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Articles scientifiques

Consommation de boissons sucrées et risque de cancer

Retrouvez le communiqué de presse de l'article publié ce jour dans le British Medical Journal (BMJ).

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L’attirance sensorielle, quand le goût impacte notre santé

L’attirance sensorielle, un axe de recherche important ! 

De nombreuses études, dont NutriNet-Santé ont démontré qu’une alimentation trop riche en gras, sel et sucre pouvait favoriser le développement de certaines maladies, comme les maladies cardiométaboliques ou l’obésité.
Face à ces observations, il est apparu essentiel de comprendre ce qui favorisait la consommation de produits gras, salés et sucrés, afin à terme, d’élaborer des actions de prévention plus efficaces.  

Forte de son expertise et de sa cohorte de plus de 160 000 personnes, l’équipe de NutriNet-Santé a déployé un axe de recherche dédié à l’attirance sensorielle. Son objectif : identifier différents déterminants (sexe, caractéristiques sociodémographiques, psychologiques, du mode de vie…) associés à l’attrait pour ces goûts. 



Que disent les études menées au sein de NutriNet-Santé ?
  Dans cette étude, globalement, les scores d’attirance sensorielle pour le salé et le gras sont positivement associés de manière linéaire à l’IMC à la fois chez les hommes et les femmes (P ≤ 0,001) et sont plus élevés chez les personnes obèses comparés aux individus normo-pondéraux. La différence de moyennes de scores entre les catégories d’IMC est plus élevée chez les femmes pour l’attirance pour le gras uniquement.

Concernant l’attirance pour le sucré, les résultats diffèrent entre les hommes et les femmes et les sous facteurs composant l’attirance pour le sucré : l’attirance pour l’ajout de sucre et celle pour les aliments sucrés est positivement associée à l’IMC chez les femmes mais pas chez les hommes ; l’attirance pour les sucres naturels sont inversement associée à l’IMC pour les deux sexes.

Cette étude démontre que les relations entre l’attirance sensorielle et l’IMC diffèrent en fonction du sexe, dans son intensité pour le gras et dans sa nature pour le sucré, contrairement au salé.

A noter : l’attirance pour le sucré et le gras pourrait être associée à une surconsommation pour ce type d’aliments, en particulier chez les femmes.
  Les participants appartenant à des catégories socio-professionnelles défavorisées, ceux ayant une forte désinhibition alimentaire et les individus obèses sont plus susceptibles d’être fortement attirés par les sensations de gras-sucré et de gras-salé comparés aux individus appartenant à des catégories socioprofessionnelles favorisées, ceux n’étant pas désinhibés d’un point de vue alimentaire et les sujets normo-pondéraux, respectivement.

En revanche, les sujets âgés et les individus fortement restreints sont moins enclins à être fortement attirés par le gras-sucré et le gras-salé. Par ailleurs, les femmes qui suivent un régime sont plus susceptibles d’être fortement attirées par les sensations de gras-salé et de gras-sucré, alors que celles qui ont suivi un régime dans le passé sont moins enclines à être attirées par le gras-salé. D’autres associations plus spécifiques ont été trouvées selon la sensation considérée. En effet, les fumeurs et les forts consommateurs d’alcool sont plus susceptibles d’être fortement attirés par la sensation de gras-salé que les non-fumeurs et les non-consommateurs d’alcool. Concernant le gras-sucré, les sujets ayant une forte émotionalité alimentaire sont plus susceptibles d’être fortement attirés.

Ces nouvelles données permettent de mettre en évidence des « profils à risque » et d’identifier des potentiels facteurs de confusion dans la relation entre attirance pour le gras et consommation, car il a déjà été mis en évidence que ces caractéristiques sont également associées à la consommation.



Limiter la consommation de gras, sucre et sel par la prévention

Ces résultats de recherche participent à l’élaboration d’une base de données solide, sur laquelle l’agence Santé Publique France s’appuie pour développer des campagnes de prévention adaptées aux problématiques de santé publique actuelles. 

Pour continuer d’améliorer les connaissances scientifiques sur les conséquences d’une alimentation trop grasse, sucrée ou salée sur notre santé et continuer d’identifier ce qui nous pousse à aller vers ce type d’alimentation, les chercheurs ont besoin de vous. 

Faites avancer la recherche, rejoignez l’étude NutriNet-Santé

 

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Alimentation et dépression


Qu’est-ce que la dépression

La dépression se caractérise par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, un sentiment de culpabilité ou une faible estime de soi, des troubles du sommeil ou un appétit perturbé, une sensation de fatigue et un manque de concentration (définition de l’OMS – 2012). Elle est engendrée par une perturbation des neurotransmetteurs.
Maladie multifactorielle, elle semble être liée à deux formes de facteurs : 
•    des facteurs la favorisant : génétiques et traumatismes affectifs
•    des facteurs environnementaux psychosociaux, démographiques, physiques, cliniques, génétiques et liés au mode de vie (comme la nutrition)
De plus en plus courante, la dépression touche actuellement plus de 300 millions de personnes dans le monde et près de 7% des français sont concernés par des troubles dépressifs, des troubles qui peuvent entacher leur quotidien et celui de leurs proches. 


