible, ceux ayant les plus hauts revenus avaient des apports plus élevés en magnésium, β-carotène et vitamine B9 que ceux aux revenus les plus bas, alors qu’aucune différence n’a été observée chez ceux du niveau d’éducation supérieur. Par ailleurs, les hommes, les ouvriers et les employés aux plus hauts revenus avaient des apports plus élevés en potassium que les autres catégories de revenus, tandis qu’aucune différence n’a été observée chez les cadres.

L’utilisation simultanée des 3 indicateurs de PSE et l’étude de leurs interactions ont permis de souligner leurs effets propres, ce qui montre que les disparités sociales en nutrition résultent de mécanismes complexes. Notre étude a mis en évidence un effet modificateur du niveau d’éducation sur les relations entre revenus et apports en nutriments. Ces résultats permettront d’orienter plus finement les interventions alimentaires de santé publique, en particulier au sein des populations de faible niveau d’éducation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26978393



Corrélations entre fruits, légumes, poisson, vitamines et acides gras estimés par des enregistrements alimentaires non consécutifs sur internet et les biomarqueurs correspondants du statut nutritionnel

J Acad Nutr Diet. 2016 116(3):427-38

Lassale C, Castetbon K, Laporte F, Deschamps V, Vernay M, Camilleri GM, Faure P, Hercberg S, Galan P, Kesse-Guyot E.

Il est d’une importance majeure de mesurer la validité des apports alimentaires auto-déclarés via des outils internet avant de les utiliser à plus grande échelle.

L’objectif de cette étude était de valider les apports auto-déclarés en poisson, fruits et légumes et certains micronutriments estimés par un enregistrement alimentaire auto-déclaré sur internet utilisé dans le cadre de la cohorte prospective NutriNet-Santé par rapport aux concentrations plasmatiques des biomarqueurs suivants : bêta-carotène, vitamine C, acides gras polyinsaturés n-3 (AGPI n-3).

Cent quatre vingt dix huit volontaires adultes (103 hommes et 95 femmes, âge moyen : 50,5 ans) ont été inclus dans le protocole : ils ont complétés 3 enregistrements alimentaires non consécutifs et échantillons sanguins ont été prélevés à 3 semaines d’intervalle. L’étude a été conduite dans la région parisienne (France) entre octobre 2012 et mai 2013. Les apports déclarés en poisson, fruits et légumes et certains micronuriments et les taux plasmatiques en bêta-carotène, vitamine C et AGPI n-3 ont été comparés. Les coefficients de corrélation de Spearman simples ou avec ajustements ont été estimés après dé-atténuation pour la variation intra-individuelle.

Concernant les groupes d’aliments chez les hommes, les corrélations ajustées étaient comprises entre 0,20 pour les légumes et la vitamine C plasmatique et 0,49 pour les fruits et la vitamine C plasmatique ; entre 0,40 pour le poisson et c20:5 n-3 (acide eicosapentaénoïque [EPA]) plasmatique et 0,55 pour le poisson et c22:6 n-3 (acide docosahexaénoïque) plasmatique. Chez les femmes, les corrélations étaient comprises entre 0,13 (non significative) pour les légumes et la vitamine C plasmatique et 0,41 pour les fruits et légumes et le bêta-carotène plasmatique ; entre 0,27 pour le poisson gras et EPA plasmatique et 0,54 pour le poisson et EPA+acide docosahexaénoïque plasmatique. Concernant les micronutriments, les corrélations ajustées étaient comprises entre 0,36 (EPA) et 0,58 (vitamine C) chez les hommes et entre 0,32 (vitamine C) et 0,38 (EPA) chez les femmes.

Ces résultats suggèrent que 3 enregistrements alimentaires non consécutifs sur internet fournissent une estimation correcte des apports réels en fruits, légumes, poisson, bêta-carotène, vitamine C et AGPI n-3. En tenant compte des autres études de validation, cette étude montre une validité satisfaisante de cette méthode d’estimation des apports alimentaires dans de grandes études épidémiologiques et ouvre de nouvelles perspectives en épidémiologie.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26522988



Détection des individus à risque d’insuffisance en vitamine D : développement et validation d’un score basé sur des caractéristiques individuelles pour une utilisation simple en pratique clinique

Medicine (Baltimore). 2016 95(7):e2783

Deschasaux M, Souberbielle JC, Andreeva VA, Sutton A, Charnaux N, Kesse-Guyot E, Latino-Martel P, Druesne-Pecollo N, Szabo de Edelenyi F, Galan P, Hercberg S, Ezzedine K, Touvier M.

La vitamine D jouerait un rôle central dans la prévention de différentes pathologies. Eviter une insuffisance en vitamine D et maintenir un statut suffisant en vitamine D est donc crucial, ce qui, en pratique clinique, fait généralement intervenir la prescription de dosages sanguins ou de suppléments. Toutefois, les autorités sanitaires indiquent que ces stratégies devraient mieux cibler les populations à risque d’insuffisance en vitamine D. L’objectif de cette étude était donc de développer un score visant à détecter les sujets à risque d’insuffisance en vitamine D (concentration en 25OHD ≤ 20 ng/ml) en pratique clinique, basé uniquement sur des caractéristiques individuelles faciles d’accès et sur un système de calcul simple.

Le score a été développé sur 1557 sujets non supplémentés d’âge moyen issus de la cohorte SU.VI.MAX. Les points attribués correspondent aux OR, arrondis à 0,5 près, de chaque caractéristique associée à une insuffisance en vitamine D dans le modèle de régression logistique multivariée. L’aire sous la courbe ROC (AUC), la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives ont été calculées. Une validation externe de ce score a été réalisée dans un échantillon de 781 participants issus d’une cohorte indépendante (NutriNet-Santé).

Les points du score de Prédiction d’une Insuffisance en Vitamine D (VDIP score) ont été attribués comme suit : 1,5 pour femme, surpoids, activité physique < 1 h/j, saison=Décembre-Janvier, exposition solaire modérée et phototypes de Fitzpatrick très clairs (I-II) ou foncés (V-VI) ; 2 pour latitude ≥ 48°N et saison=Avril-Mai ; 2,5 pour obésité et saison=Février-Mars ; 3 pour faible exposition solaire. Ce score a montré de bonnes performances prédictives avec une AUC=0,70±0.01 (0,67±0,02 dans l’échantillon de validation), et pour un score ≥ 7, une sensibilité/spécificité de 0,67/0,63 et une valeur prédictive positive/négative (VPP/VPN) de 0,70/0,59. 70 % des individus avec un score ≥ 7 présentaient une insuffisance en vitamine D (80 % chez ceux avec un score ≥ 9).

Le score VDIP a montré sa capacité à détecter les adutes à risque d’insuffisance en vitamine D (score ≥ 7, risque modéré ; score ≥ 9, risque élevé). Il est basé sur des caractéristiques individuelles faciles d’accès pouvant être recueillies à l’aide d’un questionnaire simple, rapide et gratuit. Cette stratégie devrait ainsi permettre de limiter les prescriptions de dosages (coûts importants) ou la supplémentation systématique en vitamine D (dont les conséquences à long terme sont mal connues).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26886626



26/12/2016 - Interventions du Dr Mathilde Touvier et du Dr Sandrine Péneau

 

Lors de la 1ère réunion scientifique organisée par l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens le 11/06/2016, certains chercheurs ont présenté les résultats de leurs travaux de recherche.

Vous pouvez consulter les vidéos des intervenants suivants :

  • Dr Mathilde Touvier : Résultats sur les compléments alimentaires vidéo
  • Dr Sandrine Péneau : Résultats sur les liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral vidéo


Caractéristiques alimentaires et de santé des consommateurs de bio : résultats de l'étude NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2015 114(12):2064-73

Baudry J, Méjean C, Péneau S, Galan P, Hercberg S, Lairon D, Kesse-Guyot E.

Les produits issus de l’agriculture biologique ne cesse d’augmenter en France avec un marché à domicile qui a progressé de près de 20 % entre 2012 et 2014. Les principales raisons de consommation invoquées par les consommateurs sont des raisons de santé et des raisons environnementales.

Les données ont été collectées à l’aide de questionnaires auto-administrés sur internet. Les analyses ont été réalisées sur un très large échantillon de 54 283 individus participant à l’étude NutriNet-Santé.  Les résultats de cette étude spécifique sur les consommateurs de bio, publiée dans British Journal of Nutrition, montrent que les consommateurs de bio réguliers ont plus tendance à être végétariens ou végétaliens, à être utilisateurs de compléments alimentaires et à suivre un régime pour rester en forme et ont moins tendance à suivre un régime pour maigrir.

Les consommateurs de bio réguliers ont également moins tendance à connaitre les recommandations nutritionnelles liées aux produits d’origine animale et plus tendance à connaitre celles liées aux produits d’origine végétale. Quand ils connaissent les recommandations, les consommateurs de bio réguliers les suivent davantage. Les consommateurs de bio réguliers ont plus souvent déclarés souffrir d’allergies alimentaires et présentent moins souvent un diabète de type II et une hypertension. Enfin, les hommes qui consomment bio régulièrement ont moins souvent développé une maladie cardiovasculaire par le passé et les femmes qui consomment bio ont plus souvent développé un cancer par le passé.

Ces résultats ont mis en évidence des caractéristiques spécifiques associées à la consommation de produits bio qu’il s’agisse des comportements alimentaires, des connaissances nutritionnelles ou de l’historique de maladies. Les effets à long terme sur l’état nutritionnel et le rôle protecteur ou délétère à l’égard de maladies chroniques de la consommation de bio seront étudiés dans le cadre du projet ANR BioNutrinet durant le suivi de cette cohorte qui devrait durer encore au moins 5 ans.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26429066



26/12/2016 - Dossier Inserm

Tests génétiques : Faut-il tout prédire ?

Faire parler les gènes, voilà tout l'enjeu des tests génétiques ! Leur but ? Déceler des particularités qui pourraient aider à diagnostiquer une maladie existante, à adapter un traitement ou même à prédire le risque de développer une pathologie dans le futur.

Les gènes ne sont pas visibles à l'oeil nu et, pourtant, ce sont eux qui dictent en partie ce que nous sommes : la couleur de nos cheveux, notre taille, les risques que nous avons de souffrir de certaines maladies... Les scientifiques s'y intéressent depuis longtemps et essaient notamment de décrypter leur langage, histoire de savoir ce que chacun d'entre eux gouverne.

Ainsi de nombreux tests génétiques ont été développés. Ces tests consistent à rechercher des anomalies sur la molécule d'ADN elle-même, ou à dépister des anomalies concernant le nombre ou la forme des chromosomes. Ils apportent des informations précieuses, relatives à la santé des individus ou à celle de leur famille. Mais si les tests génétiques viennent en aide à certains patients, leur utilisation doit restée raisonnée et raisonnable.

Consulter le magazine en ligne



Marche et cyclisme pour se déplacer de son domicile au travail, le loisir et les courses : les relations avec les caractéristiques individuelles et l’activité physique pendant le temps libre dans une étude transversale (projet ACTI-Cités)

Int J Behav Nutr Phys Act. 2015 12:150

Menai M, Charreire H, Feuillet T, Salze P, Weber C, Enaux C, Andreeva VA, Hercberg S, Nazare JA, Perchoux C, Simon C, Oppert JM.

Augmenter le comportement de transport actif (marche, cyclisme) au cours de la vie est un élément clé pour promouvoir l’activité physique bénéfique à la santé. Il existe toutefois un besoin de mieux comprendre les corrélations de certains domaines de marche et de cyclisme pour identifier plus précisément les populations à risque pour les interventions de santé publique. De plus, les connaissances sur les interactions entre la marche et le cyclisme restent limitées.

Nous avons évalué par auto-déclaration le temps passé à la marche et au cyclisme au cours des derniers mois dans trois domaines spécifiques (déplacement domicile/travail, loisir, courses) chez 39295 adultes français (76,5 % de femmes) de l’étude de cohorte sur internet NutriNet-Santé. Des modèles de régression logistique multivariée ont été utilisés pour étudier les associations avec les caractéristiques socio-démographiques et l’activité physique.

Avoir une carte de transport était positivement et fortement associé à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail et pour les courses mais n’était pas associé à la marche dans le cadre du loisir ou à tous les domaines de cyclisme. Avoir une place de parking sur le lieu de travail était négativement et fortement associé à la marche et au cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail. L’indice de masse corporelle était négativement associé à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail et pour les courses ainsi qu’aux trois domaines du cyclisme. L’activité physique pendant le temps libre était négativement associée à la marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail mais positivement associée aux deux autres domaines de marche et aux trois domaines de cyclisme. La marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail était positivement associée aux autres domaines de marche ; le cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail était positivement associé aux autres domaines de cyclisme. La marche pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail n’était pas associée au cyclisme pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail.

Chez l’adulte, les associations entre la marche et le cyclisme, les caractéristiques socio-démographiques et l’activité physique diffèrent selon les domaines (trajet domicile/lieu de travail, loisir, courses). L’amélioration des connaissances sur les associations entre les différents domaines devrait aider au développement d’interventions ciblant à la fois la bonne population et le bon comportement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26646510



Efficacité des logos nutritionnels en face avant des emballages chez des adultes français : résultats issus de l’étude NutriNet-Santé

PLoS One. 2015 10(10):e0140898

Ducrot P, Méjean C, Julia C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Fezeu L, Hercberg S, Péneau S.

A ce jour, aucun consensus n’existe concernant le logo nutritionnel le plus approprié à apposer en face avant des emballages afin d’aider les consommateurs à faire des choix éclairés. Notre objectif était de comparer l’efficacité de plusieurs types de logos actuellement utilisés , et ce dans un large échantillon d’adultes.

L’efficacité des logos a été évaluée en mesurant l’acceptabilité et la compréhension parmi 13578 participants de l’étude de cohorte NutriNet-Santé, représentatifs de la population adulte française. Les participants ont été exposés à cinq conditions dont quatre logos nutritionnels : « Guideline Daily Amounts » (GDA), Multiple Traffic Lights (MTL), le logo 5-couleurs (5-C), « Green Tick » (Tick) et une condition sans logo. L’acceptabilité a été évaluée par plusieurs indicateurs : l’attractivité, l’attirance, la difficulté de compréhension perçue. La compréhension objective a été évaluée par le pourcentage de réponses correctes pour classer trois produits en fonction de leur qualité nutritionnelle. Cinq différentes catégories de produits ont été testées : les plats préparés à base de poisson, les pizzas, les produits laitiers, les céréales du petit déjeuner et les produits apéritifs. Les différences d’efficacité ont été comparées avec des tests Chi-square.

Le logo 5-C a été perçu comme le plus facilement identifiable et celui requérant le moins d’effort et de temps à comprendre. Le GDA était considéré comme le moins facilement identifiable et compréhensible, bien que considéré comme le plus attractif et le plus apprécié. Tous les logos testés étaient efficaces pour classer les produits en fonction de leur qualité nutritionnelle comparé à l’absence de logo (p < 0,0001), avec toutefois des niveaux d’efficacité variables. Globalement, le 5-C était plus performant, suivi par le MTL, le GDA et le Tick.

Le logo 5-C a été considéré comme facile à identifier, simple et rapide à comprendre ; il était performant pour comparer la qualité nutritionnelle des produits. Ainsi, le 5-C pourrait présenter des avantages dans des situations d’achats en conditions réelles où les choix sont habituellement réalisés rapidement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26509679



Estimation de la contribution des produits bio dans le régime alimentaire chez des adultes Français de l’étude de cohorte NutriNet-Santé

Nutrients. 2015 7(10):8615-32

Baudry J, Méjean C, Allès B, Péneau S, Touvier M, Hercberg S, Lairon D, Galan P, Kesse-Guyot E.

Les Français sont de plus en plus nombreux à consommer bio et 62 % déclarent consommer bio au moins une fois par mois (Baromètre Agence Bio/CSA 2015). La France se place aujourd’hui en 3e position en Europe avec la plus grande surface bio. Malgré cette croissance, la bio demeure un marché de niche. Par ailleurs, la part de bio dans le régime alimentaire n’a été que peu étudiée.

Moins de 12 % des participants ont déclaré ne pas avoir consommé bio au cours de l’année précédente. La part relative moyenne d’aliments bio dans la diète des femmes était de 20 % et était supérieure à celle des hommes (18 %). La médiane se situait à 14 % chez les femmes et 10 % chez les hommes. De manière générale, la contribution des produits bio à la consommation de produits d’origine végétale était supérieure à celle des produits d’origine animale. Le produit alimentaire le plus consommé en bio en termes de poids (g/j) était la pomme et le produit consommé par le plus grand nombre de consommateurs en bio était les œufs. Les produits transformés (type fast-food ou soda) étaient des groupes alimentaires relativement peu consommés en bio alors que les substituts protéiques étaient largement consommés en bio.

Dans cette population d’étude, la consommation de bio n’était pas anecdotique pour certains groupes alimentaires : les œufs, les fruits et légumes, le lait mais la part relative de bio pour certains groupes alimentaires demeurait moindre : charcuterie, produits transformés. Etant donné la population particulière de l’étude, l’utilisation d’un questionnaire de fréquence et d’une échelle à 5 modalités pour estimer la fréquence de consommation en bio, il convient d’interpréter ces résultats avec prudence avant généralisation. Les consommateurs de bio représentant un groupe très hétérogène, les futures recherches devront s’attacher à investiguer les spécificités de ces consommateurs pour évaluer les potentielles relations entre niveau de consommation de bio et santé.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26506372



Perception et caractéristiques associées à la perception favorable de la taxe sur les boissons sucrées implémentée en France depuis 2012

Public Health Nutr 2015 18:2679-88

Julia C, Mejean C, Vicari F, Peneau S, Hercberg S.

L’objectif de ce travail était d’analyser la perception de la taxe sur les boissons sucrées mise en place en France en janvier 2012 et les caractéristiques sociodémographiques associées à son adhésion.

Dans cette étude transversale portant sur 1996 sujets issus de l’étude NutriNet-Santé, un questionnaire spécifique portant sur la perception de la taxe a été auto-administré. Les associations entre les caractéristiques socio-démographiques des participants et leur adhésion à la taxe ont été analysées par régression multinomiales.

La majorité des participants était favorable à la taxe et 57 % d’entre eux la percevaient comme étant utile pour favoriser la santé de la population. L’adhésion à la taxe était plus importante si l'argent récolté était utilisé pour améliorer le système de santé (72,7 %). Les sujets plus âgés étaient plus favorables à la taxe que les sujets plus jeunes (odds ratio (OR) 2,37, intervalle de confiance à 95 % (95 % IC) (1,60 ; 3,49) pour les plus de 65 ans vs. les 26-45 ans, P<0.001). Les sujets avec un plus faible niveau d’éducation étaient moins favorables à la taxation que les sujets ayant un niveau d’éducation supérieur (OR 0,31 95 % IC (0,19 ; 0,52) pour les sujets sans diplôme ou avec une éducation primaire vs. éducation supérieure ; P<0.001). Dans les modèles étudiées, la consommation de boissons sucrées n’était pas associée à la perception de la taxe.

La taxe sur les boissons sucrées en France apparaît comme étant perçue favorablement par la population. Les caractéristiques socio-démographiques modulaient cette perception.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25627337



Déterminants des choix des plats pendant la préparation des repas à domicile : résultats issus d’un large échantillon de l’étude NutriNet-Santé

Int J Behav Nutr Phys Act. 2015 12:120

Ducrot P, Méjean C, Allès B, Fassier P, Hercberg S, Péneau S.

Bien que les pratiques culinaires aient fortement évoluées au cours du temps, peu de données sont disponibles concernant les choix des plats pendant la préparation des repas. Nous avons donc voulu déterminer les motivations individuelles influençant les choix des plats à préparer  les jours de semaine et les weekends.

L’importance de 27 critères liés aux choix des plats a été évaluée chez 53025 participants de l’étude NutriNet-Santé. Les dimensions des motivations pour le choix des plats ont été étudiées par analyse factorielle exploratoire. Les classements moyens des motivations pendant les jours de semaine et les weekends ont été comparés par test de Student. L’association entre les caractéristiques socio-démographiques, les pratiques culinaires et les motivations des choix des plats a été évaluée par des modèles de régression logistique.

Cinq dimensions des motivations des choix des plats sont apparues : alimentation saine (variance expliquée : 48,3 %), contraintes (19,0 %), plaisir (12,1 %), régimes spécifiques (11,0 %) et organisation (9,6 %). Le facteur « alimentation saine » était le plus important les jours de semaine (note moyenne 3,93) et les weekends (3,90). Le « plaisir » (3,61) était plus important que les  « contraintes » (3,54) les weekends (p < 0,0001) alors que l’opposé était observé les jours de semaine (3,42 vs. 3,77, respectivement) (p < 0,0001). L’ « organisation » était plus importante les jours de semaine (2,89) que les weekends (2,75) (p < 0,0001). Les motivations des choix des plats étaient associées aux caractéristiques socio-démographiques et de pratique culinaire.

Cette étude a mis en lumière les facteurs impliqués dans les choix des plats pendant la préparation des repas les jours de semaine et les weekends, ainsi que les caractéristiques individuelles qui déterminent les motivations des choix des plats. Dans une perspective de santé publique, ces résultats peuvent contribuer à développer des stratégies appropriées pour promouvoir la préparation des repas à domicile.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26419533



La composition salivaire est associée à l'attirance sensorielle et à l'apport nutritionnel

PLoS One. 2015 10(9):e0137473

Méjean C, Morzel M, Neyraud E, Issanchou S, Martin C, Bozonnet S, Urbano C, Schlich P, Hercberg S, Péneau S, Feron G.

Le flux et la composition salivaire ont un impact sur la perception des saveurs. Cependant, très peu d'études ont exploré les relations entre la salive, les préférences sensorielles et les consommations alimentaires. Nous avons étudié les associations entre le flux et la composition salivaire avec d'une part les préférences pour le gras, le sucré et le salé, et d'autre part avec les consommations en nutriments au sein d’une population adulte française. Les préférences ont été évaluées grâce à des séances d’analyse sensorielle au cours desquelles 282 adultes français participant à l'étude Nutrinet-Santé ont testé 32 modèles alimentaires de niveaux variables en gras, sel ou sucre. Avant l’évaluation des préférences, la salive au repos a été collectée. Des analyses biochimiques standards ont été effectuées pour évaluer l’abondance de différents composés salivaires. Les données alimentaires ont été recueillies par le biais de 3 enregistrements de 24 h. Les relations entre le flux, la composition salivaire, les préférences et les apports alimentaires ont été évaluées en utilisant des modèles de régression linéaire.

La capacité antioxydante totale était positivement associée à la consommation en glucides simples (β=31,5, P=0,04) et inversement associée à la consommation en glucides complexes (β=-52,4, P=0,002). L’activité amylasique était positivement associée à la fois à l’apport total en glucides (β=0,20, P=0,03) et à l'apport en glucides simples (β=0,21, P=0,04). Le flux salivaire était positivement associé à la préférence pour le gras (β=0,14, P=0,02). L’activité protéolytique était positivement associée aux préférences pour le salé et pour le gras (respectivement, β=0,31, P=0,01 ; β=0,36, P=0,006). L’activité amylasique était inversement associée à la préférence pour le sucré (β=-10,13, P=0,03). La concentration en anhydrase carbonique 6 était inversement associée à la préférence pour le salé (β=-46,77, P=0,02).