La dépression, dans NutriNet, on s’y intéresse ! 

Réelle problématique de santé publique, la sphère scientifique s’est intéressée ces dernières années aux liens entre l’alimentation et les symptômes dépressifs, mais de nombreuses questions restent en suspens. C’est pourquoi, forte de sa cohorte de 160 000 participants, les chercheurs de l’étude NutriNet-Santé ont investi ce champ de recherche. 
Son objectif : identifier les facteurs de risque et protecteurs liés à la nutrition pour améliorer la prévention de la dépression par le biais de l’alimentation ! 

Déjà un résultat : Une récente étude menée sur la e-cohorte NutriNet-Sante a permis d’observer une association inverse entre l’adéquation à une alimentation méditerranéenne ou aux recommandations nutritionnelles officielles et le risque de symptômes dépressifs incidents ; soit, que la promotion des modes de vie « sains » et en particulier une alimentation saine, serait importante dans une stratégie de prévention des symptômes dépressifs. 
Retrouvez le résumé de l’étude sur : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/article/view/217 

Pour continuer leurs recherches sur les liens entre la nutrition et la santé mentale, les chercheurs ont besoin de chacun d’entre nous. Vous aussi, faites avancer la recherche, devenez Nutrinautes sur : https://etude-nutrinet-sante.fr/
 
*Une grande partie de ces travaux ont été réalisés dans le cadre de la thèse de Moufidath Adjibade

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Alimentation et asthme dans l’étude NutriNet-Santé

Nous présenterons ici les méthodes ainsi que les résultats d’une première étude sur les relations entre alimentation et asthme qui a fait l’objet d’une publication dans une revue internationale.

Méthodes

En 2017, 34 766 Nutrinautes pour lesquels des données sur leur comportement alimentaire ont répondu à un questionnaire détaillé sur la santé respiratoire.
Nous avons caractérisé l’asthme par un score de symptômes d’asthme, basé sur le nombre de réponses positives à cinq questions sur la présence de symptômes d’asthme dans les 12 derniers mois. Le contrôle de l’asthme a été évalué par l’ACT (test de contrôle de l’asthme), outil permettant de mesurer le contrôle de l’asthme de manière rétrospective (4 dernières semaines). La qualité globale de l’alimentation a été évaluée à l’aide de trois scores ce caractérisation des habitudes alimentaires utilisés au niveau international : L’AHEI-2010 (Alternative Healthy Eating Index-2010) qui mesure le degré d’adhésion à une alimentation saine, le MEDI-LITE (literature-based adherence score to Mediterranean diet)  qui mesure le degré d’adhésion à un régime de type méditerranéen et le mPNNS-GS (Programme National Nutrition Santé-Guideline Score modifié) qui mesure le degré d’adhésion aux recommandations nutritionnelles françaises.

Les associations entre les scores alimentaires et le score de symptômes d’asthme ainsi que son contrôle ont été étudiées à l’aide de modèles statistiques adaptés.


Résultats

Environ 25 % des participants ont rapporté au moins un symptôme d’asthme. Après ajustement sur différents facteurs de confusion (l’âge, le tabac, le niveau d’éducation, l’activité physique, l’apport énergétique, la rhinite allergique, les antécédents familiaux d’asthme), nous avons observé qu’une meilleure adhérence à une alimentation saine était associée à une diminution  des symptômes d’asthme de 21 %, 21 % et 11 % chez les femmes, et de 33 %, 28 % et 27 % chez les hommes, respectivement pour les trois scores alimentaires AHEI-2010, MEDI-LITE et mPNNS-GS. Parmi les asthmatiques (n=2 609), 15 % des femmes et 11 %  des hommes avaient un asthme mal contrôlé et une meilleure adhérence à une alimentation saine était associée un plus faible risque d’asthme mal contrôlé.


Conclusion

Une meilleure adhérence à une alimentation saine est associée à moins de symptômes d’asthme et à un meilleur contrôle de l’asthme, suggérant ainsi le rôle potentiel des recommandations nutritionnelles encourageant l’adoption d’une alimentation saine pour la prévention  de l’asthme.

D’autres études restent cependant nécessaires au sein de la cohorte NutriNet-Santé pour renforcer ces résultats, notamment des analyses longitudinales (en suivant dans le temps un grand nombre de Nutrinautes sur plusieurs années), avec le recueil des données sur l’évolution de l’asthme au cours du temps. Pour cela, l’implication des Nutrinautes déjà inscrits mais aussi le recrutement de nouveaux participants à l’Etude NutriNet-Santé s’avèrent plus que jamais nécessaire.
 

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