Le flux et la composition salivaire ne variaient pas considérablement en fonction des consommations alimentaires, excepté pour l’apport en glucides alors que des relations ont été mises en évidence entre le flux ou la composition salivaire et les préférences pour le gras, le salé ou le sucré, suggérant l'importance de certaines caractéristiques salivaires dans l’appréciation des aliments.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26340090



Comparaison des caractéristiques socio-démographiques dans la cohorte web NutriNet-Santé avec les données du recensement français : la question du biais de sélection

J Epidemiol Community Health. 2015 69(9):893-898

Andreeva VA, Salanave B, Castetbon K, Deschamps V, Vernay M, Kesse-Guyot E, Hercberg S.

Nous avons étudié un échantillon comprenant  122 912 personnes inscrites dans la cohorte web NutriNet-Santé entre mai 2009 et mars 2014. Leurs caractéristiques sociodémographiques ont été comparées avec les chiffres correspondants de l’Insee pour l’année 2009.

Malgré une diversité géographique et sociodémographique de l’échantillon, y compris des volontaires appartenant à des sous-groupes habituellement sous-représentés dans les enquêtes traditionnelles (ex : chômeurs,  immigrés, personnes âgées), la proportion de femmes, de personnes avec un niveau supérieur de l'éducation et ceux qui sont mariés ou vivent en couple étaient notamment plus élevée par rapport aux chiffres nationaux.

Certains écarts entre la population générale française et cette e-cohorte ont été corrigés par une pondération statistique. Les résultats portent sur la généralisabilité possible des résultats futurs dans le cadre de l'e-épidémiologie.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25832451



Pleine conscience et surpoids dans la cohorte NutriNet-Santé

PLoS One. 2015 10(6):e0127447

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

La pleine conscience peut être définie comme un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention intentionnellement dans le moment présent et sans jugement. Plusieurs interventions basées sur ce concept ont démontré leur efficacité pour aider des personnes obèses à perdre du poids. Cependant, ce concept psychologique a été très rarement étudié dans les études observationnelles.

Le but de cette étude était donc d’étudier les relations entre pleine conscience et  surpoids dans un large échantillon d’adultes en population générale.

Un total de 14 400 hommes et 49 228 femmes issus de l’étude NutriNet-Santé (France, 2013) ont été inclus dans cette analyse transversale. Les données déclarées de poids et de taille ont été collectées, ainsi que le niveau de pleine conscience, estimé à partir des données du Five Facets Mindfulness Questionnaire (FFMQ). Les associations entre la pleine conscience, ses sous-échelles (catégorisées en quartiles) et le surpoids ont été évaluées avec des modèles de régression logistique multivariés.     

Les femmes ayant des scores plus élevés de pleine conscience avaient moins de chance d’être en surpoids (quartile 4 vs 1: OR=0,84, IC 95 % : 0,79-0,90). Toutes les sous-échelles étaient négativement associées avec le risque d’être en surpoids mais l’association la plus forte a été trouvée pour la sous-échelle Observer (quartile 4 vs 1 : 0,71 [0,65-0,78]). Chez les hommes, seules les sous-échelles Observer et Non-réactivité étaient négativement associées au surpoids.          

Notre étude est la première à s’intéresser aux relations entre pleine conscience et statut pondéral dans un large échantillon. Les résultats suggèrent que la pleine conscience au quotidien pourrait influencer le statut pondéral. Si ces observations étaient confirmées, la pleine conscience pourrait se révéler un levier prometteur dans la prévention de l’obésité.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26038824



Prise de compléments alimentaires chez les patients atteints de cancer ou en rémission dans la cohorte NutriNet-Santé

Br J Nutr. 2015 113(8):1319-29

Pouchieu C, Fassier P, Druesne-Pecollo N, Zelek L, Bachmann P, Touillaud M, Bairati I, Hercberg S, Galan P, Cohen P, Latino-Martel P, Touvier M.

La prise de compléments alimentaires (CA) est susceptible d’agir sur le pronostic de cancer, le risque de récidive et de 2ème cancer. Alors que cette consommation chez les patients atteints de cancer est largement documentée aux Etats-Unis, elle est nettement moins décrite en Europe et particulièrement en France. Les objectifs de cette étude étaient : 1) d’évaluer la consommation de CA et les facteurs associés dans un large échantillon de patients atteints de cancer ou en rémission en France, 2) d’évaluer l’implication des médecins dans la prise de CA de leurs patients et 3) d’estimer l’ampleur des pratiques de consommation de CA potentiellement « à risque » chez ces personnes.

Les données ont été collectées par auto-questionnaires sur Internet chez les participants de la cohorte NutriNet-Santé. Au total, 1081 personnes avaient fourni des informations sur leur consommation de CA après leur diagnostic de cancer. Les consommateurs de CA ont été comparés aux non-consommateurs vis-à-vis de différentes caractéristiques sociodémographiques et liées au mode de vie.

29 % des hommes et 62 % des femmes ont rapporté prendre au moins un CA après le diagnostic de leur cancer. L’automédication représentait 45 % des prises. Vitamine D, B6, C et magnésium étaient les nutriments les plus fréquemment consommés. 14 % des consommateurs ont commencé à prendre ces produits après leur diagnostic de cancer. Pour 35 % des CA déclarés, aucun des médecins n’étaient informés de la consommation de CA par leurs patients. La prise de CA était associée à un mode de vie plus sain (poids normal, non-fumeur, meilleure alimentation) et la contribution des CA aux apports nutritionnels totaux était très élevée : plus de la moitié des apports quotidiens totaux pour les vitamines D, B6, E et B12. 18 % des personnes atteintes de cancer et consommatrices de compléments alimentaires avaient des pratiques de consommation potentiellement « à risque » : 30 personnes ayant une histoire tabagique avaient consommé des compléments à base de β-carotène, 44 avaient pris des compléments alimentaires contre-indiqués dans certains types de cancer (hormono-dépendants notamment) et 39 participants avaient pris simultanément des compléments et des médicaments pour lesquels des interactions délétères (modérées ou sévères) étaient répertoriées dans la littérature.

Cette étude suggère que la prise de CA est très répandue chez les survivants du cancer, en grande partie sans contrôle médical et avec une proportion importante de personnes ayant des pratiques de prise de CA potentiellement « à risque ». Les médecins devraient plus systématiquement discuter de la prise de CA avec leurs patients atteints de cancer.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25826598



Etude descriptive des comportements sédentaires chez 35444 adultes français occupant un emploi : résultats transversaux de l’étude ACTI-Cités

BMC Public Health. 2015 15:379

Saidj M, Menai M, Charreire H, Weber C, Enaux C, Aadahl M, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Simon C, Oppert JM.

Considérant les évènements défavorables à la santé associés aux comportements sédentaires, il existe un besoin de mieux comprendre le contexte dans lequel ces comportements se déroulent dans le cadre de la santé publique. Nous avons étudié les comportements sédentaires auto-déclarés par type de jour (travaillé/non travaillé), l’emploi et les perceptions à l’égard de l’activité physique dans un grand échantillon d’adultes.

Nous avons évalué les comportements sédentaires transversalement chez 35444 adultes occupant un emploi (moyenne ± EC âge : 44,5 ± 13,0 ans) issus de la cohorte internet française NutriNet-Santé. Les participants ont auto-déclaré leurs comportements sédentaires évalués par le temps passé assis (au travail, dans les transports, pendant le temps libre) et le temps passé à des divertissements sédentaires (TV/DVD, ordinateur, autres activités sur écran, autres activités sans écran) pendant les jours de travail et les jours non travaillés, ainsi que le type d’emploi (de principalement assis à travail manuel difficile) et les perceptions à l’égard de l’activité physique. Les associations entre chaque type de comportement sédentaire et le type d’emploi et les perceptions à l’égard de l’activité physique ont été analysées par type de jour via des analyses de régression linéaire multiple.

Les jours travaillés, les adultes passaient en moyenne (EC) 4,17 (3,07) h/j assis au travail, 1,10 (1,69) h/j assis dans les transports, 2,19 (2,62) h/j assis pendant leur temps de loisir, 1,53 (1,24) h/j à regarder la TV/DVD, 2,19 (2,62) h/j sur d’autres écrans, et 0,97 (1,49) h/j assis sans écran. Les jours non travaillés, c’était 0,85 (1,53) h/j assis dans les transports, 3,19 (2,05) h/j assis pendant leur temps de loisir, 2,24 (1,76) h/j à regarder la TV/DVD, 1,85 (1,74) h/j sur d’autres écrans et 1,30 (1,35) assis sans écran. Le temps passé à des comportements sédentaires différait en fonction du type d’emploi, avec plus de comportements sédentaires en dehors du travail (temps assis et temps de divertissement), chez ceux qui exercent des professions sédentaires, en particulier les jours travaillés. Des perceptions négatives à l’égard de l’activité physique étaient associées avec plus de comportements sédentaires en dehors du travail (temps assis et temps de divertissement), indépendamment du type de jour.

Un nombre important d’heures d’éveil était passé à divers comportements sédentaires les jours travaillés et non travaillés. Etre sédentaire au travail était associé à plus de comportements sédentaires en dehors du travail. Les perceptions négatives à l’égard de l’activité physique pourraient influencer la durée du temps passé à des comportements sédentaires. Ces données devraient aider à mieux identifier des groupes cibles dans le cadre d’interventions de santé publique visant à réduire les comportements sédentaires chez les adultes occupant un emploi.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25884816



Troubles fonctionnels digestifs et association avec l'indice de masse corporelle chez 35,447 adultes

Aliment Pharmacol Ther. 2015 41(8):758-67

Le Pluart D, Sabaté JM, Bouchoucha M, Hercberg S, Benamouzig R, Julia C.

L'obésité est considérée comme un facteur de risque pour la survenu de troubles fonctionnels gastro-intestinaux (TFGIs).

Le but de cette étude était d'évaluer si les TFGIs étaient associés à des groupes d'indice de masse corporelle spécifiques.

Dans une étude prospective, 1074 patients consécutifs consultant pour TFGIs ont rempli un questionnaire standard afin d'évaluer la présence de troubles fonctionnels gastro-intestinaux selon les critères de Rome III ainsi que d'autres symptômes, et ont été affectés à cinq groupes selon leur IMC : poids insuffisant (≤ 18.5 kg/m²), poids normal (> 18,5 à 25 kg/m²), surcharge pondérale (25-30 kg/m²), obèses (> 30-35 kg/m²), et obésité morbide (> 35 kg/m²). L'analyse des données a été effectuée en utilisant une régression logistique multinomiale.

Les patients avec TFGIs présentaient des caractéristiques démographiques et cliniques spécifiques selon les groupes d'IMC. Les patients avec un IMC normal étant le groupe de référence, les patients en surpoids étaient plus âgés (P = 0,001). Ils rapportaient plus fréquemment la présence de globus (P = 0,001), de régurgitation (P = 0,004), de détresse postprandiale (P = 0,009) et moins souvent la présence de dysphagie (p = 0,003) et de troubles ano-rectaux non spécifiques (P = 0,002). Les patients TFGIs obèses rapportaient plus fréquemment une régurgitation (P <0,001). Les patients TFGIs avec obésité morbide rapportaient plus fréquemment une dyspepsie (P = 0,046). Les patients TFGIs avec insuffisance pondérale étaient plus jeunes (p <0,001), présentaient une prédominance féminine (P = 0,006) et avaint une forte prévalence de dysphagie (P = 0,013).

Chez les patients TFGIs, la fréquence des régurgitations augmente avec l'IMC depuis les patients souffrant d'insuffisance pondérale jusqu'aux patients obèses, mais il n'y a aucune différence entre les patients d'IMC normale et les patients souffrant d'obésité morbide.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25728697



Validation d'un questionnaire mesurant les motivations de choix alimentaires notamment les préoccupations vis à vis de la durabilité

Appetite. 2015 87:90-7

Sautron V, Péneau S, Camilleri GM, Muller L, Ruffieux B, Hercberg S, Méjean C.

Depuis les années 1990, la durabilité de l’alimentation est devenue une préoccupation croissante pour les consommateurs. Cependant, il n’existe à ce jour aucun outil validé permettant de mesurer les motivations des consommateurs lors d’achats alimentaires en tenant compte de la durabilité. Nous avons par conséquent développé un questionnaire évaluant les motivations liées aux choix alimentaires lors de l’achat et analysé ses propriétés psychométriques. Le questionnaire initial comprenait 104 items répartis en quatre dimensions prédéfinies (environnementale, sociale, économique et diverse). Il a été administré à 1000 sujets choisis aléatoirement parmi les participants de l'étude de cohorte Nutrinet-Santé. La structure sous-jacente du questionnaire a été déterminée par une analyse factorielle exploratoire puis validée par une analyse factorielle confirmatoire. De plus, la fiabilité a été évaluée par la mesure de la cohérence interne des dimensions identifiées et par la fidélité test-retest. Un total de 637 individus a complété le questionnaire. Après avoir sélectionné les items les plus pertinents, l'analyse factorielle a permis de dégager neuf dimensions représentant les motivations des consommateurs : l'éthique et l'environnement, la production locale et traditionnelle, le goût, le prix, les limitations d’achat liées à l'environnement, la santé, la simplicité d’utilisation, l'innovation et l'absence de produits chimiques. Le modèle a démontré une excellente validité interne (adjusted goodness of fit index = 0,97; standardized root mean square residuals = 0,07) et une fiabilité satisfaisante (cohérence interne = 0,96, coefficient kappa de Cohen ajusté sur les biais et la prévalence se situant entre 0,31 et 0,68 sur une période moyenne de 4 semaines).

Cette étude a permis l'identification précise de différentes motivations liées aux achats alimentaires et propose un outil original, multidimensionnel, validé et applicable à de larges populations pour évaluer les motivations des consommateurs au cours de leurs achats alimentaires, particulièrement en termes de durabilité de l’alimentation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25529817



Etude de validation de l’outil mesurant les consommations dans l’Etude-Nutrinet Santé

Br J Nutr. 2015 113(6):953-62

Lassale C, Castetbon K, Laporte F, Camilleri GM, Deschamps V, Vernay M, Faure P, Hercberg S, Galan P, Kesse-Guyot E.

Une étude de validation a été réalisée chez environ 200 sujets afin de comparer les données collectées par 3 enregistrements de 24 h (24hDR) avec des biomarqueurs plasmatiques et urinaires (24hU).

Les différences entre 24hDR et 24hU étaient, chez les hommes, de 12,9 % pour les protéines, +2,59 % pour le potassium et -2,10 % pour le sodium, et chez les femmes, -11,0 %, -3,65 % et -8,31 % respectivement sur données brutes. En appliquant la méthode de la réduction de variance, la différence devenait plus faible pour les protéines et le sodium, mais pas pour le potassium. Le pourcentage de normodéclarants était supérieur après application de la méthode de réduction de variance : 58 % à 73 % (protéines), 59 % à 83 % (potassium), 33 % à 63 % (sel).

Les analyses sur les consommations de groupes d’aliments ont montré des coefficients de corrélation non-ajustés compris, chez les hommes, entre 0,14 (légumes et vitamine C plasmatique) et 0,54 (fruits et vitamine C plasmatique) et entre 0,35 (poisson et EPA) et 0,45 (poisson et DHA). Chez les femmes, les coefficients allaient de 0,21 (légumes et vitamine C plasmatique) à 0,41 (fruits et β‑carotène plasmatique) et de 0,12 (poisson gras et EPA) à 0,43 (poisson et DHA). Concernant les micronutriments, les corrélations brutes étaient comprises entre 0,41 (EPA) et 0,53 (vitamine C et β‑carotène) chez les hommes et entre 0,39 (β‑carotène) et 0,45 (DHA) chez les femmes. Ces coefficients restaient relativement similaires après ajustement.

La répétition de 3 enregistrements de 24 heures auto-administrés avec l’outil développé pour l’étude NutriNet-Santé présente une validité acceptable pour estimer les apports usuels en protéines, potassium et sodium.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25772032



Hétérogénéité spatiale des relations entre les caractéristiques environnementales et le déplacement actif : vers un modèle écologique et social variant localement

Int J Health Georg. 2015 14:12

Feuillet T, Charreire H, Menai M, Salze P, Simon C, Dugas J, Hercberg S, Andreeva VA, Enaux C, Weber C, Oppert JM.

Selon le modèle écologique et social des comportements favorables à la santé, il est maintenant bien accepté que les facteurs environnementaux influencent l’activité physique habituelle. La plupart des études précédentes sur les déterminants de l’activité physique ont présumé d’une homogénéité spatiale à travers la zone étudiée, c’est-à-dire que l’association entre l’environnement et l’activité physique est la même quel que soit l’endroit. L’originalité principale de cette étude était d’explorer les variations géographiques en relation avec le déplacement actif (marcher ou faire du vélo vers/à partir du lieu de travail) et les caractéristiques environnementales du lieu de résidence.

4164 adultes issus de la cohorte NutriNet-Santé sur internet, résidant dans et autour de Paris (France) ont été étudiés avec un modèle de régression Poisson pondéré géographiquement (GWPR). Les variables environnementales objectives, incluant à la fois l’environnement et les caractéristiques socio-économiques autour du lieu de résidence des individus ont été évaluées par des mesures basées sur GIS. Les facteurs environnementaux perçus (indice incluant la sécurité, l’esthétique et la pollution) ont été reportés à l’aide d’un questionnaire.

Nos résultats montrent que l’influence de l’environnement du quartier est plus prononcée dans la banlieue sud de la zone étudiée (Val de Marne) comparé à Paris intramuros tandis que des schémas plus complexes ont été trouvés ailleurs. Le déplacement actif était positivement associé à l’environnement seulement dans sud et le nord-est de la zone étudiée, tandis que des associations positives avec l’environnement socio-économique ont été trouvées seulement dans certains endroits spécifiques des parties nord et sud de la zone étudiée. Des variations locales similaires ont été observées avec les variables  environnementales perçues.

Ces résultats suggèrent que : 1) concernant le déplacement actif, la structure conceptuelle écologique et sociale devrait être localement nuancée et 2) les recommandations de santé publique ciblant localement plutôt que de manière générale pourraient être plus efficaces pour promouvoir le déplacement actif.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25885965



Relation entre alimentation et pression artérielle : une analyse transversale de l’étude NutriNet-Santé, une cohorte française sur internet

Am J Hypertens. 2015 28(3):362-71

Lelong H, Galan P, Kesse-Guyot E, Fezeu L, Hercberg S, Blacher J.

L’hypertension est la maladie chronique avec la plus forte prévalence dans le monde. Les comportements liés au mode de vie pour sa prévention et son contrôle font l’objet de recommandations mondiales. Cependant, leur relation avec la pression artérielle (PA), en particulier dans la population générale, nécessite des recherches supplémentaires. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact relatif de facteurs nutritionnels et du mode de vie sur la PA.

Des analyses transversales ont été réalisées sur les données de 8670 volontaires de l’étude NutriNet-Santé, une étude de cohorte française sur internet. Les apports alimentaires ont été estimés à partir de 3 enregistrements de 24 h. Les données sur les facteurs du mode de vie ont été collectées à partir de questionnaires et 3 mesures de la PA ont été effectuées en suivant un protocole standardisé. Les associations ajustées sur l’âge et les associations multivariées entre la pression artérielle systolique (PAS) et les facteurs du mode de vie ont été estimées par régressions linéaires multiples.

La PAS était plus élevée chez les participants avec des indices de masse corporelle (IMC) élevés. Les apports en sel était positivement associés avec la PAS chez les hommes mais pas chez les femmes. L’association négative entre consommation de fruits et légumes et PAS était significative dans les deux sexes. La consommation d’alcool était positivement associée à la PAS dans les deux sexes, contrairement à l’activité physique. Les 5 paramètres représentant les facteurs modifiables pour réduire l’hypertension plus l’âge et le niveau d’éducation, expliquaient 19,7 % de la variance de la PAS chez les femmes et 12,8 % chez les hommes. En tenant compte de leur coefficient de corrélation partielle, l’âge et l’IMC étaient les paramètres les plus importants en relation avec la PAS. L’apport en sel n’était plus associé à la PAS dans les deux sexes après ajustements multiples.

L’IMC est le facteur modifiable principal contribuant à la PAS après ajustements multiples.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25189870



Les caractéristiques socio-démographiques, psychologiques et de mode de vie sont associées à l'attirance sensorielle pour les goûts salé et sucré chez les adultes français

J Nutr. 2015 145(3):587-94

Lampuré A, Schlich P, Deglaire A, Castetbon K, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Des études ont souligné que l’attirance sensorielle pour le gras, le salé et le sucré pourrait influencer les comportements alimentaires avec une alimentation plus fréquemment défavorable à la santé chez les individus ayant une attirance plus élevée pour ces sensations. Par ailleurs, des études transversales ont montré une association positive entre l’attirance pour le gras et l’indice de masse corporelle, et des résultats contradictoires concernant l’attirance pour le salé et le sucré. La seule étude prospective sur le sujet a mis en évidence une augmentation du poids chez les individus ayant une attirance plus élevée pour le sucré mais aucune association significative concernant l’attirance pour le gras. Cependant, l’outil utilisé ne permettait pas d’appréhender la complexité de la mesure de l’attirance sensorielle.

Ainsi, notre objectif était d’estimer l’association prospective entre l’attirance pour le gras, le salé et le sucré, mesurée avec un questionnaire validé, et le risque d’obésité.

L’étude a été réalisée sur 29 015 adultes participant de la cohorte NutriNet-Santé. Les données d’attirance sensorielle ont été récoltées à l’inclusion via un questionnaire validé permettant le calcul des scores d’attirance pour le gras, le salé et le sucré, qui ont ensuite été divisés en quartiles afin de définir des niveaux d’attirance. Par ailleurs, les données anthropométriques déclaratives ont été recueillies annuellement pendant 4 ans. Des modèles de Cox stratifiés sur le sexe et ajustés sur les données alimentaires, sociodémographiques, économiques et de mode de vie ont été utilisés afin d’estimer l’influence de l’attirance pour ces trois sensations sur le risque d’obésité.

Chez les hommes et les femmes, une forte attirance pour le gras (4ème quartile) était associée à un risque d’obésité plus élevé (hommes : RRQ4vs.Q1 : 2,10 [IC 95 % 1,27-3,49] ; femmes : RRQ4vs.Q1 : 1,50 [1,12-2,00]). Cette association était en partie expliquée par la consommation alimentaire avec une diminution du risque de 20 à 30% après introduction des variables de consommation. En revanche, un score plus élevé d’attirance pour le goût sucré (4ème quartile) était associé à une réduction du risque d’obésité (hommes : RRQ4vs.Q1 : 0,61 [0,38-0,99] ; femmes : RRQ4vs.Q1 : 0,74 [0,56-0,97]). Enfin, il n’y avait aucune association significative chez les hommes et les femmes entre le score d’attirance pour le salé et la survenue d’obésité.

Après ajustement sur de nombreux facteurs de confusion, une attirance plus élevée pour le gras est un facteur prédictif de l’obésité, alors que l’attirance pour le sucré semble associée à une réduction de ce risque. Ainsi, ces composantes du comportement alimentaire paraissent utiles à prendre en compte dans la prise en charge des personnes à risque nutritionnel.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25733476



E-épidémiologie nutritionnelle : compétences informatiques des participants à une web-cohorte sur les relations nutrition-santé

J Med Internet Res. 2015 17(2):e34

Pouchieu C, Méjean C, Andreeva VA, Kesse-Guyot E, Fassier P, Galan P, Hercberg S, Touvier M.

Dans un contexte où l’e-épidémiologie se développe rapidement au niveau international, très peu d’information existe sur les compétences informatiques des sujets et l’acceptation des contraintes liées à leur participation à une web-cohorte.

Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les compétences en informatique et en utilisation d’Internet des participants à une large web-cohorte portant sur les relations nutrition-santé, et de comparer leurs attitudes face aux contraintes de l’étude selon leurs compétences informatiques et leurs caractéristiques sociodémographiques.

Les données ont été collectées par auto-questionnaires sur Internet en 2013 chez 43 028 sujets de la cohorte NutriNet-Santé. Les comparaisons ont été effectuées par des analyses multivariées de régressions linéaire et logistique non-conditionnelle.

Près d’un quart des sujets (24 %) ont déclaré être « inexpérimentés » ou « novices » en informatique. Le niveau en informatique avait une influence sur le temps de remplissage des questionnaires (par exemple, 24 min en moyenne pour l’enregistrement alimentaire de 24h chez les sujets novices/inexpérimentés contre 21 min chez les sujets expérimentés/experts). Les femmes avaient tendance à être plus «positives» que les hommes à l'égard de l'étude, alors que les participants les plus instruits étaient moins enclins à accepter les contraintes liées à la fréquence (P <0,0001) ou la durée de remplissage (P <0,0001) des questionnaires.

Cette étude fournit des informations utiles pour optimiser les investigations actuelles et futures en e-épidémiologie nutritionnelle. Une part non-négligeable de la population d’étude rapportait un faible niveau de compétences informatique/Internet, suggérant que ce point ne constitue pas un obstacle à la participation à des web-cohortes. Les résultats suggéraient également que certaines catégories de sujets ayant un niveau moyen plus faible en informatique (comme les femmes et les participants ayant un niveau d’éducation moins élevé) étaient plus positives envers l’étude et moins réticentes à se conformer à ses exigences.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25648178



Validité interculturelle de l’échelle d’alimentation intuitive

Appetite. 2015 84:34-42

Camilleri GM, Méjean C, Bellisle F, Andreeva VA, Sautron V, Hercberg S, Péneau S.

L'alimentation intuitive est un comportement alimentaire adaptatif qui favorise une consommation en réponse aux signaux physiologiques de faim et de satiété. L’échelle « Intuitive Eating Scale-2 » (IES-2) mesure de telles attitudes et comportements.

Le but de cette étude était d'adapter l’IES-2 au contexte français et de tester ses propriétés psychométriques dans un échantillon de 335 femmes et 297 hommes participant à l'étude NutriNet-Santé. Nous avons évalué la validité de construit de l'IES-2 en testant des hypothèses sur la structure factorielle, les relations avec les scores du Three Factor Eating Questionnaire-21  et CES-D, et les différences entre des sous-groupes de population «a priori»  pertinents.

Tout d'abord, l'analyse factorielle exploratoire a révélé trois dimensions principales : Manger pour des raisons physiques plutôt qu’émotionnelles, Recourir à ses signaux de faim et de satiété et Permission inconditionnelle de manger. Une analyse factorielle confirmatoire de second ordre a confirmé la solution à 3 facteurs eux-mêmes influencé par une dimension plus large de l'alimentation intuitive. Le score IES-2 total était négativement corrélé à la restriction cognitive (r = -0,31, p <0,0001), l’alimentation liée aux émotions (r = -0,58, p <0,0001), l’alimentation incontrôlée (r = -0,40, p <0,0001), et les symptômes dépressifs (r = -0,20, p <0,0001). Les sous-échelles de l’IES-2 ont montré des corrélations similaires. Les femmes avaient des scores plus faibles que les hommes pour l’échelle IES-2 totale (3,3 chez les femmes contre 3,5 chez les hommes, P <0,0001), ainsi que pour les sous-échelles Manger pour des raisons physiques et Permission inconditionnelle de manger. Les personnes étant au régime ou ayant déjà suivi un régime avaient des scores plus faibles sur l’IES-2 globale et sur ​​toutes les sous-échelles comparé à ceux n’ayant jamais suivi de régime (tous P <0,01). Enfin, les résultats ont montré une fiabilité satisfaisante du score total IES-2 (cohérence interne = 0,85 et fidélité test-retest = 0,79 sur une période moyenne de 8 semaines) et de ses sous-échelles.

Ainsi, l’échelle IES-2 française peut être considérée comme un instrument utile pour évaluer les comportements alimentaires intuitifs chez les adultes dans les études empiriques et épidémiologiques conduites en population générale.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25239401



Associations entre le statut pondéral et les scores d’attirance pour le sucré, le salé et le gras en fonction du sexe chez les adultes (Etude NutriNet-Santé)

Eur J Clin Nutr. 2015 69(1):40-6

Deglaire A, Méjean C, Castetbon K, Kesse-Guyot E, Hercberg S, Schlich P.

Les préférences sensorielles pour certains goûts pouvant être associées à l’obésité, cette étude a investigué si les sujets obèses présentaient une attirance sensorielle plus élevée pour le sucré, le salé, et le gras que les sujets normo-pondéraux.

Des scores d’attirance sensorielle ont été construits à partir d’un questionnaire incluant 83 items mesurant l’attirance pour les aliments gras, sucrés et salés, et les niveaux d’assaisonnement en sel, sucre et matières grasses préférés. Les données auprès de 46909 adultes inclus dans l’étude NutriNet-Santé, cohorte observationnelle française basé sur internet, ont été collectées et redressées en fonction des caractéristiques sociodémographiques de la population générale. Les relations entre scores d’attirance et l’indice de masse corporelle (IMC) ont été évaluées séparément par sexe par des modèles de régressions linéaires et des analyses de covariance, ajustées sur l’âge, le niveau d’éducation, le lieu de résidence, le tabagisme et la consommation d’alcool.

Globalement, les scores d’attirance sensorielle pour le salé et le gras étaient positivement associés de manière linéaire à l’IMC à la fois chez les hommes et les femmes (P ≤ 0,001) et étaient plus élevés chez les personnes obèses comparés aux individus normo-pondéraux. La différence de moyennes de scores entre les catégories d’IMC était plus élevée chez les femmes pour l’attirance pour le gras uniquement. Concernant l’attirance pour le sucré, les résultats différaient entre les hommes et les femmes et les sous facteurs composant l’attirance pour le sucré : L’attirance pour l’ajout de sucre et celle pour les aliments sucrés étaient positivement associée à l’IMC chez les femmes mais pas chez les hommes ; l’attirance pour les sucres naturels était inversement associée à l’IMC pour les deux sexes.

Cette étude démontre que les relations entre l’attirance sensorielle et l’IMC diffèrent en fonction du sexe, dans son intensité pour le gras et dans sa nature pour le sucré, contrairement au salé. L’attirance pour le sucré et le gras pourrait être associée à une surconsommation pour ce type d’aliments, en particulier chez les femmes. 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25074389



Développement et validation d'un indice de qualité nutritionnelle de l'alimentation fondé sur le profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency dans un contexte français

J Nutr. 2014 144:2009-17

Julia C, Touvier M, Mejean C, Ducrot P, Peneau S, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

L’objectif de ce travail était de développer un score de qualité nutritionnelle de l’alimentation d’un individu à partir des scores FSA des aliments consommés et d’étudier la validité d’un tel score global par rapport aux consommations alimentaires, apports nutritionnels et données socio-démographiques.

Un échantillon représentatif de la population française a été tiré au sort parmi les participants à l’étude NutriNet-Santé (N=4225). L’apport énergétique de chaque aliment consommé par l’individu était utilisé pour calculer un score agrégé au niveau individuel.

Les sujets ayant un score FSA-individu plus faible (plus favorable) avaient des consommations plus importantes en fruits, légumes et poisson et des consommations plus faibles en produits de snacking sucrés. Ils avaient aussi des apports nutritionnels en vitamines et minéraux plus élevés et des apports en acides gras saturés plus faibles. Ils avaient une meilleure adhérence aux recommandations du PNNS. Les femmes, les sujets plus âgés et les sujets ayant des revenus plus élevés avaient des scores plus faibles.

Le score FSA des aliments permet de caractériser la qualité nutritionnelle globale de l’alimentation au niveau individuel dans un contexte français.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25411035



Application du profil nutritionnel des aliments de la British Food Standards Agency dans une table de composition alimentaire française

Br J Nutr. 2014 112:1699-705

Julia C, Kesse-Guyot E, Touvier M, Mejean C, Fezeu L, Hercberg S.

Ce travail avait pour objectif d’étudier l’application du score de la Food Standard Agency britannique (score FSA) dans le contexte alimentaire français. Le score FSA des aliments a été appliqué à l’ensemble des aliments et boissons présents dans la table de composition de l’étude Nutrinet-Santé (N=3331 aliments et N=177 boissons), et le classement des groupes alimentaires en fonction des quintiles statistiques (quartiles pour les boissons) a été évalué.

Dans l’ensemble, le score FSA classait les aliments de façon cohérente par rapport aux recommandations du PNNS : la majorité des fruits et légumes et produits céréaliers étaient classés dans les quintiles de score de meilleure qualité nutritionnelle (97,8 % des fruits et légumes classés dans les deux premiers quintiles) alors que les produits de grignotage étaient classés dans les quintiles de score de moins bonne qualité nutritionnelle (54,5 % des produits de grignotage sucrés étaient classés dans les deux derniers quintiles). Le score FSA permettait en outre de discriminer la qualité nutritionnelle des produits au sein de grands groupes alimentaires (p.e. yaourts et lait classés dans des quintiles de scores de meilleure qualité nutritionnelle par rapport aux fromages).

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25277084



Motivations de participation à une cohorte nutritionnelle basée sur internet en fonction des caractéristiques socio-démographiques, de mode de vie et de santé : l'étude de cohorte NutriNet-Santé

J Med Internet Res. 2014 16(8):e189

Méjean C, Szabo de Edelenyi F, Touvier M, Kesse-Guyot E, Julia C, Andreeva VA, Hercberg S.

L’utilisation d’Internet comme moyen de collecte des données individuelles permet de réduire le coût et la complexité de la logistique des études de cohortes sur de très larges échantillons. Bien que la participation aux études constitue un enjeu majeur en épidémiologie, peu de travaux ont exploré ce sujet pour les e-cohortes, notamment en termes de profils et de motivations des participants.

L'objectif de cette étude était d'évaluer les associations entre les motivations à participer à l’étude Nutrinet-Santé (e-cohorte visant à étudier les relations nutrition et santé), et les caractéristiques sociodémographiques, de santé et les modes de vie des participants.

Un total de 6352 participants de la cohorte NutriNet-Santé ont été inclus dans cette analyse transversale. Les motivations de participation ont été évaluées, via un questionnaire spécifique. Nous avons étudié les associations entre les motivations et les facteurs individuels avec des modèles de régression logistiques multivariés.

Parmi les participants, 61,4 % ont déclaré participer pour aider la recherche publique pour la prévention des maladies, 22,2 % pour aider la recherche en nutrition, 6,9 % pour répondre à l’appel lancé par les medias ou à la demande d’un proche ou d’un professionnel de santé et 9,5 % pour d’autres raisons. Les personnes ayant plus de 45 ans étaient plus susceptibles de participer à l’étude pour aider la recherche publique sur la prévention des maladies (OR=1,62 [1,07-2,47]) alors que les sujets en surpoids et obèses étaient moins susceptibles d’y participer pour cette raison (OR=0,72 [0,58-0,89), OR=0,62 [0,46-0,84]). Parmi les sujets, 46,5 % ont déclaré qu’ils n’auraient pas participé si l’étude n’était pas sur Internet. Les hommes, les individus ayant moins de 35 ans et ceux ayant un enfant étaient plus susceptibles de ne pas participer à l’étude sans le support Internet (OR=1,21 [1,04-1,42], OR=1,51 [1,20-1,91], OR=1,23 [1,04-1,46]). Comparés aux individus plus jeunes et aux cadres, les personnes âgées de plus de 55 ans et les ouvriers étaient moins motivés de participer à l’étude sur Internet (respectivement, OR=0,60 [0,48-0,45], OR=0,77 [0,63-0,92]). Le financement exclusif de l’étude par les pouvoirs publics était important pour deux tiers des sujets. Les hommes et les personnes ayant plus de 55 ans étaient plus susceptibles d’estimer important le financement public (OR=1,47 [1,20-1,80), OR=1,95 [1,48-2,56]). A l’inverse, les personnes ayant moins 35 ans étaient moins sensibles au financement exclusivement public (OR=0,61 [0,48-0,78]). Il en est de même pour les personnes en surpoids ou obèses (OR=0,78 [0,65-0,95), OR=0,66 [0,51-0,85]), pour les individus de niveau d’éducation primaire ou secondaire (OR=0,47 [0,30-0,75), OR=0,45 [0,36-0,57]), pour les ouvriers et les commerçants/artisans (OR=0,64 [0,51-0,81), OR=0,60 [0,40-0,91]).

L’utilisation d’Internet, le financement exclusivement public et la volonté d’aider la recherche publique sont des motivations essentielles pour la participation à l’e-cohorte NutriNet-Santé. Ces motivations diffèrent selon les profils sociodémographiques et l’IMC mais ne sont pas associées aux modes de vie ni à l’état de santé.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25135800



L’association entre l’alimentation liée aux émotions et la consommation d’aliments de type grignotage riches en calories est modifiée par le sexe et la symptomatologie dépressive

J Nutr. 2014 144(8):1264-73

Camilleri GM, Méjean C, Kesse-Guyot E, Andreeva VA, Bellisle F, Hercberg S, Péneau S.

Au cours des dernières années, l'alimentation liée aux émotions (EmE) a suscité un vif intérêt en recherche comme déterminant psychologique majeur de la prise alimentaire et du surpoids. Toutefois, on connaît peu les facteurs qui pourraient moduler ses relations avec les habitudes alimentaires. L'objectif était d'examiner l'association entre l’EmE et la consommation d’aliments de snacking riches en calories et d'évaluer les interactions entre l’EmE et le sexe et entre l’EmE et la présence de symptômes dépressifs.

Un total de 7378 hommes et 22 862 femmes issus de l’étude NutriNet-Santé (France, 2009-2013) ayant complété au moins 6 enregistrements alimentaires de 24 h ont été inclus dans cette analyse transversale. Le score d’EmE a été estimé à partir des données de la version révisée à 21 items du « Three-Factor Eating Questionnaire » et la symptomatologie dépressive a été évaluée par les scores de l’échelle « Center for Epidemiological Studies-Depression scale ». Les associations entre l’EmE et les consommations d’aliments riches en énergie ont été évaluées avec des modèles de régression logistique et linéaire multivariés ajustés pour les facteurs sociodémographiques et de style de vie.

Un score d’EmE plus élevé était associé à une plus grande consommation d’aliments de snacking riches en énergie et, en particulier, la consommation d'aliments gras et sucrés dans la plupart des catégories étudiées. Cependant, ces associations étaient plus fortes chez les femmes avec symptômes dépressifs (par exemple, pour une forte consommation de chocolat, OR : 1,77, IC 95 % : 1,43-2,20 ; gâteaux/ biscuits/pâtisseries, OR : 1,81, IC 95 % : 1,45-2,26) comparées à celles sans symptômes dépressifs (par exemple, pour une forte consommation de  chocolat, OR : 1,52, IC 95 % : 1,36-1,69 ; gâteaux/biscuits/pâtisseries, OR : 1,44, IC à 95 % : 1,29-1,61). En revanche, les associations positives observées chez les hommes sans symptômes dépressifs (par exemple, pour une consommation forte de chocolat, OR : 1,33, IC 95 % : 1,16-1,52 ; gâteaux/biscuits/pâtisseries, OR : 1,28, IC à 95 % : 1,11-1.48) n’ont pas été retrouvées chez les hommes présentant des symptômes dépressifs. En conclusion, chez les femmes, l’EmE était positivement associée à la consommation d’aliments riches en énergie, en particulier chez celles avec symptômes dépressifs. Pour les hommes, la relation entre l’EmE et les aliments de snacking riches en énergie a été trouvé seulement chez ceux sans symptômes dépressifs.

Ces résultats appellent à prendre en considération l'état psychologique afin de cibler les habitudes alimentaires malsaines, en particulier chez les femmes.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24850627

 



14/12/2016 - Un nouveau site pour l'étude NutriNet-Santé !

Ce nouveau site a été créé pour vous satisfaire en tenant compte des améliorations que vous nous avez suggérées.

Vous pourrez maintenant vous connecter sur votre mobile ou votre tablette où que vous soyez.

Ce socle applicatif modernisé assure un renforcement de la sécurité de vos données.

Le carrousel vous permettra de visualiser très rapidement les actualités du site. En particulier, nous vous informerons désormais des questionnaires qui seront bientôt disponibles dans votre espace membre et mettrons à votre disposition des résumés en français des articles scientifiques publiés grâce à votre participation.

Ce nouveau site sera amené à évoluer. Aussi n’hésitez pas à nous faire part de vos idées, remarques ou difficultés en utilisant le formulaire de contact mis à votre dispostion.

Nous profitons de cette évènement pour vous remercier de votre participation à l’étude et de votre soutien.



Association entre les apports en nutriments et aliments et l'attirance sensorielle pour le gras (étude Nutrinet-Santé)

Appetite. 2014 78:147-55

Méjean C, Deglaire A, Kesse-Guyot, Hercberg S, Schlich P, Castetbon K.

L’influence, sur les comportements alimentaires, des propriétés hédoniques d'aliments gras, salés ou sucrés, par ailleurs reconnus comme défavorables à la santé, a été peu explorée. Nous avons étudié les relations entre attirance pour les sensations de gras, salé et sucré et consommations alimentaires.

Des scores d’attirance envers le salé, le gras-salé, le sucré et le gras-sucré ont été construits à partir d’un questionnaire validé, auprès des participants de l’étude Nutrinet-Santé (n=41 595). Les relations entre scores d’attirance et consommations alimentaires ont été évaluées par comparaisons de moyennes ajustées sur l’âge et les apports énergétiques, stratifiées par sexe.

Plus l’attirance envers une sensation était forte, plus l’apport énergétique était élevé (+100 à 300 Kcal) et les consommations en fruits et légumes étaient faibles (-11 % à 21 %), particulièrement chez les hommes. Les individus ayant des préférences élevées pour le salé avaient des consommations plus élevées en sodium (+ 7 %), boissons alcoolisées (+ 28 % à 47 %) et matières grasses (+ 13 %). L’attirance pour le gras-salé était positivement associée aux consommations de produits salés et gras-salés (+ 10 % à 33 %) et inversement associée aux consommations de produits sucrés (- 10 %) et boissons alcoolisées (- 15 %). Les sujets ayant des préférences élevées pour le sucré et gras-sucré avaient des consommations plus élevées de produits gras-sucrés (+ 15 % à 30 %) et produits sucrés (pour l’attirance pour le sucré) (+ 5 %).

L’attirance forte pour ces sensations est associée à des profils alimentaires défavorables, soulignant la nécessité de considérer au premier plan la perception hédonique individuelle dans l’étude des déterminants des comportements alimentaires.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24681104



Régimes amaigrissants utilisés en population générale : comment sont-ils perçus ?

PLoS One. 2014 9:e97834

Julia C, Peneau S, Andreeva VA, Mejean C, Fezeu L, Galan P, Hercberg S.

L’augmentation progressive de la prévalence de l’obésité et la pression sociale envers la minceur ont tendance à augmenter la fréquence des régimes alimentaires. Néanmoins, peu d’informations sont disponibles sur la perception des régimes alimentaires utilisés dans la population.

Notre objectif était d’étudier les perceptions associées à la pratique des régimes alimentaires dans une étude observationnelle afin d’identier la stratégie la plus favorable.

Des adultes participant à l’étude NutriNet-Santé ayant rapporté avoir effectué un régime alimentaire dans les trois années précédent l’enquête ont été inclus à l’étude. Pour chacun des régimes effectuées, des informations détaillées sur les types de régimes, les circonstances et perceptions du régime ont été collectées. Les perceptions des différents régimes ont été comparées en utilisant des modèles mixtes stratifiés sur le sexe.

Parmi les 48 435 sujets ayant complété le questionnaire, 12 673 (26,7 %, 87,8 % de femmes) avaient effectué au moins un régime alimentaire dans les trois années précédentes. Les régimes prescrits par des professionnels de santé et ceux reposant sur les recommandations nutritionnelles étaient ceux perçus le plus favorablement. En revanche, les régimes commerciaux et les restrictions alimentaires auto-imposées étaient moins favorablement perçus (Odds ratios (OR) associé à la difficulté à suivre le régime 1,30 (intervalle de confiance à 95 % (0,99-1,7)) chez les hommes et OR 1,92 (1,76-2,10) chez les femmes en comparaison du suivi des recommandations) et conduisaient plus souvent à un regain pondéral et une alimentation déséquilibrée.

Les recommandations nutritionnelles officielles peuvent être utiles afin de permettre aux individus de maintenir une alimentation équilibrée alors qu’ils suivent un régime alimentaire.  

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24852440



Evaluation de la cohérence et de la concordance des réponses et des profils socio-démographiques respectifs dans la cohorte web NutriNet-Santé

Am J Epidemiol. 2014 179(7):910-916

Andreeva VA, Galan P, Julia C, Castetbon K, Kesse-Guyot E, Hercberg S.

Nous avons cherché à identifier les différences sociodémographiques parmi les membres d'une e-cohorte française selon leur volonté de fournir une partie de leur NIR à 15 chiffres. De plus, nous avons cherché à évaluer la cohérence des informations auto-déclarées en les comparant avec les informations figurant dans le NIR. Nous avons étudié 100 118 personnes inscrites dans l'étude NutriNet-Santé entre 2009 et 2013. Nous avons utilisé des modèles de régression logistique polytomique. Au total, 84 442 participants (84,3 %) ont fourni les 7 premiers chiffres de leur NIR, et parmi eux 5 141 (6,1 %) avaient des données discordantes. L’analyse multivariée a montré des différences selon le sexe, l'âge, l'éducation et l'emploi en ce qui concerne la cohérence des informations entre les 2 sources. Les résultats confirment la qualité des données sociodémographiques obtenues en ligne dans le cadre d’un vaste échantillon de volontaires. La description quantitative des profils des participants selon la cohérence des informations pourrait servir les futurs travaux méthodologiques dans l'e-épidémiologie.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24521560



Association entre la perception des logos en face avant des emballages et des caractéristiques nutritionnelles, de mode de vie et de santé

Plos One. 2014 12;9(3):e90971

Méjean C, Macouillard P, Peneau S, Hercberg S, Castetbon K. Un questionnaire Internet spécifique développé par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle a évalué, dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé (https://www.etude-nutrinet-sante.fr), la compréhension et l’acceptabilité de différents logos présentant une information nutritionnelle.

Sur des représentations d’emballage de soupes industrielles, ont été testés 5 logos allant d’une information nutritionnelle très simplifiée (le feu tricolore simple, le logo du Programme National Nutrition Santé/PNNS et la coche verte) à plus complète (le feu tricolore multiple, appelé « Traffic Lights Multiple » déjà utilisé en Grande-Bretagne sur une base volontariste). Ces logos comportent un critère de jugement soit uniquement positif, (logo PNNS, coche verte), soit positif, neutre ou négatif (feux tricolores) ou proposent un jugement moins catégorique (dégradé de couleurs). L’originalité de l’étude est d’avoir pris en compte différentes dimensions constituant l'acceptabilité qui permettent de définir avec précision les profils de perception des logos d’information nutritionnelle et d'élucider leur relation avec les facteurs individuels.

Les résultats portant sur 28 952 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé montrent des différences d’acceptabilité et de compréhension des différents logos en fonction des comportements alimentaires et de l’état de santé des participants (obésité, hypertension, diabète, etc.). Aucun logo ne s’est démarqué des autres en termes d’acceptabilité et de compréhension dans les populations ayant une alimentation plutôt « défavorable » à la santé (plus éloignée des recommandations nutritionnelles). Cependant, les logos comportant un critère de jugement positif, neutre ou négatif sur les aliments, tel que les feux tricolores simples et multiples, étaient les modèles les plus appréciés par les personnes obèses, hypertendus ou diabétiques participant à l’étude : il a été retrouvé un tiers d’obèses en plus dans le groupe de sujets déclarant préférer le feu tricolore simple, un quart d’hypertendus en plus et deux fois plus de diabétiques dans le groupe des sujets qui plébiscitaient le feu tricolore multiple, par rapport aux groupes qui déclaraient préférer les logos PNNS et coche verte.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24621617



Facteurs de risque de cancer (socio-démographiques, économiques, nutritionnels et liés au mode de vie) associés à la consommation d'alcool

Int J Cancer. 2014 134(2):445-59

Touvier M, Druesne-Pecollo N, Kesse-Guyot E, Andreeva VA, Galan P, Hercberg S, Latino-Martel P.

La consommation d'alcool est un facteur de risque bien établi dans l'étiologie de plusieurs cancers. Au niveau international, des études ont été conduites sur les facteurs socioéconomiques et démographiques associés à la consommation d’alcool, mais les résultats sont complexes et contrastés. En outre, l'association entre la consommation d'alcool et le respect des recommandations nutritionnelles a été peu documentée, et très peu de données existent quant au potentiel rôle de déterminants ou de facteurs modificateurs des antécédents personnels ou familiaux de pathologies (cancer notamment) sur la consommation d’alcool. Nos objectifs étaient de : 1) identifier les facteurs sociodémographiques, nutritionnels et de mode de vie associés à la consommation d'alcool ; 2) identifier les profils de consommateurs d'alcool selon le type de boissons alcoolisées ; 3) estimer le nombre de facteurs de risque de cancer cumulés au niveau individuel en fonction du niveau de consommation d'alcool.

Les apports en alcool et en nutriments ont été estimés par 6 enregistrements de 24 h pour 29 566 adultes de la cohorte NutriNet-Santé. Les facteurs associés à la consommation d'alcool (non-buveurs (référence)/< 10 g/j/ ≥ 10 g/j) ont été évalués par régression logistique multivariée polytomique stratifiée sur le sexe. Chez les consommateurs d'alcool, les % d’alcool apporté par chaque type de boisson ont été comparés entre les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie à l'aide de tests non-paramétriques de Kruskal-Wallis. Une analyse des correspondances multiples a également été réalisée pour identifier des clusters de facteurs de risque associés à la consommation d’alcool.

Plusieurs facteurs ont été associés à une consommation d'alcool ≥ 10 g/j (au moins 1 verre/j) dans les deux sexes : l'âge (PH=0,02, PF<0,0001), le tabagisme (PH et F<0,0001), les catégories socioprofessionnelles supérieures (PH et F<0,0001), un revenu plus élevé (PH=0,003, PF<0,0001) et des apports alimentaires moins sains (au regard des recommandations nutritionnelles en vigueur pour la prévention primaire des cancers). Les profils des sujets variaient selon les types de boissons alcoolisées. Les hommes ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires (P=0,0002) ou de dépression (P=0,03) et les femmes ayant des antécédents de cirrhose (P<0,0001) consommaient moins d'alcool. Chez les femmes, un antécédent personnel de cancer était associé à une plus faible proportion de consommatrices modérées d'alcool uniquement (< 10 g/j, P=0,04). Dans les deux sexes, les sujets qui buvaient au moins 1 verre par jour cumulaient plus de facteurs de risque que les non buveurs, sans compter l’alcool (lui-même facteur de risque) : médiane = 5 versus 4, P<0,0001.

Contrairement aux résultats contrastés des études sur les profils de risque cardiovasculaire, la présente étude, basée sur un large échantillon d'adultes (n > 29 000), met en évidence un cluster de facteurs de risque de cancer (démographiques, de mode de vie et nutritionnels) associés à la consommation d’alcool, qui peuvent exercer une influence synergique délétère sur le risque de cancer. Pour la première fois, cette étude fournit des informations détaillées sur les antécédents personnels et familiaux de cancer, les maladies cardiovasculaires et la dépression comme déterminants potentiels ou modificateurs de la consommation d'alcool. La multiplicité des modes de vie néfastes associés à la consommation d'alcool doit être prise en compte dans les efforts de prévention des cancers. Des conseils médicaux sexe-spécifiques pour les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies liées à l'alcool devraient être renforcés.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23824873



La consommation de féculents dans la cohorte NutriNet-Santé : étude transversale des profils de consommateurs et des contributions aux apports dans une étude de cohorte suivie par internet

Ann Nutr Metab. 2014 64(1):28-37

Szabo de Edelenyi F, Julia C, Courtois F, Méjean C, Péneau S, Galan P, Hercberg S, Kesse-Guyot E.

Le PNNS recommande de consommer des féculents « à  chaque repas selon l’appétit » (soit 3 à 6 portions de féculents par jour).

Grâce au système de recueil des apports alimentaires via Internet, il a été possible d’estimer les apports en féculents dans l’alimentation. Au total les analyses ont porté sur 80 209 participants correspondant à 264 564 enquêtes alimentaires.

Les apports en féculents observés dans NutriNet-Santé sont de 257 g/j (300 g/j chez les hommes et 217 g/j chez les femmes). Parmi les différents féculents, le pain est le principal contributeur (environ 45 %), devant les pommes de terre (20 %), les pâtes (17 %) et le riz (8,5 %). La consommation de pain augmente avec l’âge, alors que celles de pâtes et de riz diminuent. La consommation de pommes de terre est stable avec l’âge sauf chez les plus de 65 ans où elle est légèrement plus élevée. Environ 35 % des hommes et 66 % des femmes ont des apports en féculents inférieurs aux recommandations nutritionnelles ; 9,5 % des hommes et 1,3 % des femmes ont des apports en féculents supérieurs aux recommandations et seulement 55 % des hommes et 33 % des femmes suivent les recommandations nutritionnelles. Cela explique que les apports en glucides ne représentent que 43 % des apports énergétiques, par rapport à la recommandation d’au moins 50 %. Cette insuffisance d’apports peut s’expliquer par le fait que seuls 22 % des Nutrinautes connaissent la recommandation du PNNS concernant la consommation des féculents. C’est le repère de consommation le moins bien connu des repères alimentaires du PNNS (par ex, ils sont 86 % à connaitre « au moins 5 fruits et légumes par jour », 85 % « du poisson au moins 2 fois par semaine » ; 74 % « viandes/poissons/œufs 1 à 2 fois par jour », 39 % « 3 produits laitiers par jour »). Les consommations de féculents inférieures aux recommandations sont plus fréquentes chez les sujets ayant suivi un ou plusieurs régimes amaigrissants dans le passé. Les féculents contribuent à hauteur de 21 % des apports énergétiques chez les femmes et 23 % chez les hommes, à 75 % des apports en glucides complexes dans les deux sexes et à 34 % des apports en fibres chez les femmes et 39 % pour les hommes. Ils apportent 21,5 % des apports totaux en vitamine B1, 20 % des apports en vitamine B6 et 16,5 % des apports en vitamine B9 (folates).

Ces résultats justifient de promouvoir les recommandations du PNNS sur la consommation de glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50 % des apports énergétiques journaliers, en favorisant la consommation des féculents (aliments sources d’amidon) et notamment les féculents complets (riches en fibres), tout en réduisant de 25 % la consommation actuelle de sucres simples, et en augmentant de 50 % la consommation de fibres.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24714561



L'attirance sensorielle pour le gras est associée aux caractéristiques socio-démographiques, psychologiques, de mode de vie et de santé

Br J Nutr. 2014 112(8):1353-63

Lampuré A, Deglaire A, Schlich P, Castetbon K, Péneau S, Hercberg S, Méjean C.

Les relations entre l’attirance sensorielle et les caractéristiques individuelles, connues pour être des déterminants des consommations alimentaires, sont peu abordées dans la littérature alors que l’on peut supposer que divers facteurs individuels modulent les relations entre attirance et consommations. Seulement quelques travaux s’y sont intéressés et ont mis en évidence qu’une forte attirance pour le gras était associée avec une faible restriction cognitive liée à l’alimentation chez des sujets obèses et à une forte désinhibition alimentaire chez des personnes suivant un régime. Cependant, ces études ont été menées sur de petits échantillons peu diversifiés et les associations avec d’autres facteurs n’ont pas encore été explorées (économiques, de mode de vie). De plus, la distinction entre les sensations de gras-salé et de gras-sucré n’a encore jamais été faite, or il peut y avoir des associations spécifiques en fonction de la sensation considérée. Dans ce travail, l’objectif était donc d’analyser les différentes associations entre l’attirance pour les sensations de gras-salé et de gras-sucré et les caractéristiques sociodémographiques, économiques, psychologiques, de mode de vie et de santé, au sein d’un large échantillon. Pour répondre à cette question, des analyses de régression logistique multinomiale ont été menées sur 37 181 sujets afin d’étudier les associations entre l’attirance pour les sensations de gras-salé et de gras-sucré et les différentes caractéristiques, chez les hommes et chez les femmes séparément.

Les sujets appartenant à des catégories socio-professionnelles défavorisées, ceux ayant une forte désinhibition alimentaire et les individus obèses étaient plus susceptibles d’être fortement attirés par les sensations de gras-sucré et de gras-salé comparés aux individus appartenant à des catégories socioprofessionnelles favorisées, ceux n’étant pas désinhibés d’un point de vue alimentaire et les sujets normo-pondéraux, respectivement. En revanche, les sujets âgés et les individus fortement restreints étaient moins enclins à être fortement attirés par le gras-sucré et le gras-salé. Par ailleurs, les femmes qui suivaient un régime étaient plus susceptibles d’être fortement attirées par les sensations de gras-salé et de gras-sucré, alors que celles qui avaient suivi un régime dans le passé étaient moins enclines à être attirées par le gras-salé. D’autres associations plus spécifiques ont été trouvées selon la sensation considérée. En effet, les fumeurs et les forts consommateurs d’alcool étaient plus susceptibles d’être fortement attirés par la sensation de gras-salé que les non-fumeurs et les non-consommateurs d’alcool. Concernant le gras-sucré, les sujets ayant une forte émotionalité alimentaire étaient plus susceptibles d’être fortement attirés.

Ces résultats permettent d’identifier les profils individuels associés à une forte attirance pour la sensation de gras et également des caractéristiques spécifiques liées au gras-salé ou au gras-sucré. Des facteurs défavorables à la santé tels que les catégories socio-professionnelles défavorisées, les régimes amaigrissants ainsi que le surpoids sont en lien avec une forte attirance pour le gras, de même une forte attirance pour le gras-salé est en lien avec le tabagisme et une forte consommation d’alcool. Toutes ces nouvelles données permettent de mettre en évidence des « profils à risque » et d’identifier des potentiels facteurs de confusion dans la relation entre attirance pour le gras et consommation, car il a déjà été mis en évidence que ces caractéristiques sont également associées à la consommation.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25192548



Ses objectifs

L'objectif général de cette étude est de mieux évaluer les relations entre la nutrition et la santé et de comprendre les déterminants des comportements alimentaires.

Il s'agit d'étudier sur un large groupe de personnes en France :

  • Les comportements alimentaires et leurs déterminants en fonction de l'âge, du sexe, des conditions socio-économiques, du lieu de résidence etc.
  • Les relations entre les apports alimentaires, l'activité physique, l'état nutritionnel et la santé. Tous les grands problèmes de santé seront étudiés, entre autres, l'obésité, l'hypertension artérielle, le diabète, les dyslipidémies, les maladies cardiovasculaires, les cancers, l'asthme, la migraine, les troubles digestifs, le vieillissement etc.

Le but de cette étude est d'identifier les facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition pour ces maladies, étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles permettant de prévenir le risque de maladies et d'améliorer la qualité de la santé de la population actuelle et des générations futures.



15/12/2015 - Témoignages des Ambassadeurs NutriNet-Santé

Le Club Ambassadeurs NutriNet-Santé s’investit depuis plus de 3 ans pour recruter de nouveaux Nutrinautes...Pourquoi ? Découvrez le en vidéo !

Consulter la video en ligne



11/06/2016 - 1ère réunion scientifique de l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens

Serge Hercberg

La première réunion scientifique organisée par l'association a eu lieu le samedi 11 juin 2016 de 13 h 45 à 17 h au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris.

Les Nutrinautes et Suvimaxiens ont pu rencontrer le Président de l'Association, être informés de l'avancement de l'étude sur certains sujets de recherche par des chercheurs de l'EREN et échanger avec les intervenants.

Vous pouvez consulter les enregistrements audios et les diaporamas des différents intervenants :



31/10/2016 - Assurprox

L'alimentation intuitive pour garder la ligne

Voici les résultats d'une étude scientifique qui risque de porter un coup dur à tous les régimes amaigrissants. D'après les chercheurs de l'Inserm, manger uniquement quand on a faim est associé à un risque plus faible de surpoids et d'obésité. Plutôt que se jeter sur le frigo quand vous êtes stressé, écoutez votre corps et adoptez l'alimentation intuitive...

Consulter l'article en ligne



Qui peut participer ?

Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus peuvent participer à l'aventure NutriNet-Santé.

Il suffit d'avoir accès à Internet et de disposer d'une adresse e-mail individuelle.

La participation est totalement bénévole et n'induit aucun frais pour le Nutrinaute.



Qui coordonne cette étude ?

L'étude NutriNet-Santé est coordonnée par l'Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) (U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam, Université Paris 13, Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité).

Investigateur principal : Pr Serge Hercberg (PU-PH Université Paris 13 & Hôpital Avicenne), Directeur de l'Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) et de l'Equipe de Surveillance en Epidémiologie Nutritionnelle (ESEN)

Co-investigateurs :

  • Dr Pilar Galan (DR1 Inra), EREN
  • Dr Mathilde Touvier (CR1, Inserm), EREN
  • Dr Emmanuelle Kesse-Guyot (DR2, Inra), EREN
  • Dr Sandrine Péneau (Maître de Conférences, Université Paris 13), EREN
  • Dr Léopold Fezeu (Maître de Conférences, Université Paris 13 et Chaire d'Excellence Inra), EREN
  • Dr Chantal Julia (MCU-PH), EREN
  • Dr Valentina Andreeva (Maître de Conférences, Université Paris 13), EREN


Qui finance ?

L'étude NutriNet-Santé a obtenu un avis favorable du Comité de Qualification Institutionnelle de l'Inserm (CQI/IRB 0000388, FWA00005831) en date du 10 juillet 2008 (n° 08-008).

Son financement est assuré exclusivement et intégralement par des institutions publiques : le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Santé Publique France, l'Université Paris 13, l'Inserm, l'Inra, le Cnam et le Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité.

L'étude NutriNet-Santé bénéficie également d'un soutien financier complémentaire de l'association des Nutrinautes et Suvimaxiens.



Pourquoi participer ?

Votre participation bénévole permettra d'aider la recherche médicale dans le domaine de la prévention nutritionnelle des maladies sans que cela vous prenne beaucoup de temps.

Participer à cette étude est un acte citoyen exemplaire qui fera de vous un véritable acteur d'un grand programme de recherche dont les retombées seront utiles pour vous et pour les générations futures.



28/10/2016 - Nouvelle publication scientifique NutriNet-Santé

La coordination de l'étude NutriNet-Santé a publié un nouvel article dans le journal PLOS One sur l’acceptabilité et la compréhension de 4 différents systèmes d'information nutritionnelle au sein d'un sous-échantillon d'environ 13 600 volontaires participant à la cohorte NutriNet-Santé. Lire le résumé en français



11/06/2016 - 1ere réunion des Nutrinautes et Suvimaxiens

Le samedi 11 juin 2016, l'Association des Nutrinautes et suvimaxiens a organisé une 1ère réunion scientifique entre les Nutrinautes et les chercheurs de l'EREN à Paris afin d'échanger autour de l'étude NutriNet-Santé.

Les Nutrinautes et Suvimaxiens ont pu rencontrer le Président de l'Association, être informés de l'avancement de l'étude sur certains sujets de recherche par des chercheurs de l'EREN et échanger avec les intervenants.

Le programme de cet évènement :

  • Accueil des participants (Pr Serge Hercberg)
  • Présentation de l’Association des Nutrinautes et Suvimaxiens (Président M. Salomon)
  • Présentation de l'étude NutriNet-Santé (Pr Serge Hercberg)
  • Résultats sur les compléments alimentaires (Dr Mathilde Touvier)
  • Résultats sur les systèmes d'information en face avant des emballages (Dr Chantal Julia)
  • Résultats sur les liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral (Dr Sandrine Péneau)
  • Échanges avec les Nutrinautes

Vous pourrez très prochainement consulter :

  • les enregistrements audios et les diaporamas
  • les vidéos

 

L'équipe NutriNet-Santé remercie les Nutrinautes pour leur participation et leur soutien.



07/09/2016 - Dossier Inserm

Le goût : Ami ou ennemi de notre équilibre nutritionnel ?

Sucré, salé, acide ou amer, le goût nous permet d’apprécier les saveurs des aliments : un système complexe qui nous permet de réguler notre alimentation tout en nous procurant du plaisir, beaucoup de plaisir. Parfois tellement qu’il peut conduire à des comportements alimentaires délétères et nous rendre malades !  

Bien plus complexe qu’on l’imagine, le goût est un système de détection chimique capable d’évaluer le contenu nutritif des aliments et de signaler la présence de molécule toxique. En nous aidant à déterminer la nature et la composition de ce que nous mangeons, il joue un rôle dans la régulation de la prise alimentaire. Mais le goût procure aussi du plaisir, influençant ainsi nos comportements alimentaires… et donc notre santé ! Chercheurs et cliniciens continuent à progresser dans la connaissance de sa perception.

Comment fonctionne le système gustatif ? Comment se développe-t-il et évolue-t-il au cours de la vie ? Pourquoi préfère-t-on certains goûts et comment ces préférences gouvernent-elles notre alimentation ? Pour répondre à cette question et à bien d’autres, découvrez le dossier du dernier numéro de Science&Santé.

Consulter le magazine en ligne



Pourquoi cette étude ?

De nombreuses études scientifiques (chez des malades ou des volontaires sains au niveau des populations ou sur modèles animaux ou cellulaires) ont mis en évidence le rôle joué par la nutrition comme facteur de risque ou de protection des maladies les plus répandues en France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, qu'il s'agisse des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l'obésité, du diabète de type 2, des dyslipidémies, de l'hypertension artérielle...

La nutrition n'est pas le seul déterminant de ces problèmes de santé. En effet, des facteurs génétiques, biologiques et environnementaux interviennent dans l'apparition de ces maladies. Pour mettre en évidence le rôle spécifique des facteurs nutritionnels, il est indispensable de développer des études de cohorte (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) portant sur de très grandes populations. Au travers de ce type d'étude, on peut ainsi mesurer de façon précise les apports alimentaires mais aussi prendre en compte les autres déterminants tels que l'activité physique, le poids, le tabagisme, les antécédents familiaux...et regarder les liens avec la santé et le risque de maladies.

Identifier des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition, pour des maladies qui représentent aujourd'hui des problèmes majeurs de santé publique, constitue une étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles visant à prévenir ces maladies et à améliorer la santé des populations.

Tel est l'objectif ambitieux de l'étude NutriNet-Santé et voilà pourquoi les chercheurs ont besoin de vous !

 



L'étude en bref

Il s'agit d'une étude de cohorte (c'est à dire portant sur un groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) réalisée sur une large population d'adultes volontaires (qui deviennent en s'inscrivant des Nutrinautes), dont l'objectif est d'étudier les relations nutrition-santé.

Les Nutrinautes sont suivis grâce au site Internet NutriNet-Santé pendant toute la durée de l'étude qui permet aux participants de fournir aisément et gratuitement toutes les informations nécessaires pour que les chercheurs puissent avancer dans leurs programmes de recherche.

Juste après leur inscription, les Nutrinautes ont à remplir 5 questionnaires :

  • Questionnaire alimentaire (3 enquêtes portant sur 3 jours tirés au sort)

  • Questionnaire santé

  • Questionnaire anthropométrique

  • Questionnaire activité physique

  • Questionnaire socio-démographique et mode de vie.

Chaque année, les participants ont à remplir ces 5 questionnaires "de base" essentiels pour la pérénité de l'étude.

Régulièrement, environ 1 fois par mois, des questionnaires complémentaires sont également proposés.

Les Nutrinautes sont systématiquement informés de la présence d'un nouveau questionnaire à remplir par e-mail.

Même si tous les questionnaires proposés sont importants pour les travaux scientifiques développés par les chercheurs, leur remplissage n'est pas obligatoire. Chaque Nutrinaute est libre de remplir les questionnaires ou non en fonction de sa disponibilité et/ou de son intérêt.

Tous les questionnaires sont remplis directement sur le site Internet dédié à l'aide d'une interface sécurisée. Toutes les conditions de confidentialité et de sécurité informatique et physique des données sont assurées.

Via un accès privé direct (identifiant et mot de passe), les Nutrinautes bénéficient sur le site de l'étude à leurs rubriques personnelles (questionnaires, dossier personnel complémentaire...).

Les Nutrinautes peuvent également déclarer spontanément tout évènement de santé survenu durant leur participation à l'étude en accédant à leur dossier personnel complémentaire géré par l'équipe médicale NutriNet-Santé.



04/04/2016 - Mobilisation des Ambassadeurs NutriNet-Santé

Au cours du mois de mars 2016, le Club Ambassadeurs NutriNet-Santé a organisé plusieurs évènements.

Il était présent au centre ville de Beauvais le 12/03/2016, au semi-marathon de Valdampierre le 13/03/2016 et aux chantiers d'insertion du Beauvaisie le 31/03/2016 afin de promouvoir l'étude NutriNet-Santé.

Grâce à leur intervention, de nouvelles personnes ont manifesté leur désir de s'inscrire à l'étude.

L'équipe NutriNet-Santé remercie encore les Ambassadeurs pour leurs actions et leur soutien.







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